‹ Visite au phalanstèreChapitre 34 sur 52 · SOCIALE · texte numérisé non relu

SOCIALE

Le problème du temps est posé par le redoutable Sphinx : il faut le résoudre ou périr.

Cette pression, exercée par une nécessité supérieure, impose à tous les esprits quelque peu intelligents l'étude des idées socialistes, et principalement du système de 1' association LIBRE ET VOLONTAIRE, et des voies et moyens de transition développés dans les écrits de l'École sociétaire.

Cette obligation morale est aujourd'hui si bien sentie qu'il serait superflu d'en indiquer les raisons.

Toutefois, les motifs d'étude qui existaient avant la Révolution de février subsistent encore. Voici comment nous en exposions quelques-uns :

Aucun homme éclairé ne peut désormais rester dang rignorance de la Doctrine de Fourier. Chose bizarre ! on rouarait de ne pas connaître les philosophes de l'antiquité, 166 doctrines du moyen -ége et des derniers siècles; on en scrute péniblement les textes, on écrit des > olumos pour m ^

éplucher les moindres mots; et ces investigateurs^ curieux souvent jusqu'à la puérilité, de la pensée des aïeux, n'éprouveraient qu'indifférence pour celle du Siècle même où ils vivent 1 Us pâlissent sur les textes anciens ; ils ne se sentiraient pas le oaoindre désir de coiuiaitre les plus grandes Doctrines contemporaines !

La Doctrine de Fourier compte aujourd'hui des partisans nombreux chez tous les peuples civilisés de l'ancien et du nouveau continent. Après 15 ou 46 années de propagation , elle a fait dix fois plus de disciples et accumulé dix fois plus de travaux que, pendant le môme laps de temps, aucune doctrine antérieure.

L'influence de ses principes est déjà d'ailleurs si grande, le mouvement Socialiste qui en est sorti gagne chaque jour tant de terrain, que d'ici à auelquee années les questions sociales seront rob|et capital de l'activité intellectuelle du monde politique lui-même.

De bonne foi , est-il permis de faire encore mépris d'une Doctrine qui aborde tous les plus graves problèmes posés par l'esprit humain; qui, sur cnacun d'eux, apporte des solutions lumineuses et systématiques, c'est-à-dire découlant toutes d'un principe suprême et générateur ; qui enserre dans ses larges flancs tons le& intérêts pour les harmoniser, tous les droits pour les reconnaître et les organiser, tous les sentiments de l'humanité pour les développer dans un splendide et majestueux concert; d'une boctrine enitt qui compte dans ses rai^ de nombreux représentants désolasses les plus éclairées, savants, prêtres, magistcat^, fonctionnaires, artistes, industriels, etc., etc., dans tou& les pays; de la Doctrine, enfiiii, qui a donné le branla à ce grand naouvement dHdées sociales auxquelles le XIX® siècle de* ra bientôt son véritable caractère historique- 1

En présence de ce développement rapide et pnissBiiide 1 idée socialiste et phalanstérienne, des livres' nombi«ix qui s*en occupent (I), des conversations qui la mettent partout, à 1 ordre du jour, est-il permia à- aucun homiae de

teiLnd/KvrT^f^Sî»^*'*"^ «° »^« séfleoxoit »préwiico de ciuie. a»»«rta av^ee plu» ou moins de amnftte-

quelque valeur intellectuelle d'en parler sur des ouï-dîre ae répéter, sur un« Doctrine considérable^, des jugements erronés, de lui prêter les vues les phis sottes et les plus •bsurdes ? — Si Ton veut parler ou écrire sur la Doctrine, il faut l'avoir étudiée à ses propres sources eti non dans les comptes-rendusdela mauvaise foi et de l'ignorance.

La Doctrine est d'ailleurs aujourd'hui d'une étude facile. Tant qu'elle n'était encore formulée que dans les ouvrages de Fourier, nous reconnaissons qu'elle pouvait' paraître d^îin abord très-pénible et rebuter beaucoup d'intelligences ; mai» aujourd'hui de nombreux ouvrages élémentaires ont jeté un pont entre le domaine public etle monument grandiose élevé par le Maître sur un roc do granit. Quiconque voudra entier dans l'édifice^et en viàiter les richesses inftnies, le peut désormais sans peine aucune : il n'y a plus, pour y atteindre, de pente escarpe à gravir; on y arrive par une route large, désobstruée et. attrayante.

Le lecteiu* curieux de s'engager sur cette route qui con^ duit aux plus somptueux domaines de l'intelligence, et qui ouvre à fa pensée humaine le monde philosophique, social et religieux de l'Avenir dans toute sa splendeur, a besoin d'un guide. Pour mener Tétude avec fruit, il fôut qu'il puisse s'orienter dans le champ déjà considérable des publications de TEcole Sociétaire. Nous allons lui faciliter cette tâche au moyen d'un Catalogue méthodique.

Noji^ Four se faire une idée des travaux accomplio depuis i7 ans par L'Ecole Sociétaire, il faudrait ajouter à ce Catalogue la liste dun assez grand nombre d'écrit» épuisés qui n'y sont pas indiqués, et songer que les Publications périodiques de l'École, le Phalnnsière (I^3ï-33), l'ancienne Phalange^ {iBBG^Z), la Démocratie v^eifiqu» (\%A^h% la nouveBe P^o/any* (184^-48), e t je Btaietin phalanstérien , contiennent vingt fois plus de matièrw que les ouvrage^dela librairie, et abordent mille smet» que mnht^ ne traitent? poiat. Aussi la collection des ouvrages périodiques doit-elle:, être consultée pas qui veut oonnaître à fond les tmTBUi.. de l'Ecole ot Ub solution» apportées par la Théorie à tous les grands problèmes contemporains. Les bihUothèqueS'des centre» phalànsterièns Important! doivent posséder ces collectloii».

EXTRAIT DU CATALOGUB

Page 1