‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 111 sur 392 · Spectrophotomètres de Govi, de Vierordt, de Cornu · texte numérisé non relu

Spectrophotomètres de Govi, de Vierordt, de Cornu

— Les spectrophotomètres sont tous basés sur le même principe. La fente d’un spectroscope est divisée en deux parties, séparément éclairées par les deux sources. En mettant au point sur la fente, on obtient deux spectres exactement superposés dont les couleurs se correspondent. Une fente oculaire de largeur variable permet d’en

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isoler une région; elle est formée de deux lames de laiton noirci dont on fait varier l’écartement. Pour la description des spectroscopes, le lecteur se reportera à mon Cours sur la Construction . des Instru¬

ments de mesure et d'observation.

Par un procédé quelconque (qui différencie les appareils), on amène à l’égalité les régions considérées des spectres; d’où résulte la spectrophotométrie.

La séparation de la fente en deux parties s’obtient au moyen de prismes à réflexion totale dont la figure 122 donne les formes ordinaires. A gauche, est un simple prisme isocèle rectangle dont une des faces

de l’angle droit est appliquée sur la moitié de la fente. Dans certains cas, la polarisation due à la réflexion totale, est gênante; on remplace alors le prisme précédent par un double prisme à réflexion : les deux réflexions produisent des effet inverses; la lumière incidente rectilignement polarisée sort rectilignement polarisée.

La fente doit tourner son double biseau vers l’intérieur du collimateur, de manière à présenter vers l’extérieur une surface plane.

C’est ce que montre schématiquement la figure 122 à droite.

2° — Photomètre de Govi.

Le procédé le plus simple pour modifier l’intensité d’un des faisceaux, est d’éloigner une des sources. La quantité de lumière qui tombe sur chaque moitié de la fente (abstraction faite de l’absorption par le prisme ordinaire à réflexion totale) est en raison inverse du carré de la distance de chaque source à la fente. Dans tous les cas les sources doivent être assez éloignées pour que toute la lumière qui tombe sur la fente, se retrouve dans le spectre; ce qui, en raison de l’ouverture limitée des objectifs, n’arriverait pas, si les sources étaient vues de la fente sous un angle trop grand.

En définitive ce photomètre reproduit le photomètre ordinaire, à la différence que la lumière est analysée.

3° — Photomètre de Yierordt.

Un autre procédé simple consiste à couper réellement la fente en deux et à modifier la largeur d’une des moitiés. On peut admettre que la quantité de lumière utilisée est proportionnelle à la largeur (§ 121, 3°).

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