‹ Viotti et l'école moderne de violonChapitre 21 sur 21 · MÂ · texte numérisé non relu

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Con-so-la a - ma-to be-ne le amare pe-ne di questo go

Cette Polonaise, intercalée par Viotti, selon la mode de l'époque, dans l'opéra célèbre de Martini (l'Espagnol), la Cosa rara, lors de sa mise à la scène au théâtre Feydeau en 1791, devint fameuse elle-même et fit fureur pendant plusieurs années. C'est un morceau très chaud, très brillant pour la voix, qui demande beaucoup d'agilité et qui est surtout propre à faire ressortir le style et la virtuosité de la cantatrice.

Le donne han tanti inganni, aria alla Polacca, del signor Viotti.

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Le don-nehatantiin - gan - ni e co- si po-ca fe

Viotti et F Ecole moderne de violon 187

Je ne sache pas que cette seconde Polonaise ait été publiée avec son texte italien. Je l'ai trouvée en manuscrit, à la Bibliothèque du Conservatoire, dans un recueil d'airs détachés italiens de différents auteurs. Elle a été bien certainement écrite dans les mêmes conditions que la précédente, mais j'ignore pour quel ouvrage. Pas plus que celle-ci elle ne brille par l'originalité ou par la nouveauté de la forme mélodique, mais c'est, comme elle, un morceau di bravnra, très brillant aussi, plein de verve, écrit avec style et d'un effet certain. Nous allons d'ailleurs la retrouver.

Air de la Parisienne en Espagne, paroles de MM. Désaugiers et Xavier, musique de Viotti, avec accompagnement de piano ou harpe. — Paris, Jouve.

Reviens, ô toique jcLi - me, re- viens aujourd nui riiê - - me.

Reviens, ô toique jcLi - me, re- viens aujourd'hui mê - me.

Qu'était-ce que la Parisienne en Espagne ? J'avoue qu'à la vue de ce simple titre, je demeurai quelque peu embarrassé. En cherchant, cependant, je finis par découvrir que, le 12 septembre 1822, le théâtre du Vaudeville donnait la première représentation d'une pièce en un acte mêlée de chant, de MM. Désaugiers et Xavier, qui était précisément intitulée la Parisienne en Espagne et dont la partie musicale était d'une importance exceptionnelle. Le doute n'était donc pas possible. Mais par suite de quelle circonstance bizarre Viotti, qui venait de quitter la direction de l'Opéra, fut-il amené à intercaler un air de sa composition dans une petite pièce offerte au public du Vaudeville? C'est ce que je ne me charge

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pas d'expliquer. Toutefois, on remarquera que cet air ne lui donna pas grand mal à écrire, puisqu'il n'est autre que la seconde Polonaise que je viens de signaler, baissée d'un ton et transcrite en si bémol avec de très légers changements, et qu'il n'eut d'autre peine que de placer sous la musique les paroles françaises assez plates que Désaugiers et Xavier lui avaient fournies.

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