‹ Vingt années de Paris (volume 3)Chapitre 5 sur 28 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

ne dégelait "pas^ il restait timide^ trop 2)oliy ne savait 7ii entrer ni s'en aller ^ mangeait loin de la table^ et souffrait d'ignorer^ car il y avait en lui un singulier mélange de jJOjDulacerie et de raffinement^ de sang rouge et de sang bleu.

Je V aimais mieux rue d'Enfer^ dans le délabrement de son vaste atelier meublé de deux chevalets et d'un trapèze. On était toujours sûr de trouver là un ramas de pauvres hères, des misères recueillies^ de ces a âmes de poche » comme il y en a dans Tourgueneff et dont les loques résignées fumaient silencieusement autour du poêle. Tout en causant^ Gill travaillait, ébauchait des toiles énormes

PRÉFACE vu

jwitr des cadres géants que son rêve dépassait encore. Blasé sur ses succès de dessin et las de V éternelle' grimace des caricatures ^ il avait V ambition d'être un grand peintre^ marquait sa placetrèshaut ^entreVollon et Courbet , Se trompait-il?... Je n'entends rien à la peinture et ne Vaime gitèrCy — tant cV autres s'y connaissent et se pâment devant^ par profession ! — Mais il nie semble qu'André Gill avait ainsi que Doré la palette noire des crayonneurs. Son œil pris et comme hypnotisé par la ligne restait fermé cl la couleur. En tout cas^ ceux qui ouvriront son livre plein de pages exquises^ chaudes de vérité et de bontéy s assureront que le caricatu-

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