‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 97 sur 392 · Photomètre Lummer et Brodhun · texte numérisé non relu

Photomètre Lummer et Brodhun

1° — Les sources à comparer Sj et S2 sont placées sur un banc d’optique de 3 à A mètres, chemin de fer raboté sur lequel glissent ou roulent des supports.

Une graduation en millimètres repère leurs positions.

Elles éclairent un écran E, normal à la droite qui les joint et diffusant aussi également que possible par ses deux faces. L’expérience consiste

à déplacer les sources jusqu’à ce que les faces soient également éclairées. Pour vérifier qu’il en est ainsi, elles éclairent respectivement deux parties contiguës du champ observé par l'œil O à travers la loupe L.

En M1 et M2 sont des miroirs.

Le prisme rectangle P2 et le parallélipipède Pt du même verre sont en contact optique sur une petite partie de leur surface : on les colle avec une couche très mince de baume de même indice.

La partie en contact optique laisse passer, sans en réfléchir, la lumière qui vient de M2; elle n’est éclairée que par et par la face correspondante de l’écran E.

Sur le reste du champ, la lumière issue de M2 se réfléchit totalement; la lumière issue de est éliminée par réflexion : on ne reçoit que le faisceau envoyé par M2 et par la face correspondante de l’écran E.

L'œil vise la face hypoténuse du prisme P2 à travers la loupe L (généralement achromatique).

Si les deux parties du champ, dont la ligne de démarcation est par-

PHOTOMÉIRIE ( SOURCES DE MÊME TEINTE ) 159

alternent nette, sont également éclairées, on cesse de les distinguer. L expérience consiste donc à déplacer les sources jusqu’à ce que le champ paraisse uniforme.

Comme il peut exister une petite différence entre les deux faces de l'écran E ou entre les absorptions dans les deux moitiés de l’appareil, on recommence 1 expérience après avoir fait tourner celui-ci de 180° autour de 1 axe AA normal au banc d’optique; on prend la moyenne des î ésultats. On parvient ainsi à comparer les intensités de deux sources de même composition à 0,5 p. 100 près.

^ Dans un autre dispositif (fig. 106), le système des prismes PjP, est remplacé par deux prismes isocèles rectangles accolés par leurs faces hypoténuses. Par un procédé quelconque, imaginons creusées

Fig. 106.

cei taines paities de la face hypoténuse de Pt; elles sont représentées ombrées dans la figure 106 à droite. Nous retombons sur le dispositif précédent avec cette différence que les portions où la réflexion est totale et celles où la lumière passe librement, sont limitées non plus pai une cii conférence, mais par un dessin de forme plus compliquée.

Voici où la méthode diffère de la précédente.

Deux lames de verre fumé albv a262, ne laissant passer que 92 p. 100 de la lumière,’ recouvrent respectivement chaque moitié du champ. Gomme précédemment on regarde au moyen d’une loupe à long foyer la face bbv sous une incidence moyenne de 45°.

Si les cclaiiements sont égaux, les aspects sont les mêmes des deux côtés du champ. En effet 1 aire p qui est éclairée à travers paraît plus sombre que ce qui l’entoure; de même faire a' qui est éclairée à travers aibl. Cet effet d égalité de contraste est plus facile à saisir que la disparition des lignes de séparation dans le premier dispositif.

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