PAPIER S P HO TO G R AP II IQ UES
Elles sont alors aptes à retenir des poudres.
Quelques minutes après la sortie du châssis, on promène sur la couche un pinceau très doux trempé dans la poudre noire ou colorée (du charbon, par exemple) : le dessin apparaît avec ses demi-teintes. On fait monter les régions lentes à venir en soufflant dessus.
Si l’insolation est exagérée, le dessin s’empâte.
Rien n'empêche d’utiliser comme poudre de l’émail (§ 324).
Pour transporter sur papier ou sur un autre support le dessin obtenu sur une glace dépolie, on recouvre d’une couche de collodion normal. On lave à l'eau froide ordinaire, à l'eau acidulée d’acide chlorhydrique qui détruit l’adhérence, puis encore à l’eau ordinaire. On applique une feuille de papier gélatiné et mouillé; on fait sécher.
Le papier séché se détache de lui-même entraînant le collodion et la poudre. On obtient ainsi une épreuve retournée.
Pour éviter le retournement, on peut réaliser un double transfert. Au lieu d’appliquer du papier gélatiné, on emploie du papier ordinaire qui sous l'eau entraîne aisément la couche de collodion. On reporte alors sur du papier gélatiné; on applique par pression : sans attendre le séchage, on enlève le papier auxiliaire en le tirant par les coins.