PAUL MARCHEGAY
LES ROCHES -BARITAUD
(vendée)
DU
A Fétat d'originaux, les documents épistolaires écrits en français sont rares pour le treizième siècle. Le duc de La Trémoille ayant bien voulu nous en communiquer deux, découverts dans ses archives, et en ayant ajouté trois pour le quatorzième siècle, nous les publions avec une suite de quinze lettres-missives, puisées à la même source et relatives aux trois siècles suivants. En nombre proportionnel avec les précédentes, elles concernent aussi la Bretagne et le Poitou, ou les provinces limitrophes. Treize ont été écrites ou dictées par des femmes de toute condition, depuis Tépicière jusqu'aux princesses de sang royal; et elles se rapportent aux sujets les plus variés, principalement aux détails de la vie de famille. On jugera de l'intérêt qu'elles offrent par l'indication sommaire de leur objet , sans préjudice de renseignements spéciaux dont la véritable place est dans les sommaires et en note des lettres. Sachant par qui, à qui et dans quelles circonstances elles furent écrites, leur mérite sera mieux apprécié.
Xllie SIÈCLE.
Gomme seigneur d'un beau fief en Anjou, le sire de Rays est sollicité,
par un vassal au moins aussi puissant que l.u, d'approuver l'échange en vertu duquel il s'est dessaisi de Toffice de juge dudit fief, m /.
Le môme sire de Rays, ayant titre de fondateur d'un petit monastère ntué près de Machecoul, est prié par Tabbé de Redon de lui désigner les trois moines dudit lieu parmi lesquels il doit choisir le futur abbé de la Chaume. L'état de celle-ci réclame une prompte décision et un bon choix
XlVe SIÈCLE.
Rendez-vous d'afifaires donné par un gentilhomme nianceau à un sien cousin et à des fermiers du Craonois. No S.
Quatre gens d'armes du susdit pays de Rays sollicitent du duc de Guyenne, fils aîné d'Edouard 111, roi d'Angleterre, la réparation de dommages que, malgré les trêves, ils ont éprouvés de la part de ses officiers en Poitou. A cette condition seulemeut seront restituées les prises qu'ils ont faites sur un chevalier anglais, à titre de représailles. No 4.
Approvisionnements ordonnés par la dame de Sully et de Craon, pour le copieux souper qu'elle veut offrir à son suzerain, le duc d'Anjou, accompagné probablement d'une nombreuse suite. No 5.