DE NEW-YORK 4 ©HILADELPHIE
Le lendemain de ma visite à Edison je quittai les délices du Waldorf et de la vie new-yorkaise et m'en fus au delà de l’'Hudson, à New-Jersey, goûter des curiosités du voyage en Amérique et du fameux confortable des wagons dont on m'avait si fort vanté l'ordonnance, Non seulement je ne fus pas désillusionné, mais encore la réalité dépassa le rûve que je m'étais formé, ce qui est rare, il faut en convenir,
Une comparaison entre les chemins de fer des deux pays ne nous paraît pas hors de propos, mais elle est affligeante pour notre amour-propre national. Aux États-Unis, la voie est beaucoup plus large que la nôtre, les traverses plus rapprochées. Il en résulte que les voitures sont plus spacieuses, partant plus stables sur les rails et moins sujettes à dérailler. Elles seconent moins le voyageur et ne l’assourdissent pas par le bruit des roues fixées sur leurs essieux. Les voitures américaines, deux où trois fois plus longues que les nôtres, sont fixées à chaque extrémité sur des treuils à quatre roues
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couplées : cette disposition supprime le bruit. On accède anx voitures par un escalier ct une plate-
forme qui se trouvent à l'arrière du train, et des couloirs à soufflet les réunissent entre elles.
Chaque siège pour deux personnes est placé auprès d'une fenêtre à droite et à gauche, laissant au centre un passage assez large qui permet de circuler d’un bout à l’autre d’un train, soit pour descendre, soit pour se promener, soit pour aller aux cabinets de toilette très complets et qui, outre
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