RÉVÉRENDS PÈRES CAPUCINS
RR. PF. Ladisias de Paris, né le 25 juillet 1835, ordonné à Versailles, le 13 juin 1863, arrivé en juillet 1890, rentré en France.
Alexis de Barbezieux, né le 3 novembre 1854, ordonné à Angoulême le 2 juillet 1882, arrivé en juillet 1890.
Pacifique de Valigny, né le 7 septembre 1863, ordonné à Vich, Espagne, le 8 décembre 1886, arrivé en décembre 1890, parti pour Ristigouche.
Alphonse de Pia, né le 12 janvier 1864, ordonné à Toulouse le 31 mai 1400, arrivé en juin 1891, rentré en France.
Moïse de Châtillon, né le 1er mars 1859, ordonné à Orihuela, Espagne, le 20 septembre 1884, arrivé en juin 1891.
Louis-Marie de Lombez, né le 28 juillet 1846, ordonné à Toulouse le 20 décembre 1479, arrivé en juillet 1891.
Patrice de Poitiers, né le 10 juillet 1852, ordonné à Poitiers le 23 décembre 1876, arrivé en août 1891.
Sylvestre de Saléchan, né le 25 novembre 1862, ordonné à Orihuela, Espagne, le 18 décembre 1886, arrivé en septembre 1892, rentré en France.
Victor de Sentein, né le 19 février 1866, ordonné à Toulouse le 31 mai 1890, arrivé en septembre 1889.
Cassien de Montbrun, né le 24 août 1864, ordonné à Toulouse le 11 septembre 1892, arrivé en octobre 1892, parti pour Ristigouche.
Bonaventure de Narbonne, né le 11 septembre 1866, ordonné à Toulouse le 31 mai 1890, arrivé en septembre 1893, parti pour Ristigouche.
Léonard de Saint-Pé, né le 4 décembre 1844, ordonné à Tarbes le 11 juillet 1869, arrivé en juillet 1894.
Maurice de Buzan né le 3 février 1872, ordonné à Ottawa le 6 avril 1896.
Sébastien de Beaumont, né le 2 mai 1872, ordonné à Ottawa le 6 avril 1896.
Albert de Pisani, né le 7 novembre 1871, ordonné à Ottawa le 6 avril 1896, parti pour Ristigouche.
Candide de Nant, né le 17 février 1874, ordonn à Ottawa le 26 juillet 1896.
à L'UNIVERSITÉ.
Le collège d'Ottawa, toujours administré par le Père Tabaret, prospérait de plus en plus. On y comptait, en 1883, 200 pensionnaires et 100 externes. Le séminaire, qui renfermait à la fois les étudiants ecclésiastiques du diocèse et les frères scolastiques oblats, devint absolument insuffisant pour un si grand nombre de jeunes gens.
Dans ces conjonctures, les supérieurs de la congrégation se résolurent à construire, à Archville, dans la propriété du collège, sur les bords du Rideau, un magnifique établissement que tout le monde connaît aujourd'hui sous le nom de scolasticat. C'est là que le Père Mangin se retira avec ses jeunes religieux qui y poursuivirent leurs études théologiques, laissant le séminaire exclusivement aux jeunes gens du diocèse sous la direction du Père Langevin (1885). Pendant ce temps, le collège pecevait de nouveaux agrandissements qui en doublaient presque la capacité (1884-1885).*
Citons parmi les nouveaux professeurs qui arrivèrent à cette époque, les noms des PP. Duhaut, Nillès, Dontenville, Griffin, Sexton, Ferron, Dozois, Gladu, Emard, Mckinnon et Constantineau.
L'année 1886 fut signalée par une perte cruelle. Le Rév. Père Tabaret mourut d'apoplexie, le 28 février, dans la force de l'âge et sans que rien apparemment fit prévoir une mort si prochaine, Cet événement causa une grande émotion dans tout le diocèse, et le clergé tout entier s’associa au deuil des oblats, en assistant aux funérailles qni furent faites à la cathédrale à cet homme de bien, Le Rév. Père Phidime Provost, successeur du Père Tabaret à la tête du collège était digne de continuer son œuvre par sa science et sa vertu. Malheureusement, il ne fit que passer ; en novembre 1886, il mourut à Montréal, En attendant la nomination d'un nouveau supérieur, le collège fut administré tem-
* La bénédiction de la première pierre de ces nouvelles constructions eut lieu le 10 juin 1884, et fut faite par Mgr, Henri Smeulders, délégué apostolique au Canada, au milieu d'une grande affluence,
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porairement par le Père Pallier, curé de Saint-Joseph, et par le Père Balland, directeur des élèves.
L'année suivante (juillet 1887) un nouveau provincial, le Père Célestin Augier, arriva de France, avec le titre de président du collège. Ce titre n’était qu'honorique. Le Père Fayard fut nommé vic:-crésident ct supérieur. Le Père Fiilâtre fut appelé à la charge de .“-:cteur, le Père Balland devint préfet des études, et le Père Gendreau fut fait procureur ou économe.
