FRANÇAIS
Niu.
nihOy
cocotier.
Daim,
rano,
eau.
Sata,
isa,
un.
Bua,
roa,
deux.
Tiga,
telo,
trois.
Ampat,
efatray
quatre.
Lima,
dimy,
cinq.
Anam,
enina,
six.
Putu,
folo,
dix.
Saribu,
arivo,
mille.
Les Malais et les Malgaches se servent de la même métaphore pour désigner le soleil; ils l'appellent Vœil du jour ; les premiers disent mata-hari^ de mata, œil, et hari^ jour, les seconds maso-andro.
Qui ne voit que tous ces mots, et bien d'autres que nous pourrions citer, ont la même étymologie et dérivent de la même source?
Enfin, pour conclure, disons que cette analogie de langage dans ces deux peuples s'exphque parfaitement par le fait de leur commune origine. Car, s'il est vrai qu'ils ne sont que des rameaux épaxs sortant d'une même souche, il s'ensuit que dans les temps primitifs, ils ont parlé le même idiome. Or, d'après Edrisi, célèbre géographe arabe du 12« siècle, dont les ouvrages ont été traduits en français, il y a quelques années, et selon le témoignage de plusieurs autres savants venus après lui, il parait à peu près avéré que les Hovas sont de race malaise, et qu'ils furent jetés à une époque inconnue sur les côtes de Madagascar. Aussi voyons-nous en eux le type malais : même teint olivâtre, mêmes traits, souvent mêmes mœurs et même caractère.