INVITATION AU VOYAGE
O N voyage, a-t-on dit, pour avoir royagé...…... © et pour raser les autres avec le récit de ses excursions », ajoutent, en le modernisant, ceux qui citent ve mot déjà vieux d'un siècle.
lobe-trotters ; és reprochent à ceux-ci leur curiosité locomotrice, et déclarent que le home offre, avec ses alentours ct ses intimités, un champ d'obserrations suffisamment étendu pour occuper une existence vx définitive fort courte, bien que variablement bornce.
Il existe, en effet, tout un clan de sédentaires envieur où grincheux qui sont impitoyables pour les
D'autres sédentaires, au contraire, estiment et apprécient les écricains coureurs de grandes routes qui résument leurs vagabondages en volumes. Ils les aiment, non sans éyoisme, de cette affection spéciale que l'on porte à ceux qui vont uux renseignements où aux provisions et qui savent commenter les bruits de la ville et analyser les sensations perçues sur tous les marchés exotiques. — N'évitent-ils pas, res voyageurs, aux frileux, aux timides, aux cruintifs, des fatiques, des luttes, des audaces et des frais excessifs? N'apportent-ils pas à ceux-ci des impressions toutes fraîches, des émotions de seconde secousse, des notions d'autant plus faciles à s'assimiler qu'il n'y a plus à les coordonner ?
Ces touristes en chambre sont des philosophes; ils pensent avec raison que la vision lointaine et intellectuelle surpasse souvent en intensité la vision oculaire réelle ; aussi est-ce à ces sages que nous dédions ces menues notes en souvenir d'une promenade de plusieurs semaines aux États-Unis. — Avant
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