‹ Visite pastorale de Mgr. J. Thomas Duhamel dans le haut de l'Ottawa [microforme]Chapitre 107 sur 348 · LFS ÉCOLES.—LES FRÈRES · texte numérisé non relu

LFS ÉCOLES.—LES FRÈRES

Les frères des écoles chrétiennes qui dirigeait avec tant de succès à Ottawa les écoles de garçons de la ville, ont toujours été en butte à la malveillance de certains individus.

Déjà, en 1882, les frères anglais de l’école Saint-Patrice avaient dû partir ; on les avait rappelés en septembre 1888. C'est un résultat déplorable de mettre l’enseignement et les maîtres à la merci de quelques meneurs.

Dans ces dernières années on fit courir dans la ville, sur la capacité et le désintéressement des frères, mille bruits plus odieux encore que ridicules. C'était l’époque des persécutions scolaire du Manitoba ; il fallait bien que certains catholiques fissent cause commune avec l'ennemi. Bref, on rendit aux frères la position si difficile qu'ils se décidèrent à partir (30 septembre 1895).

Ils furent remplacés dans la plupart des classes par des maftresses qui vont relever sans doute le niveau des études, preuve évidente de la sincérité de leurs accusateurs. Que Dieu pardonne à ces derniers !

Voici les noms des différents directeurs de l’école Notre-Dame : frère André, (1864-1880) ; frère Mathias, (1880-1889) ; frère Flamien, (1889-1891); frère Sigebert, (1891); frère Gemel-Martyr, (1891-1894) ; frère Philadelphe, (1894-1895).

A l'époque de leur départ d'Ottawa, les frères s’y trouvaient au nombre de 42 ; 28 dans les écoles françaises et 14 dans les écoles anglaises.

Depuis le départ des frères, nos écoles de garçons ont passé par de grandes difficultés ; le désordre y a souvent régné, beaucoup de maîtres et de maîtresses ont été changés ; enfin, en désespoir de cause, on a dû remettre entre les mains des sœurs-grises un certain nombre de classes de petits enfants. La cause de l’enseignement primaire dans l'Ontario et dans tout le Canada est actuellement une des plus graves préoccupations de l’église catholique et un sujet de légitimes inquiétudes.

Les écoles des sœurs furent également un instant attaquées ; mais les ennemis, concentrant leurs efforts sur un point pour

obtenir une première victoire, ont jugé prudent de suspendre jusqu’à nouvel ordre leur campagne contre les religieuses.

Nous donnons ici le tableau des écoles séparées d'Ottawa.

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