‹ Visite pastorale de Mgr. J. Thomas Duhamel dans le haut de l'Ottawa [microforme]Chapitre 213 sur 348 · PAROISSE LE MONTFORT · texte numérisé non relu

PAROISSE LE MONTFORT

Lorsque le Père Fleurance arriva à Montfort, il trouva disséminées dans la montagne une trentaine de familles canadiennes abandonnées. Elle sont actuellement au nombre de soixante, toujours pauvres mais moins qu'auparavant.

L'église est en bois, longue de 60 pieds, large de 45, fort jolie, quoique le chœur ne soit point encore fait. Monseigneur la bénit en juillet 1892. On a placé dans les galeries soixante bancs pour les fidèles et tout le bas a été réservé aux enfants.

Les confréries du Scapulaire, du Saint-Rosaire et de la Sainte-Famille ont été établies dans la paroisse. Depuis 1895, trois écoles ont été également fondées. Quoiqu'il en soit, Notre- Dame de Montfort ne sera jamais une paroisse importante à cause de la nature rocheuse du sol qui s'oppose à toute culture extensive.

Depuis quelque temps, toutefois, Montfort n’est plus un désert abandonné. Des amis courageux de l’orphelinat en même temps que de la colonisation nationale ont fondé, en 1892, une compagnie de chemin de fer à voie étroite connue sous le nom de chemin de fer de colonisation de Montfort, sous la présidence de M. Eugène Sénécal. Cette ligne qui se relie, à Saint-Sauveur, à la grande ligne du Pacifique, dessert déja Montfort et se continue tous les jours vers l’ouest. Elle atteindra, au mois d’aaût 1897, la paroisse et l’orphelinat d’Arundel, à 20 milles de Montfort et à 33 milles de Saint-Sauveur. On espère bien qu’elle se poursuivra de là par les cantons d’Ambherst et de Suffolk jusqu’à la Lièvre et à la Gatineau ranimant ces régions stationnaires et ouvrant à la colonisation de vastes pays inhabités. Le directeur des travaux est actuellement M. François Froideveau, le grand ami de l’orphelinat de Montfort.

La paroisse de Montfort comprend les rangs 10 et 11 du canton d'Howard et les rangs 10, 11, 4, 8 et 7 du canton de Wentworth.

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