‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 299 sur 392 · Transmetteur téléphonique photochimique · texte numérisé non relu

Transmetteur téléphonique photochimique

Par électrolyse d’une solution aqueuse étendue de sulfure de sodium du commerce recouvrons une lame d’argent A d’une mince couche de sulfure d’argent. Une autre lame d’argent B est simplement décapée. Plongeons les lames dans un tube T rempli d’eau acidulée par quelques gouttes d’acide sulfurique. Nous formons un couple qui possède une force électromotrice très faible; il se polarise du reste rapidement.

Exposons la face sulfurée à un faisceau lumineux intermittent issu de la source S placée derrière un disque tournant percé de trous. Nous entendons un son dans le téléphone mis en circuit avec l’actinomètre.

La hauteur du son peut dépasser 1 000, preuve de la rapidité avec laquelle varie la force électromotrice.

PROCÉDÉS ET ACTIONS DIVERSES

Il est cependant illégitime de conclure que la force électromotrice est une fonction bien déterminée de l’éclairement actuel, autrement dit, que les effets sont instantanés. Tout ce qu’on peut conclure est qu’ils sont susceptibles de variations rapides:

ce qui n’est pas du tout la même chose.

L’expérience du sélénium est bien faite pour nous rendre prudents. Il se peut que pendant un millième de seconde l’oscillation de la force électromotrice ne soit que d’une très petite fraction de sa valeur moyenne.

Tout nous met en garde contre ce que disent certains auteurs, sur l’obéissance instantanée des actinomètres à un signal lumineux.

L’actinomètre à cuivre oxydé (§ 330) donne des résultats analogues.

Fig. 244.

Images de I\icpee de Saint-Victor et de il oser.

Je réunis dans les paragraphes suivants des expériences curieuses qui ont été d’abord interprétées comme prouvant l’existence de radiations invisibles particulières, mais qui s’expliquent aisément sans cette hypothèse. Ces phénomènes conduisent à admettre que, par suite d'une insolation préalable ou pour une autre cause , certains corps émettent des vapeurs (non des radiations) capables d'agir sur les couches sensibles. Quand la lumière intervient, c’est donc indirectement, comme créant des corps volatils qui produisent sur les couches sensibles des effets identiques ou analogues à ceux dont elle est cause.

Il n’y a pas emmagasinement de lumière, comme le voulait Niepce de Saint-Victor, mais emmagasinement de corps produits par la lumière, ce qui est tout différent.

L’étude de ces phénomènes montre à quel degré les surfaces des corps sont facilement modifiables, à quel point les matières dont le grain nous paraît le plus serré, sont capables d’absorber.

C’est du reste ce qui résulte déjà avec évidence du chapitre précédent.

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