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servations magnétiques avec des instruments de Gauss, installés dans la grande tour du nord du château royal d'Upsal; cette tour fut donnée à l'Observatoire par le roi Charles -Jean, et les instruments y sont encore à leur place. Ces observations, continuées jusqu'en 1 863, furent exécutées régulièrement par M. Svanberg, un assistant^ et plusieurs observateurs volontaires, élèves de l'Université; les résultats sont publiés dans les grandes publications de Gauss; depuis 1 863, on fait seulement de temps à autre des déterminations absolues dans un p^tit observatoire magnétique construit par Angstrom dans le voi-' sinage du cabinet de Physique de l'Université. En i865, MM. Rubenson, Rosen et Hildebrandsson organisèrent, sur la demande de M. Svanberg, une réunion d'étudiants chargés de faire nuit et jour des observations horaires météorologiques. Ces observations furent faites avec une très grande exactitude, sous la direction de M. Rubenson, jusqu'au jour où fut installé un instrument enregistreur de la première construction de Theorell, pendant l'été de 1868. Déjà, en 1866, on avait établi une girouette enregistrant mécaniquement la direction du vent. En 1872, M. Rubenson ayant été nommé directeur du Bureau central à Stockholm, M. Hildebrandsson fut nommé son successeur comme chef du service météorologique à l'Observatoire et installa, en 1873, un appareil imprimeur de Theorell et un anémomètre enregistreur de Robinson. Les observations horaires ont été publiées dans les Observations météorologiques horaires

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1 865- 1868 par M. Rubenson, et, à partir de 1869, ^^^^ le bulletin mensuel de l'Observatoire météorologique d'Upsal. En 1871, M. Hildebrandsson, dont l'activité est inépuisable comme son amour de la Science, a organisé, avec l'aide des Sociétés d'économie agricole qui existent dans chaque gouvernement du royaume, une étude des orages identique à celle qui a été créée en France avec tant de succès par Le Verrier. On observe en même temps l'état des glaces dans les cours d'eau et près des côtes, et les nuits à gelée blanche ; depuis 1873,1e champ des observations a été étendu aux phénomènes qui concernent le règne animal et le règne végétal. Le nombre des stations est d'environ quatre cents ; les résultats de leurs observations sont publiés dans divers journaux scientifiques et envoyés sous forme de circulaire aux divers observateurs; un Rapport sur les orages de 1871 à 1875 a été publié dans le dernier Tome de V Atlas météorologique de l'Observatoire de Paris y et un Rapport sur les glaces et les phénomènes périodiques dans le Tome I des Annales du Bureau central météorologique publiées par M. Mascart. L'ambition de M. Hildebrandsson est maintenant d'obtenir pour son Observatoire météorologique une installation distincte de celle de l'Observatoire astronomique ; nul doute qu'il n'arrive bientôt, avec son zèle infatigable pour la Science, à obtenir du gouvernement les fonds nécessaires à la réalisation de son désir, d'ailleurs bien légitime.

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L'Observatoire actuel a été construit en 1866 sur un terrain appartenant à l'Université, au sud-ouest de la ville. Il consiste en un bâtiment de forme carrée, surmonté d'une coupole, flanqué de quatre pavillons qui ont tous mêmes dimensions. La salle méridienne est placée dans l'aile de l'ouest; elle a 10"* de largeur, 8'" de longueur et4")5o de hauteur; les parois et le toit sont formés d'une double enveloppe en bois ; le toit est de plus recouvert de tôle de fer; l'ouverture des trappes est de 1™ environ; les trappes s'ouvrent en tournant autour de charnières.

Cette salle contient un cercle méridien de MM. Repsold , porté par deux piliers en béton qui reposent eux-mêmes sur deux massifs en maçonnerie. La lunette a o"*, 16 d'ouverture et 2™, 3o de distance focale ; le tube est en laiton; le micromètre a des fils mobiles pour les deux coordonnées ; il est d'ailleurs analogue à tous les micromètres fournis par ces constructeurs. L'instrutnent porte deux cercles placés symétriquement, dont un seul est

