Carmins et laques
On appelle généralement carmin (de garance, de cochenille, de safran, d’indigo, d’oseille,....) une matière colorante extraite d’un végétal ou d’un animal. On appelle laque la combinaison du carmin avec un oxyde métallique (A1203, ZnO, Sn20,...)
Kermès, cochenille.
Ce sont des insectes qui vivent : les premiers sur un chêne vert, en France méridionale, en Algérie... (ils servent aussi à fabriquer un sirop et une liqueur); les seconds au Mexique. On les appelle quelquefois graines d'écarlate parce que desséchés, ils ressemblent à une graine.
On en extrait une matière tinctoriale rouge qui donne des laques roses et rouges avec l’oxyde d’étain. Elles ne sont pas solides.
Garance.
La garance s’extrait de certaines plantes de la famille des rubiacées.
VISION DES INTENSITÉS ET DES COULEURS
Les chimistes ont réussi la synthèse des matières colorantes de la garance l1 alizarine en particulier. Cette matière donne avec l’alumine des laques allant du rose au brun, très solides à la lumière. On modifie les nuances en ajoutant à l'alumine de la chaux et diverses autres substances.
Les laques de garance sont plus solides que celles de cochenille.
Laques jaunes.
On tire des teintures jaunes d’une infinité de plantes (graines de Perse, d’Avignon, safran, bois de curcuma,....) ; on en fait des laques plus ou moins solides. Citons en particulier les laques de gaude (sorte de réséda sauvage) qui sont utilisées de toute antiquité.
Indigo.
La matière colorante est Yindigotine. La culture de la plante indienne, dont on se servait antérieurement (indigofera), a complètement disparu depuis qu’on sait faire la synthèse de l’indigotine.
Je laisse de côté les laques d’aniline dont les couleurs sont fort belles mais trop peu solides pour que leur emploi soit recommandable.
Orseille.
On l’extrait de certains lichens desdles de la Méditerranée, Canaries, du Cap-Vert.... L’orseille donne des teintes qui varient du rouge grenat au violet, c’est-à-dire qui comprennent toute la série des pourpres.
La matière colorante est à la surface des lichens sous forme d’une
poussière grise qu’on détache mécaniquement et qu’on traite par l’ammoniaque.