Jaunes
Jaune de cadmium.
C’est le sulfure de cadmium CdS. On l’obtient en précipitant un sel soluble de cadmium par l’acide sulfhydrique ou par un sulfure alcalin. La teinte dépend des conditions de la précipitation.
Jaune de chrome.
C’est le chromate de plomb PbCrO4. On l’obtient par précipitation du nitrate ou de l’acétate de plomb par une solution de chromate de potassium K2Cr04. Suivant les conditions de la précipitation (concentration des solutions, température, addition de chaux,...), la teinte varie du jaune clair au jaune orangé.
Jaune citron ou de zinc.
C’est le chromate de zinc. On traite l’oxyde de zinc par un mélange de bichromate de potassium et d’acide sulfurique; ce qui revient à traiter l’oxyde de zinc par l’acide chromique. Il a pour formule ZnCr04H- 7H20; il est isomorphe avec le sulfate de zinc.
Jaune de Naples.
C’est un antimoniate de plomb (sel d’un acide dérivé de l’oxyde Sb2Os) de composition mal définie. On l’obtient en fondant l’émétique (tartrate d’antimonyle et de potassium C4H406 (SbO)K avec du nitrate de plomb et du sel marin. Réussi, le jaune de Naples est d’un beau ton d’or.
Il noircit et verdit rapidement.
Jaune indien.
C’est le dépôt de l’urine des vaches indiennes auxquelles on fait manger des feuilles de manguier; c’est le sel de calcium et de magnésium de l’acide euxanthique. Sa teinte varie du jaune orangé au jaune verdâtre; elle est généralement bouton d’or foncé. On considère le jaune indien comme une couleur solide.
Orpiment.
C’est le sulfure d’arsenic As2S3.
Il se présente en petits cristaux jaune d’or, translucides.