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L’HISTOIRE DE GENÈVE

Jules César est le premier qui mentionne Genève. De son temps, c’était un oppidum bâti près du Rhône, à l’extrémité des terres allobrogiques et touchant au pays des Helvètes.

Au commencement du ve siècle, Genève est qualifiée de civitas. Dès 381. l’existence d’un évêque de Genève est certaine, mais étant donné la proximité de Lyon et de Vienne (Dauphiné), dont les églises remontent au second siècle de notre ère, on peut supposer qu’à cette époque, ou peu après, l’ Évangile se trouvait déjà annoncé sur les rives du Léman.

Genève fait ensuite successivement partie du premier royaume de Bourgogne (443-534), du royaume des Francs (534-888), puis du second royaume de Bourgogne (888- 1032). Capitale d’un diocèse important, elle devienl ville impériale dès 1032.

En 1535, une révolution politique et religieuse élimine l’évêque et concentre les pouvoirs entre les mains des

citoyens qui demeurent indépendants jusqu’en 171)8. Annexée alors à la France, Genève s’en détache, à la fin de 1813, et entre, en 1814, dans la Confédération suisse des vingt-deux cantons.

Jusqu’aux premières invasions des Burgondes, les monnaies qui circulaient à Genève furent gauloises et grecques, puis romaines, les trouvailles monétaires en font foi. Les monnaies autonomes ne commencèrent pour nos contrées qu’avec le ve siècle.

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