‹ Vingt-deuxième chant de l'IliadeChapitre 2 sur 6 · ARGUMENT ANALYTIQUE · texte numérisé non relu

ARGUMENT ANALYTIQUE

Les Troyens, dont Apollon a protégé la fuite par la ruse, sont rentrés dans la ville, et Achille égaré reconnaît son erreur. - Il re-tourne sur ses pas, et Hector ose l'attendre en dehors des remparts. — Prière de Priam à son fils, dont il voudrait conjurer le danger. — » Hécube à son tour l'exhorte à la prudence, et lui fait prévoir le sort qui l'attend. — Hector délibère en lui-même ; sa résolution.—Achille paraît. — Hector fuit épouvauté. — Poursuivi de près par Achille, il fait trois fois le tour d'Ilion. — Jupiter consulte les dieux , et leur propose de sauver Hector.— Minerve s'y oppose. — Hector, à qui Pliébus vient en aide , élude la poursuite d'Achille. — Jupiter pèse la destinée des deux héros : Hector est condamné. — Pliébus l'aban-donne , et Minerve vole aux côtés d'Achille. — Elle l'encourage. — La déesse, scus les traits de Déïphobe, engage Hector à attendre son ennemi. — Hector rend grâces à son frère , qui vient à son secours. — Réponse de Minerve. — Hector s'engage à ne point profaner le corps d'Achille, s'il est vainqueur. — Achille refuse de stipuler aucun traité, et, pour toute réponse, il le défie au combat. — Hector es-quive le javelot de son ennemi, et lui lance le sien, qui heurte contre le bouclier d'Achille. — il en demande un autre à son frère, qu'il ne voit plus : il comprend l'artifice. — Il se résigne , et veut mourir glo-rieusement. — Combat. — Achille triomphe. — Prière d'Hector. --- Achille est inflexible. -- Discours des Grecs, qui viennent contempler le cadavre d'Hector. — Acliilie exhorte ses compagnons à venger le • meurtre de Patrocle, attache les pieds d'Hector à son char et le traîne autour de la ville. — Douleur des Troyens. — Désespoir de Priam. — Plaintes d'Hécube. — Apprêts d'Andromaque pour le retour de son mari, qu'elle attend encore. — Elle entend des cris de douleur. — Elle monte sur la tour, et s'évanouit à la vue du cadavre d'Hector. — Ses adieux à son mari, ses plaintes ; tableau de la destinée réservée à l'orphelin.

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Ainsi fuyaient vers la ville les Troyens épouvantés comme des faons : ils sèchent la sueur qui les couvre, et étanchent leur soif à l'abri des superbes remparts. Mais les Grecs approchent des murailles. leurs boucliers sur les épaules ; et la funeste Destinée enchaîne là Hector, qui les attend devant Ilion, aux portes Scées. Alors Phébus Apollon dit au fils de Pélée :

« Pourquoi, fils de Pélée, toi qui n'es qu'un homme, poursuivre de toute ta vitesse un dieu immortel ? Tu ne sais pas que je suis un dieu, et tu donnes carrière à ta fureur. Tu as négligé de harceler les Troyens, que.tu as mis en fuite et qui sont rentrés dans la ville, pour L'ILIADE D'HOMÈRE.

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