Indicatrice d’émission. Loi de Lambert
J’ai insisté sur le fait que, d’après sa définition, l’éclat intrinsèque s dépend essentiellement de la direction d’émission : il s’agit de préciser de quelle manière. Le problème se présente identique pour les corps lumineux par eux-mêmes que nous étudierons d’abord, et pour ceux qui ne font que restituer une partie de la lumière reçue, c’est-à-dire pour les matières colorées qui nous occuperont par la suite.
Il semble naturel d’admettre que pour les surfaces lumineuses par elles-mêmes, le phénomène est de révolution autour de la normale à l’élément considéré : e ne dépend donc que de l’angle 0 de la direction d émission avec cette normale :
L’équation (1) représente en coordonnées polaires une courbe qu’on appelle indicatrice d'émission ; c’est la méridienne de la surface d’émission. La symétrie exige que la fonction f( 6) soit paire par rapport à 6, c’est-à-dire qu’on ait : f( G) = f( — 6).
ÉMISSION. DIFFUSION
On s’attend à ce que la fonction f( 6), maxima pour 0 = 0, s’annule pour l'émission rasante Ô = tt : 2. Bref l’indicatrice d’émission doit avoir l’allure des courbes que représente la figure 147.
La loi de Lambert consiste à poser que 1 indicatrice d'émission est une circonférence de cercle.
On a : - -
où e0 est l’éclat dans la direction normale.
On généralise le plus simplement possible la loi de Lambert en écrivant: £ = £0cosnÔ.
Pour la même valeur de £0, l’indicatrice d’émission est en tous ses points intérieure à la circonférence de Lambert : quand l’obliquité augmente, l’émission diminue plus rapidement que le veut la loi de Lambert.