A MADAME LA DUCHESSE DE LA TRIMOUILLE, A POUGUES
Madame, vous serég, je m'assure, bien aize d'aprandre Tantière
guarizon du Roy, qui a, par la grâce de Dieu, perdu ces deuxacés
de fièvre et est en estai d'aler dan peu de temps où ii lui plaira. En
atandant qu'il fasse de plus granl voiage, il s'en va changer d'air, et
non à Paris. Pour la Reine, elle ce porte tousjours très-bien. Je
n'ai pas manqué de lui dire vostre seing. Vous sçavés combien elle
vous affectionne, c'esl pourquoi je ne vous en dits rien, mais seulle-
menl vous suplie de me continuer Thonneur que vous mVés
promis de me faire, en m'honorant de la calilé de, Madame, vostre
1res humble et très affectionnée servante,
A TTii . • . I^u Pont.
A Villeroi \ ce 45 août [1627].
Lettre olographe, en tète de laquelle l'auteur a fait une croix.