SCÈNE JV
VALÉRIE, ICILIUS, Suite.
VALÉRIE , à Icib'ûs.
Viens, noble défenseur des mères éplorees, Toi pour qui l'innocence a des larmes sacrées j , Dans tes hardis projets g^rde un cœur affermi : H te reste à confondre un nouvel ennemi.
ICILIUS
Vous m'apprendrez $on nom aux autels qui m'attendent.
VALÉRIE
Sais-tu que cet hymen où tes désirs prétendent, Déplaît au déqemvir, et qu'il l'a condamné ?
ICILIUS
Sur le choix d'un Romain quel droit s est-il donné? De ses nouvelles lois tient-il le privilège détendre jusque-là son pouvoir sacrilège ?
Qu'à cette foule esclave il commande à son gré! Je connais tous mes droits, et je les garderai. D'un vil ambitieux je méprise l'outrage :
Avoir peur d'un tyran serait lui rendre hommage. VALÉRIE.
Oui) tes mâles accens dissipent mon ^oi;
Je suis Romaine encor quand je suis près de toi. Viens de ma -fille en pleurs calmer l'impatience : Moi, je bénis tes soins; qu elle les récompense.
ICILIUS
Le prix de tous mes soins sera dans son bonheur. La voici... Son aspect a ranimé mon cœur.
De ses plus jeunes ans les compagnes fidèles N'ont point, orné son front de guirlandes nouvelles. Que sa simple parure a de grâce à mes yeux!