DE PAR LE DUC
Nostre amé et féal chevalier et chambellan, poureeque, par appointement de la court de parlement de monsg*" le Roy à Paris, il nous est expédiant, et de neccessité exiber et produire, au terme de la saint André prouchaine, certains actes et lettres sur la recréance et fournissement de certaine complainte faicte, touchant la cause de Champtocé, à l'encontre du sire de Rais, des quelles lettres vous avés la pluspart; et furent autresfoiz baillées par les gens de la chambre de noz comptes à feu l'admirai, vostre frère *,pour s'en
« Mons", je ne cuidoye pas que vous fussiez si maugracieux que vous estes, d'avoir « envoie pardeçà deux de voz gens sans riens m'avoir escripl...; mes au fét il ne c m'en chaut, car si vous faicles bien voz manières de pardelà, quant vous serez I pardeçà je feré les miennes. >
t Thibault m'avoit fait fort joyeuse, car en arrivant il me deist [que] devyez, estre « ycy dedans huit ou neuf jours après luy ; mais aujourduy, par voz lettres..., ay bien c veu le contraire, dont il me déplaist. Je vouldrois qu'il pleust à Dieu que ne • vous aymasse pas si fort que je foys, ne que je n'eusse mis mon cueur si fort en t vous que j'ay. »
Cette dernière lettre fut écrite treize ans après le mariage de Marie de Valois, et deux avant sa moi t.
* Ce passage est intéressant par l'indication du fait auquel est due la conservation de la principale partie du charU-ier de Rays. — Voir la note 1 du n* 2.
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aider, et lequel promist et s'obligea les rendre et restituer toutes les foiz que besoing seroit ; nous vous prions bien affectueusement que icelles lettres, dont nous vous envoyons la déclaracion, et autres servans à la matière, se les avez, ou à tout le moins leur vidimus fait soubz séel autentique, vous nous vueillez envoyer; ou, se les dictes lettres estoient à Paris, escripre à voz gens, procureur et soliciteur qui en ont la charge, de bailler, à nos despens, lesdiz vidimus à noz gens qui le leur requerront : afin de s'en aider au terme y assigné, ainsi que par la déclaracion qui leur en sera faicte et baillée, par les gens de nostre conseiil de par delà, ilz seront plus au long informez, à ce que nous en puissons aider contre le dit sire de Rais, en fournissant audit appointement. Geste matière vous touche, et pour ce n'y devez faire nulle difficulté; si n'y vueillez faillir.
Que Nostre Seigneur vous ait en sa garde.
Ëscript à Nantes, le Vl"^^ jour de novembre.
Françoys.
. , G. Richart.
Lettre signée.