‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 254 sur 392 · Halo photographique. Plaques antihalo · texte numérisé non relu

Halo photographique. Plaques antihalo

1 ° ~ Quand on photographie un point lumineux brillant dont l’image-

se forme en A (fig. 235), la plaque est impressionnée non seulement au point A, mais encore à des distances considérables de ce point.

Le voile faible au voisinage de l'image A, passe par un brusque maximum sur une couronne dont le diamètre DD est environ quatre fois l’épaisseur e — AB de la plaque; il décroît ensuite lentement. On observe donc comme une sorte de halo. La forme circulaire et le diamètre du halo sont indépendants de l’obliquité de la plaque relati¬

vement à l’axe du faisceau incident. La gélatine peut être tournée vers la source ou dans le sens opposé sans que le phénomène soit modifié.

L’explication du halo est simple. La couche d’émulsion est un diffuseur orthotrope (§ 155), ce qui explique que le phénomène soit indépendant de l’obliquité. La lumière que l’émulsion diffuse par transmission ou réflexion (suivant qu’elle est en avant ou en arrière), se réfléchit sur la seconde face et revient impressionner la couche sensible.

Le rayon diffusé sous l’angle a la touche à une distance AG ==r= 2 tga, du point A. Tant que a est petit, la réflexion sur la seconde face n’est pas totale. Quand la condition :

n sina = 1, r = — (1)

\Ji r — 1

est satisfaite, il y a réflexion totale. Les rayons réfléchis augmentent brusquement d’intensité et produisent le halo. Quand a croît ensuite jusqu’à 90°, la diffusion étant de plus en plus oblique, l’action décroît.

Pour n — 1,5, la condition (1) donne 2r = 3,56.e.

Le diamètre du halo est donc voisin de quatre fois l'épaisseur de la plaque.

2° — Pour supprimer le halo, on supprime la réflexion sur la seconde face par un enduit noir ayant sensiblement l’indice du verre. On la

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