‹ Vingt-cinq années de vie littéraireChapitre 73 sur 144 · L'Appel au soldat, p · texte numérisé non relu

L'Appel au soldat, p

3. A propos de la première réunion de réiat-major boulangiste à Jersey (Ed.).

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Pour éviter de choisir entre tant de nivaux, il a mis Sturel à sa droite ; il l'interroge familièrement sur leurs amis de Paris et s'inquiète de Gyp et d'Anatole France, en qui il montre la plus afiFectueuse confiance. Parmi les convives de cette vaste salle en fer à cheval, il y a des hommes dont les tendances l'inquiètent ; d'autres, avec leurs appétits insatiables, le pressent jusqu'à l'irriter, mais il semble jouir de vérifier une fois de plus, après ses premières solitudes d'exilé, cette familiarité, cette humanité qu'il introduit dans tous les milieux par les mêmes moyens, agréables et un peu vulgaires ^

[Les derniers jours.)

Ce chef déserté, cet amant assiégé par la mort, ce double naufragé du bonheur et de la gloire s'engloutissait dans une mer de désespoir sans rivage. Infiniment noble de romanesque simple, au milieu de la faiblesse qu'il avouait, il prit sur une tablette un volume ouvert et lut à François Sturel, partisan déconcerté, cet admirable ordre du jour de Bonaparte sur le suicide d'un grenadier amoureux :

« Saint-Cloud, 22 floréal an X (12 mai 1802).

« Le premier Consul ordonne qu'il soit mis à l'ordre de la Garde :

« Qu'un soldat doit savoir vaincre la douleur et la mélancolie des passions; qu'il y a autant de vrai courage

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