LES SOURCES
Pourquoi donc après quatorze ans, Sturel éçoque-t'il ces enfantillages? C'est quils demeurent à la racine de toutes ses pensées^.
A mesure quil s*éloigne de sa jeunesse, chacun se sent une vie moins maigre. La solitude surtout est peuplée l elle est le lieu de nos plus abondantes con-versations. Certains jours, si je me promène, il me semble qu'en moi une digue se crève et qu ardentes et colorées mes pensées transfigurent le monde. Tout m'arrête, me parle, m'écoute, tout m'est un buisson ardent, Tai fait beaucoup d'étapes diverses sur la vie, et dans chacune^ quand je marchais^ une cadence passait de tout mon être dans mes pensées , C'est un rythme que me donna celle qui ■ nourrit mes premières imaginations. Serait-ce assez d'une éternité pour écouter cette multitude d'hymnes et de chants qui m^ assaillent , variations indéfinies sur trois thèmes de mon enfance ^ f