‹ Visite à la maison de Victor HugoChapitre 15 sur 35 · ESCALIER DU PREMIER AU SECOND ÉTAGE · texte numérisé non relu

ESCALIER DU PREMIER AU SECOND ÉTAGE

Souper chez la Esmeralda, acjuarollo «le Tony Jom.vnnot. (iringoiro, après avoir été conduit par les manchots et les

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culs-de-jatte de la cour des Mh'acles devant le roi de Thunes, aurait eu la corde passée au cou si la Esmeralda, pour sauver le malheureux, n avait consenti à le prendre comme mari platonique.

« La jeune fîllo assise devant lui le regardait en silence, visiblement préoccupée d'une autre pensée à laquelle elle souriait de temps en temps, tandis que sa douce main caressait la tête intelligente de la chèvre mollement pressée entre ses genoux,

{Notre-Dame de Paris.)

Caricature de Victor Hugo, par Bknjamin.

Hermina (La déclaration), de Willette.

« Je pris un air profond et je lui dis : — Minette, Unissons nos destins, je demande ta main.,. Elle me répondit par cette pichenette : — Gamin !

[Toute la Lyre.)

La cour des Miracles, aquarelle de Gélestin Nanteuil,

« C'était une vaste place irrégulière et mal pavée comme toutes les places de Paris alors. Des feux, autour desquels fourmillaient des groupes étranges, y brillaient c;à et là. Tout cela allait, venait, criait. On entendait des rires aigus, des vagissements denfants,

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des voix de femmes. Les mains, les tt^tes de cette foule, noire sur le fond lumineux, y découpaient mille gestes bizarres. Par moment, sur le sol, où triMiii)lait la clarté des feux mêlés à de grandes ombres indéfinies, on pouvait voir passer un chien qui ressemblait à un homme, un homme qui ressemblait à un chien. »

[Notre-Dame de Paris.")

L'Idylle de Floriane. de Willette.

Quel bouquet nous composâmes!

Pour qu il durât plus d un jour, Nous y mîmes de nos âmes; La comtesse, tour à tour,

M offrant tout ce qui se cueille, Jouait à me refuser La rose ou le chèvrefeuille Pour m'accorderle baiser.

[Toute la Li/re.)

— Au-dessus une vaste composition : Une grande couronne traînée par une haridelle. Autour la foule. L'n artist»^ j^P*> nais, Yamamotto. avait assisté aux funérailles de Victor Hugo, juché dans un arbre: et. dans tout le cortège, ce qui l'avait surtout frappé, c'était une immense couronne d'immoi-telles remorquée par un cheval émacié. Il voulut fixer ce souvenir, et ill'envoya à la famille de Victor Hugo, comme un témoignage de son admiration pour le poète.

Après la fenêtre donnant sur lantichambre du premier étage :

Hernani. aquarelle de Bida. — Hernani et Dona Sol échangent leurs serments d'amour.

DON CAni.OS, oin'rant ai'ec fracas la porte de /armoire.

Quand aurez-vons fini de conter votre histoire!' (>i'Ovez-vous donc qu'on soit à laise en celte armoire?

iUcrriani, acte I, scène II.)

Le Revenant, de Mah.nax.

lue mère a eu un enfant, elle l'a allaite, elle l'a adoré et elle l'a i>erdu; elle resta trois mois immobile, l'œil fixé sur le même

angle du mur; elle se sentit mère une seconde fois, elle mit un autre enfant au monde.

Et tout à coup, pendant que, farouche, accablée, Pensant au fils nouveau moins qu à l'âme envolée, Hélas! et songeant moins aux langes qu au linceul, Elle disait : Cet ange en son sépulcre est seul!

O doux miracle! ô mère au bonheur revenue! Elle entendit, avec une voix bien connue, Le nouveau-né parler dans l'ombre entre ses bras Et tout bas murmurer : C'est moi, ne le dis pas.

[Les Contemplations .)

— Une belle affiche de Grasset : la Librairie romantique.

Un soldat prussien lui apporta un verre d'eau, de Jean- Paul Laurens, après Sedan.

« Là, me disait-on,. en attendant le roi de Prusse, l'empereur Napoléon III était descendu, blême, il était entré dans une petite cour qu'on me désigna et où un chien à la chaîne grondait. Il s'était assis sur une pierre près d'un tas de fumier, et il avait dit : — J ai soif. Un soldat prussien lui avait apporté un verre d'eau. »

[Histoire d'un Cri/ne.)

Bivar, de Vierge.

Quand le scheik Jabias, depuis roi de Tolède, Vint visiter le Cid au retour de Cintra, Dans l'étroit patio le prince maure entra; Un homme qui tenait à la main une étrille Pansait une jument attachée à la grille.

Le scheik, sans ébaucher même un buenos dias. Dit : — Manant, je viens voir le seigneur Ruy Diaz, Le grand campéador des Castilles. — Et l'homme, Se retournant, lui dit : — C'est moi.

[La Légende des Siècles.)

— Une affiche du 19 janvier 1867 .

THÉÂTRE IMPERL\L ITALIEN

Par ordre

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