‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 270 sur 392 · Virage au chlorure d’or · texte numérisé non relu

Virage au chlorure d’or

L’épreuve aux sels d’argent est d’une couleur assez déplaisante. Le virage la modifie ; il présente aussi l’avantage de rendre l’épreuve moins altérable.

Le virage ordinaire a lieu dans une solution de chlorure d’or à 1 p. 100. Le chlorure d’or du commerce se présente en cristaux jaunes déliquescents. Il a pour formule : AuHCP H- 3H20 ; c’est un composé de chlorure AuCl3 (qui n’existe pas dans le commerce) avec de l'acide chlorhydrique.

On le prépare en dissolvant l’or dans l’eau régale. Par évaporation au bain de sable, on obtient une liqueur sirupeuse qui par refroidissement donne le chlorure d’or du commerce.

D’où la nécessité de saturer l'acide chlorhydrique dans le bain de virage. On emploie pour cela de la craie ou de l’acétate de sodium.

Dans ce dernier cas, il se forme un chlorure double AuNaCP-4-2H20. De jaune qu’était la solution primitive, elle devient incolore par neutralisation.

Pendant le virage, l’or se substitue à l’argent :

Au Cl3 -+- 3Ag = 3AgCl -f- Au.

La rapidité du virage croît avec l’acidité du bain; il est donc plus rapide, quand on neutralise avec l’acétate de sodium cristallisé, qu’avec l’acétate fondu ou avec le carbonate. Les épreuves virées èt fixées sont rouges dans le premier cas, violettes dans un bain neutre, noires dans un bain alcalin.

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