LISON GALLIS
Viens, c'est... ta voiture de noce.
Entre du côté opposé la charrette traînée par làne, on aperçoit Ilarou en habit de marié,
(Les deux trouvailles <le Gallus. Les Quatre i'enis de l'esprit.^
Entre les quatre dessins, au milieu, dans le même cadre :
Le groupe des Idylles.
Aimons! Ces instants-là sont les seuls bons et sûrs.
O volu]Ué mêlée aux éternels azurs!
Extase! ô volonté de là-haut! Je soupire,
Tu songes. Ton cœur bat près du mien. Laissons dire
Les oiseaux, et laissons les ruisseaux murmurer,
Ce sont des envieux. Belle, il faut s'adorer.
Il faut aller se perdre au lond des bois farouihes.
Le ciel étoile veut la rencontre des bouches;
L'ne lionne cherche un lion sur les monts.
Chante! il faut chanter. Aime! il faut aimer ; aimons.
(£« Légende des Siècles. \
Une grande composition de Lucien Palle/, d'une belle ordonnance et dune noble inspiration. C'est la Glorification de
Victor Hugo étendu sur son lit de mort. La Poésie, le Drame, la Comédie, la Pitié, la Justice, la Patrie, dont le poète a été le plus glorieux représentant et le plus puissant interprète, l'entourent à son chevet ; au pied du lit se pressent Euripide, Eschyle, Virgile, Sophocle, Homère, Corneille, Molière, Dante et Shakespeare; dans les airs se dressent la Renommée sur Pégase et llmmortalité tenant une couronne. Dans le fond, le Panthéon. Le sculpteur était commissaire délégué aux funérailles de Victor Hugo. Dans la nuit du 29 au 3o mai 1885, lors de la veillée nocturne, il crayonna, entre deux et trois heures du matin, cette vaste composition sous l'arc de triomphe. 11 en a l'ait un haut relief monumental dont nous voyons ici la photographie. C'est un des hommages les plus grandioses qui aient été rendus à Victor Hugo, tel qu'on devait l'attendre, d'ailleurs, de celui qui avait voué son admiration au grand poète de son vivant, et qui a été le collaborateur le plus dévoué, le plus actif, le plus désitnéressé de Paul Meurice dans l'organisatiou de la Maison de la place des Vosges.