‹ Vingt années de rectoratChapitre 55 sur 112 · PROMOTIONS — VOIX DE ROME · texte numérisé non relu

PROMOTIONS — VOIX DE ROME

Dans la même Faculté, M. le docteur Ernest Battus, un ancien lui aussi, honoré à Lille et au delà d'une si juste confiance, méritait parmi nous, par l'excellence de son enseignement de la physiologie, d'entrer, par une belle porte, dans la chevalerie de Saint-Grégoire-le-

Grand.

Dans la Faculté des Sciences, il est un professeur suppléant de zoologie, docteur en médecine, licencié es sciences, religieusement consacré tout entier à ses études, à son laboratoire, à ses élèves, à son devoir ; et qui, avec tout cela, est si peu conscient de son mérite et de l'estime de sa Faculté, que, par respect pour sa délicatesse, à peine osè-je vous prier d'applaudir son nom, le nom si cher de M. le docteur Stéphane Vanoye, chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.

Enfin, Messieurs, si vous estimez avec moi que apporter, tous les jours depuis plus de vingt ans, aux Bureaux du Secrétariat son intelligence pratique des alfaires de l'administration académique, le bon accueil, le bon conseil, et un dévouement qui n'a point compté avec sa santé et ses forces, c'est avoir bien mérité de l'Université, votre reconnaissance, comme la nôtre, applaudira au choix qui a été fait de M. Louis-Stanislas Frappé, pour l'élever au rang de chevalier de Saint- Grégoire-le-Grand.

Sans doute bien d'autres noms encore, que vous prononcez tout bas, montent de mon cœur à mes lèvres. La liste du mérite est longue. Mais, si celle des récompenses doit se fermer pour aujourd'hui, elle reste encore pour l'avenir ouverte à l'espérance.

Dans la lettre d'envoi que daigne m'adresser le cardinal Rampolla, secrétaire d'Etat de Sa Sainteté, Son Eminence, nous félicitant des vingt-cinq années d'existence que nous allons atteindre, nous anime à persévérer dans la confiance des premiers jours. Nous y serons fidèles. Au premier de ces jours, dans l'Assemblée inaugurale du 18 janvier 1877, c'était à cette confiance que nous montait finalement le discours de notre jeune

V1HCT \VM i:s DE RECTORAT. 22

doyen de la Faculté de droit. Vingt-cinq années passées n'ont pas donné de démenti à cet espoir en Dieu. Et aujourd'hui c'est encore par les mêmes paroles, plus actuelles que jamais, c'est encore avec M. le doyen de Vareilles et dans son beau langage, que nous renouvelons devant Dieu notre engagement au service, à la confiance, à l'amour de ce pays troublé, mais toujours chéri, dont il disait dès lors : « Dieu a dressé, dans nos temps obscurs, les Universités catholiques comme des phares ; les phares survivront à la tempête. Quels que soient du reste les desseins de la Providence, notre devoir à tous est de marcher comme si l'avenir nous était garanti, comme si le ciel était serein, comme si la justice était reine de France. Forts de leur conscience sans reproche, forts du bien qu'ils ont fait et qu'eux seuls sont capables de faire sur la terre, forts de leur dévouement à la France qu'ils ont à toute époque passionnément aimée, et dont ils sont encore les seuls vrais fils et les seuls vrais amis, les catholiques peuvent s'attendre à tout, mais ils n'ont peur do rien. »

INAUGURATION SOLENNELLE DU NOUVEAU CERCLE DES ÉTUDIANTS. 16 DÉCEMBRE 1900.

Paroles de Mfe" le Recteur.

A la messe célébrée dans l'Eglise du Sacré-Cœur en présence de MM. les Professeurs, Etudiants et Invités, M8'r le Recteur a prononcé en chaire les paroles suivantes :

Messieurs les Etudiants,

L'an dernier, je vous promettais un Cercle à vous, bâti pour vous, tout près de vous. Maintenant vous le connaissez, vous le possédez, h* Aima Mater vient de vous en remettre les ciels pour qu'il soit géré par vous; et, en chrétiens que vous êtes, vous avez voulu en célébrer solennellement et religieusement l'inauguration en ce jour.

Aucune joie n'est parfaite si elle n'est partagée. A cette fête vous avez appelé Paris et la Belgique. Les délégués de leurs universités catholiques sont ici, et je vois avec bonheur flotter leurs bannières qui mêlent leurs plis et leurs couleurs héraldiques aux vôtres. J'envoie notre premier salut à ces jeunes catholiques en qui de tout notre cœur nous embrassons des frères, frères d'âmes et frères d'armes, servant sous le même drapeau, pour La défense commune de ces grandes et saintes choses qui dc connaissent pas de frontière : la foi et la science, l'Église et les âmes, la vérité et la liberté.

C'esl le Sacré-Cœur de Jésus qui, ce malin, nous rassemble ici, dans sou église, une église dans l'éclat et la fraîcheur de

Page 1