Il ne manquait plus pour parfaire et compléter la splendide maison d'éducation qui faisait l1 gloire d'Ottawa, que de construire une chapelle digne du reste de l'édifice. On eut recours au talent si remarquable du chanoïne Bouillon. Cet architecte réussit à élever, dans le style mozarabique, un temple qui est un véritable chef-d'œuvre de richesse et de bon goût. Le Père Ferron eut le mérite de recueillir, par des quêtes fructueuses, les fonds nécessaires à l'achèvement de ce beau travail.
Nous avons vu que depuis longtemps le collège d'Ottawa avait reçu du gouvernement sa charte d'Université ; il lui manquait encore la sanction du siège apostolique. Mgr. Duhamel se chargea de l'obtenir. Dans un voyage qu'il fit à Rome en 1888, il demanda à Léon XIII, cette faveur comme privilège particulier ; et dès le printemps de l’année suivante, 5 février 1889, le Bref érigeant le collège d'Ottawa en université catholique de plein exercice fut émané. C'était le couronnement et l’approbation suprême de l’œuvre de Mgr. Guigues. *
Cette année 1889, le R. P. Fayard quitta le collège pour les missions de la Colombie Britannique ; et le P. James McGuckin fut enlevé à ces mêmes missions pour être mis à la tête de l'établissement avec le titre de recteur. Aujourd'hui l’université comprend les facultés de théologie, de philosophie, des lettres, des sciences et de droit. 11 lui manque plus que la faculté de médecine, Nous donnons ailleurs la liste de son personnel enseignant.
+ La chapelle de l'université est construite dans les bâtiments les plus anciens de l'université, Les entrepreneurs sont : MM, ae et Godbout, de Saint-Hyacinthe, pour le travail de bois, et M. Rousseau,
pour les peintures et les dorures,
e Saint-Hyacinthe,
SCOLASTICAT SAINT-JOSEPH, OTTAWA-EST. f
‘Cette maison a été bâtie en 1884-1885, par les PP. oblats de Marie Immaculée, pour y établir leurs trères scolastiques, qui, jusque là, habitaient le collège d'Ottawa et y suivaient les cours du séminaire diocésain, dirigé par ces mêmes Pères. Le terrain appartenait depuis longtemps au collège ; les professeurs et les élèves en faisaient le but de leurs promenades d'été, et on avait construit pour les recevoir, une grande maison en bois qui existe encore et qui sert maintenant de dépendance au scolasticat. La nouvelle maison, toute en pierre de taille, fut occupée par les frères scolastiques le 8 septembre 1885. Ils y vinrent au nombre de vingthuit et six frères convers, sous la direction de quatre Pères professeurs dont un, le R. P. Mangin, était en même temps supérieur. les autres professeurs étaient les PP. Van Laar, Fayard et Gohiet. Cette année (1894) la communauté se compose toujours de six Pères professeurs, cinquante-huit Pères scolastiques et onze trères convers. Le supérieur actuel est le R. P. Duvic qui a succédé au R. P. Mangin, nommé directeur du grand séminaire en 1893.
Les frères scolastiques venus de divers noviciats de la congrégation, mais surtout de Lachine, près Montréal, appartiennent à diverses nationalités, quoique la majorité soient originaires du Canada. Ils font au scolasticat deux ans de philosophie et de sciences, quatre ans de théologie, y reçoivent les ordres, et sont envoyés ensuite dans les diverses missions de l'Amérique du Nord. Le supérieur général pourrait aussi en disposer pour les maisons de la congrégation dans les autres parties du monde.
* L'inauguration solennelle de la nouvelle université fut retardée jusqu'au a et 10 octobre suivants, afin sans doute qu'ellle pût coïncider avec le dévoilement de la statue du R, P, Tabaret. Les fêtes furent magnifiques; une foule immense de plus de 160 prêtres y assistèrent ; de beaux discours furent prononcés, Parmi les personnages distingués présents, nous citerons le cardinal Taschereau, les archevêgnes d'Ottawa et de Saint-Boniface, les évêques de Nicolet, de Rimouski, de Pontiac, de Charlottetown, de Chatham, de Saint- Hyacinthe, des Trois-Rivières et d'Ogdensburg ; et parmi les laïques : sir John Thompson, ministre de la justice, l'hon. J, Costigan, ministre du revenu intérieur, l'hon, Edgar Dewdney, ministre de l'intérieur, le conseil municipal d'Ottawa, La statue du P, Tabaret, élevée par souscription publique, est en bronze et fort belle, On l'a érigée dans un parterre de la façade de l'université, rue Wilbrod,
+ Notice sur le scolasticat, par le P. Duvic, supérieur,
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Cet établissement fait partie de l’université catholique d'Ottawa ; les professeurs sont membres des facultés de philosophie et de théologie ; les élèves en suivent le programme et sont préparés aux examens des grades de philosophie et de théologie.”