‹ Visite au phalanstèreChapitre 1 sur 52 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Visite au Phalanstère, que j'ofifre au jonrd'hui aux hommes de bons désirs, est la suite et le complément de mon premier écrit publié par TËcole Sociétaire sous ce titre :

L'Organisation du travail et l' Association. Ce nouvel ouvrage est encore une exposition de la théorie de Fourier , mais sous une autre forme.

Les lecteurs attentifs des livres élémentaires de FËcole Sociétaire comprennent sans peine combien l'Organisation du travail adoucirait le sort des classes ouvrières , en rejetant de leurs occupations ce qu'elles ont de répugnant. Us reconnaissent plus aisément encore comment l'Association procurerait aux masses le bienêtre en multipliant les produits et en intro-

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duisant une grande économie dans la consommation.

Quelques-uns même de ces lecteurs, ne doutant pas que le travail exécuté dans les conditions découvertes par ï^oQrier ne devienne un divertissement rempli d'attraits , se, demandent si , quand les hommes rechercheront le travail avec cette ardeur qui , maintenant, les fait courir après le plaisir, il sera jpossible d'utiliser la prodigieuse quantité des produits créés, par Fs^riculture ou confectionnés fiar l'industrie manufacturière.

Mais parmi ces lecteurs, il en est qui ne voient pas ce que les classes riches gaf^neraient à échanger leur existence actuelle coati« la vie sociétaire. Il en est aussi qui , tout fin acceptant les données générales de la iscience, n'eu connaissent .pas assez les .principes fondamentaux pour répondre à ces ob}ectioiis mille fois réfutées et mille fois reproduites : «r Le Phalanstère détruit la famille et lapropriéèé;il méconnaii la liberié; il absorbe rindividèi4klité au profit de la masse; lâchant la bridé à toutes les passions^ il est incompatible ai>ec l'ordre ; exclusivement pr4occûfié de la sa*-

t»$fk90ti<m de désirs sensuels, le Phaltmsîère neUemt aucun compte des besoins de l'esprit ni de ceux du coeur : il matérialise la vie^ et0.^ etc. x>

ces objectioos et toutes lesv^utres étant dues h Itmattention du lecteur dont la pensée n*em^ fanase pas reosemUe du mécasuisme déconwrt par Fourier , le moyen le plus simple dfe mettte chacun à portée de les résoudre serait de domi^ une idée , aussi palpable que pos«siUe^ de ce que sera la société karmonienne ; ▼oilà pourcpioi j'ai essayé de décrire, teb <ipie je les conçois, les travaux, les institutions, les joies et les mœurs des habitants du Phalanstère.

Inhabile et inexpérimenté dans l'art d'écrire, j'ai exposé les faits simplement et le plus clairement que j'ai pu, mais sans jamais déguiser 1M pensée ni rien avancer dont je ne sois întifli^iient convaincu. Si donc, d'une part, je éfin^Hide indulgence pour la forme et le style, d'une autre part, j'engage le lecteur à être sé- Tère » inexorable sur le fond, Je veux dire sur la Taleur^e» {H*incipes qui serrent de base au système et sur to justesse des conséquences que j'en tire.

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