divisé, mais dont le limbe a reçu deuK divisions, une de lo' en lo' pour le calage, une autre de 2' en 2' pour les lectures; deux autres fixés aux pièces des coussinets sont placés en face de ceux-ci ; l'un d'eux porte quatre microscopes; deux autres microscopes auxiliaires peuvent servir à l'étude des divisions; de part et d'autre du cube sont deux colliers, l'un pour le frein de calage, l'autre pour le cercle qui permet de faire tourner la lunette autour de son axe. L'instrument se retourne; un collimateur est placé au sud, deux mires seront installées plus tard. Un bain de mercure est établi sous le plancher pour les observations du nadir, que l'on fait d'une manière commode en appuyant une échelle sur deux crochets en fer placés de part et d'autre de l'ouverture des trappes ; un second bain de mercure sert aux observations par réflexion. L'éclairage du champ, des fils et des divisions du cercle s'obtient au moyen d'une lampe à pétrole placée dans le voisinage du pilier; cette lampe était autrefois très éloignée, mais l'éclairage était défectueux ; on a dû la rapprocher, et, pour éviter réchauffement de l'instrument, on a interposé un vase en verre à faces parallèles, rempli d'eau en été, d'un mélange d'eau et de glycérine en hiver. L'éclairage du cercle divisé et des microscopes se fait à l'aide de quatre grands miroirs placés en arrière de la lampe, qui envoient la lumière sur quatre petits miroirs fixés au porte-microscopes; les tambours des deux microscopes supérieurs sont éclairés directement; les microscopes inférieurs reçoivent la

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lumière réfléchie par deux miroirs auxiliaires, qui éclairent en même temj)s l'index du calage. Pour l'éclairage du champ et des fils, une lentille placée devant la lampe fait converger les rayons lumineux dans le tourillon. Une grande cage vitrée, mobile sur des rails de l'est à l'ouest, recouvre Finstrument quand il est au repos et le protège contre la poussière et les chocs. Les observations se font au chronographe. La pendule fondamentale, installée dans la galerie centrale, au-dessous de la grande coupole, est de Tiède, de Berlin, l'interrupteur de Krille, comme à Poulkova; une bonne pendule de Kessels, d'Altona, est placée dans la salle méridienne. La flexion de la lunette, les erreurs de division du cercle ont été déterminées par M. Lindstedt, alors astroùome à Lund, attaché actuellement à l'Observatoire de Dorpat, qui a donné les résultats de son travail dans une publi-^ cation relative à la latitude de l'Observatoire de Lund. La flexion astronomique est de 0^,57 à l'horizon; la correction de Ta moyenne des lectures à deux microscopes est au plus égale à o'^,9; la latitude a été déterminée par M. Lindstedt à l'aide d'observations directes et réfléchies de la Polaire dans les deux positions de l'objectif aux extrémités du tube. M. Dunér, aidé de M. Engstrom, observe en ce moment au cercle méridien la zone du Durchmusterung qui est comprise entre 35° et 4^° d® déclinaison nord, et dont une partie avait été déjà observée par M. Lindstedt. On a fait jusqu'ici quatorze mille obser-

valions de sept mille étoiles; il y en aura onze mille en tout.

Dans la salle de l'est, une lunette méridienne brisée sert à rinslruction des étudiants.

La coupole centrale contient un équatorial de 9 pouces d'ouverture et 4™ de distance focale, de Merz et Jûnger, ce dernier de Copenhague. La coupole est cylindrique et formée d'une double enveloppe en bois ; elle a 7™ de diamètre; elle roule sur des boulets réunis par des entretoises; les trappes s'ouvrent seulement d'un côté du zénith dans une moitié de la coupole. L'instrument est placé sur un pied en béton qui repose lui-même sur un pilier de briques. Le tube de la lunette est plus long du côté de l'objectif que du côté de l'oculaire ; un système de leviers disposés le long du tube est destiné à combattre la flexion de la lunette. Le micromètre, le mouvement d'horlogerie ont été décrits dans tous leurs détails par M. Dunér dans son beau travail sur les étoiles doubles qu'il a observées avec cet instrument.

Le Directeur de l'Observatoire, M . MoUer ( * ) , a fai t avec cet équatorial de nombreuses observations de comètes et de planètes. M. Visicander y a également observé. M. Dunér a entrepris depuis 1878, avec le même instru-

(') M. IVlÔllcr fait déjà depuis quelque temps la théorie de la planète Pandora, par la méthode d'Hansen; les ternies du second ordre, par rapport aux masses, ont été assez considérables pour rendre nécessaire le calcul des termes du troisième ordre, dont M. Môllcr s'occupe actuellement. Voir les Mémoires de V Académie royale de Suède, 1870 et 1877.

ment et un spectroscope de Merz, des études sur les spectres des étoiles doubles; les premiers résultats ont été publiés dans trois Notes qui ont paru dans les Astronomische Nachrichten ( * ).

L'Observatoire possède encore un petit équatorial avec objectif de Gauss, de o°*, io8 de diamètre et 1^,08 de distance focale, placé dans une maisonnette, au sud du jardin, avec lequel l'infatigable M. Dunér observe les étoiles variables.

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