‹ Vingt neuf degrès à l'ombre; comédie en un acteChapitre 9 sur 20 · SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

SCÈNE Vil

COURTIN, PIGET, POMADOUR *.

l'OMADOuR, à ses amis.

Voyons ! qu'est-ce qu'il faut faire?

PlGET.

Dame, c'est embarrassant.

couRTiN, avec véhémence.

Quanta moi, je suis furieux ! je suis exaspéré !.,. Un animal que je rencontre au chemin de fer, que je présetite dans une famille honorable... et qui se comporte de cette façon-là ! Oh ! il me le paiera, et je ne sais ce qui me retient..-

POMADOUR, à Courlin.

Très-bien.. . je serai ton témoin !

COURTIN

Oh ! mais, je n'ai pas parlé de me battro.

POMADOUR.

Puisque c'est toi qui l'as présenté.

COURTIN

Je l'ai présenté... je ne le présenterai plus, voilà tO"t!... D'ailleurs je n'ai pas le droit de croiser le fer pour ta femme, ça ferait des cancans.

PIGIÎT.

Oh! oui! On dirait : Tiens! tiens! tiens!

POMADOUR.

Mais alors, sacrebleu, qu'est-ce qu'il faut faire?... Décidons-nous. Ce monsieur est là, dans l'orangerie. * CourMn, Pomado

COUUTIN.

Oui... il ne faut pas avoir l'air d'hésiter.

IMais j'y pen^e ! loi, Pigel, lu as été trompé maintes fois par la femme.

PIOKT.

Mais tais-toi donc ! Il n'est pas nécessaire de crier ca I

POMADOUR.

Bah ! tout le monde le sait.

PIGET.

Mais ton jardinier ne le sait pas

POMADOUR.

Voyons I Qu'est-ce que tu as fait?... Bien que la position ne soit pas la même... la tienne est infiniment plus complète.

PIGET.

Moi, je me suis battu... à l'épée. . Tous mes amis m'ont dit : Il faut te battre!

POMADOUR.

Sapristi ! c'est bien grave !

COURTIN

Mais il n'y a aucun danger... ton adversaire ne se défendra pas.

POMADOUR.

Comment?

COURTIN

Il ne le peut pas... on ne se défend jamais contre un mari.

Ça serait indécent !

COURTIN

On découvre sa poitrine.

POMADOUR.

Comme ça, un mari peut s'amuser à... (// fait mine de bourrer des coups d'épée.) Vous en ôtes bien sûrs, au moins?

COURTIN

l'arfaitement.

20 29 DEGIŒS A L'OMBRE

POMADOUR.

Alors le tien ne s'est pas<iéfendu ?

PIGET.

Non!... Il a été très-gentil!

POMADOUR.

Ceci me décide ! Mon Dieu ! je ne veux pas le tuer, cet homme... je veux simplement lui donner une leçon... faitesle venir !

couuTiN, à la porte de l'orangerie.

Eli! 3ionsieur ! Monsieur!

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