‹ Vincent de GournayChapitre 48 sur 90 · décembre · texte numérisé non relu

décembre

Deux ans plus tard, on communiqua à Oournay des lettres où les fal^ricants se plaignaient vivement de la liberté qui leur iivait été donnée : Gournay renvoya les lettres aux signataires en leur demandant pourquoi ils tenaient un lano^ag-e si difierent de celui ■qu'ils lui avaient tenu à lui-même. Il fut alors constaté que les lettres étaient fausses et avaient été confectionnées par un aspirant •élève-inspecteur \ qui voulait probablement se faire apprécier de ses chefs.

Les mesures prohibitives dont nous venons de parler avaient une apparence de généralité ; elles avaient pour but de favoriser une branche de commerce ; en réalité, elles ne profitaient qu'à un petit nombre de familles bourgeoises qui avaient réussi à accaparer tout le commerce d'exportation à Marseille. Beaucoup d'autres privilèges avaient été accordés directement à des particuliers.

Ainsi des industriels avaient le privilège exclusif de fabriquer et de vendre tel ou tel produit. Les glaces ne pouvaient être fabriquées qu'à la manufacture royale de

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