Eclairage des espaces étendus et découverts
Le jugement que nous portons sur l’éclairage des rues est notablement influencé par la disposition des lumières, par ce qu’on appelle Y effet cV illumination. Quand des lumières sont groupées, elles donnent l’illusion d’un éclairement beaucoup plus grand que l’éclairement réel. C’est l’explication des illusions produites par les rampes à gaz.
La flamme d’une bougie se voit la nuit à plus de 500 mètres; son effet comme source lumineuse est nul à cette distance.
L'œil en fait une image extrêmement petite, encore lumineuse, parce qu’il rassemble en un point de la rétine toute la lumière qui tombe sur la pupille. Ces effets faussent l’appréciation de l’éclairement réel; on est fort étonné de ne pouvoir lire dans une rue qui paraît assez brillamment illuminée.
En fait, l’éclairement moyen des rues est généralement très inférieur à une bougie-mètre : pour Paris il est de l’ordre de 1/20 de bougiemètre, exception faite pour des voies particulièrement éclairées où l’on atteint et dépasse une bougie-mètre.
Les murs des maisons jouent un rôle diffusant considérable; on sait à quel point semble différer l’éclairement par un bec de gaz placé dans une rue ou dans la campagne.