‹ Visite pastorale de Mgr. J. Thomas Duhamel dans le haut de l'Ottawa [microforme]Chapitre 167 sur 348 · SAINTE-CÉCILE DE MASHAM · texte numérisé non relu

SAINTE-CÉCILE DE MASHAM

Le Rév. Eusèbe Faure, curé de Masham depuis le 13 octobre 1880, fit plusieurs travaux importants dans son église. Il en décora l'intérieur, construisit le clocher et acheta une cloche de 375 livres, qui fut bénite par Mgr. Duhamel en 1882. Deux ans plus tard (21 septembre 1884) il fit bénir à la fois cinq statues : celles du Sacré-Cœur, de la sainte Vierge, de saint Joseph, de sainte Anne et de sainte Cécile. Mgr. Duhamel, Mgr. Lorrain et plusieurs prêtres s'étaient rendus à Masham pour la cérémonie.

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M. Faure dota enfin son église d’un magnifique chemin de croix qui fut érigé le 4 novembre 1888.

Ce prêtre mourut le 15 juillet 1889 à l’âge de 61 ans. Son corps repose dans le chœur de l’église de Masham, du côté de l’'Epître.

Il avait eu un vicaire, le Rév. M. Saint-Paul, qui demeura quelques mois avec lui (11 juillet-11 novembre 1886). Le Père Fillâtre l’assista à ses derniers moments, et après sa mort, le Rév. L. A. Corbeil fut chargé temporairement de la paroisse jusqu’à l'arrivée du curé (16 juillet-30 septembre 1889).

Ce nouveau curé fut le Rév. M. A. G. Lyonnais qui venait de la paroisse de Boucnette (6 octobre 1889).

La paroisse de Masham est redevable à M. Lyonnais d’importants travaux et de grandes améliorations. En 1892, il fit recouvrir d'une couche de peinture le vieux presbytère qui devrait plutôt être remplacé par un nouveau, clôturer les terrains paroiïissiaux, construire une remise pour les voitures des fidèles, peinturer l'extérieur de l’église et de la sacristie, et élever à l’intérieur des galeries latérales. Deux ans plus tard (24 novembre 1894) comme la population avait pris de grands accroissements, il se décida à faire dans l’église des augmentations si considérables qu'elle a été toute transformée. Une grande sacristie, un vaste chœur en forme de rond-point, des chapelles latérales, une allonge aux galeries, tels sont les travaux exécutés. Aujourd'hui l'église de Masham est magnifique et pourrait être considérée comme définitive si elle n'avait le malheur d'être en bois.

M. Lyonnais qui était chargé des missions d'Aldfield dans le vicariat de Pontiac, a eu, pendant quelque temps, pour vicaire, le curé actuel de ces missions, M. Garon (1892).

Il a fait donner deux retraites dans sa paroisse, l’une en juillet 1890 par le Rév. Père Frédéric, observantin, l’autre en juillet 1896 par les RS. PP, Moïse et Bonaventure, capucins.

Il a été établi dans sa paroisse les associations ou confréries suivantes :

Les dames de Sainte-Anne, 2 août 1890.

La ligue du Sacré-Cœur, 7 juin 1891.

Les Enfants-de-Marie, 15 août 1891.

Cinq écoles ont été fondées dans le canton de Masham : trois le rer septembre 1858, les écoles du village, du petit et du grand Creek ; deux le rer septembre 1891, celle du Moulin et celle de la Fourche du Nord.

La paroisse de Sainte-Cécile de Masham compte aujourd'hui trois cents familles catholiques dont sept seulement de langue anglaise, Après des commencements difficiles, elle est enfin parvenue à une prospérité relative,

3AINT-CAMILLE DE FARRELTON.

Nous lisons dans une note de Mgr. Duhamel qu'il bénit pendant sa visite à Farrelton (19 août 1886) une belle statue de sainte Anne. Le Rév. M. McCarthy était alors curé de la paroisse,

Lorsque, en septembre 1890, ce prêtre fut appelé à Ottawa en qualité de premier pasteur de la nouvelle église de Sainte-Brigitte, M. W. Holland, de Cantley, lui succéda à Farrelton (13 septembre). M. Hoiland ayant quitté le diocèse, eut à son tour pour successeur le curé de Chelsea, M. Maguire (16 octobre 1891). Enfin, M. Maguire fut nommé à Gloucester-sud et fut remplacé par M. ‘aimes Foley (7 novembre 1892).

La paroisse de Farrelton, comme plusieurs autres de la vallée de la Gatineau, semble endormie dans la voie du progrès et le nouveau chemin de fer qui suit les méandres de la rivière ne paraît point capable de l’éveiller à l'activité de la vie contemporaine.

Depuis longtemps déjà, les curés qui s'étaient succédé à Farrelton se plaignaient du presbytère, tombé en ruines et complètement inhabitable, Longtemps, Mgr. l'archevêque avait pressé les catholiques de mettre ordre à cet état de choses, et de construire une maison convenable et digne de la paroisse. Les gens faisaient la sourde oreille et ne commençaient jamais à bâtir. Il fallait frapper un grand coup.

Lorsque, en automne 1892, M. Maguire quitta la paroisse, monseigneur écouta les propositions ambitieuses des habitants de Martindale, qui, fatigués d'être mission, aspiraient à plus haut et

offraient de bâtir un presbytère. Un prêtre résidant leur fut donné, avec charge de desservir Farrelton, qui devenait, par l'acte même, mission de sa rivale.

Ce coup de tonnerre réveilla les plus indolents, Farrelton, comprenant le danger, promit enfin de construire un presbytère, et monseigneur, indulgent comme un père, leur rendit leur curé. Mais Martindale resta séparé d'eux pour toujours, et ils eurent à supporter à eux seuls de lourdes charges. M. Foley réussit donc heureusement (1894) à élever une maison fort convenable. 11 voudrait bien construire une nouvelle église, mais le petit nombre des habitants et les événements récents qui les ont appauvris* retar-

dent l’accomplissement de ses vœux.

Farrelton compte aujourd’hui 108 familles catholiques, dont 4 seulement de langue française.

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