SCÈNE XllI Les MÊMES, POMADOUR
POMADOUR.
Encore !
MADAME POMADOUR.
Mon mari I
ADOLPHE, à pari.
Que c'est bôle de se laisser pincer comme t;a.
POMADOUR, à Adolphe- Ah! ça, Monsieur, c'est donc une maladie?
MADAME POMADOUR, bos à S071 mari.
Tais-toi !
POMADOUR.
Comment, que je me taise!
MADAME POMADOUR, bOS.
C'est le plus généreux des hommes... si tu savais. .. il m'a promis...
POMADOUR, vicement.
De ne pas se défendre?
MADAME POMADOUR, baS.
Oh ! non! Il ne te fera qu'une piqûre à la main, mais ne to jelte pas sur lui.
POMADOUR.
Une piqûre!.. Comment, on embrasse ma femme, et il faut encore que je me fasse piquer! Jamais!... (A Adolphe.) Monsieur, pour un baiser je pouvais me battre... mais deux!... il y a récidive, (;a change complètement la situation!
* Adolpli3, Madame Pomadour.
** Adolphe, Pomadour, Madame Pomadour.
19 DLGRÉS A L'OMBRE 33
MADAMK PO.MADOUR, (l part-
Coinmenl! Il recule!
POMADOUR.
J'ai besoin de causer do nouveau avec mes témoins... {Apercevant Courlin et Piget qui enlrenl.) Les voici... veuillez entrer un moment dans l'orangerie... vous, Madame, laissez-nous.
MADAME POMADOUR.
Oui, mon ami ! [A part.) Oli! s'il recule! {Elle sort.)
ADOLPHE, à part, entrant à gauche.
Eh! bien, je la connaîlrai, son orangerie!