‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 131 sur 392 · Bec Auer · texte numérisé non relu

Bec Auer

1° — Le bec Auer est un bec bunsen coiffé d’un cône C porté à l’incandescence.

Le tube AA est percé de trous O dont on règle l’ouverture avec la bague B; le gaz arrive par en bas, l'air par les trous O.

Un tube D entre librement autour du tube A : il est fermé en haut par une toile métallique.

Il porte la monture du verre Y et le support du gros fil de fer EF.

Ce fil soutient le manchon incandescent; on le règle en hauteur avec la vis V.

Le bec renversé est exactement construit comme un bunsen retourné de 180°; le manchon d’oxyde de forme quasi sphérique est fixé au bas du tube. L’acétylène arrive par une sorte de tuyère, assez rapidement pour entraîner l'air, de manière que le feu ne se communique pas aux orifices d’entrée du gaz ou de l’air (que le bec ne brûle pas en dedans). L’avantage de ce système est qu'il n’y a plus d’ombre portée par le pied de l’appareil (éclairage des wagons).

2° — Manchons Auer.

Les manchons sont constitués par des mélanges d’oxydes des terres rares (oxydes de thorium, de cérium, de zirconium).

Gaz

Une infinité de brevets ont été pris pour protéger leur fabrication. Par exemple les nitrates et acétates sont incorporés à une soie artificielle; avec les fils obtenus on tresse le manchon. La carcasse peut être en fibres qu’on imprègne des sels, etc.

Tout le monde sait que la carcasse, quelle qu’elle soit, brûle la première fois qu’on allume le bec; dès lors le manchon devient infiniment fragile.

146. Éclairage et chauffage au ment vaporisés (essence, alcool).

1 0 — Les lampes construites sur d 'émailleur dont on se sert pour souder les tubes de plomb et dont le schème est représenté dans la figure 144.

Une petite lampe à alcool L chauffe le réservoir R plein d’alcool.

Le liquide vaporisé sort par un tube T ; on l’enflamme à l’extrémité E du tube. D’où une flamme longue, mince et très chaude. Suivant la position de l’extrémité E,

moyen de liquides préalable-

ce principe rappellent la lampe

il est parfois possible d’enlever la lampe à alcool, une fois la lampe amorcée.

Passons à la lampe à essence ou alcool (fig. 145) pour éclairage.

Sur le réservoir à liquide volalif R sont soudés deux tubes T qui se raccordent à leur partie supérieure et sont terminés par un ajustage A. Ils sont à moitié remplis d’une mèche lâche amenant le liquide par capillarité au niveau N.

On active sa volatilisation au moyen d’une petite flamme auxiliaire

ÉCLAIRAGE

(, veilleuse ) fournie par la mèche ronde tressée m. Un pignon (non représenté) permet de régler cette flamme en hauteur. La vapeur sort par l’ajustage A; on l’utilise dans un bec à manchon ou sans manchon.

Pour se servir de la lampe? on allume la veilleuse, on attend 2 ou 3 minutes que les tubes T se soient échauffés; on peut alors allumer le bec.

2° — Lorsque le liquide est très volatil ( essence de pétrole ), la flamme principale chauffe assez le réservoir pour qu’on puisse supprimer la flamme auxiliaire. Il faut seulement au début produire une élévation de température du réservoir à essence qui permette 1 allumage. On y parvient en le chauffant avec un tampon de coton imprégné d’alcool qu’on allume, ou par tout autre moyen analogue.

On construit sur ce principe des fers à souder où la flamme produite par la vaporisation de l’essence contenue dans le manche (qui est creux) maintient le fer au rouge.

Si l’appareil est simplifié par la suppression de la flamme auxiliaire, il fonctionne mieux avec cette flamme qui, au surplus, écarte tout danger en permettant d’éloigner le réservoir de la flamme principale.

3° — Lampe Wells aux huiles minérales lourdes.

Cette lampe, d’une intensité de 100 carcels, sert à éclairer les chantiers. Elle se compose d’un réservoir spacieux à moitié plein de pétrole lourd (densité égale ou supérieure à 0,830). A l’aide d’une pompe à .main, on comprime de l’air au-dessus du pétrole, à une pression suffisante pour forcer le liquide à s’écouler en quantité voulue à l’extrémité supérieure d’un long tube vertical.

11 faut que le pétrole sorte à l’état gazeux. Pour cela l’extrémité du tube est enroulée en serpentin et retourné de manière que la flamme passe dans ce serpentin, l’échauffe et y vaporise le liquide.

Pour amorcer l’appareil, on chauffe le serpentin par un procédé quelconque, par exemple en allumant au-dessous un peu d’essence de pétrole.

L’intensité est de 100 carcels pour' une consommation horaire de 6 litres. Mais c’est un appareil lourd et volumineux.

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