‹ Visite pastorale de Mgr. J. Thomas Duhamel dans le haut de l'Ottawa [microforme]Chapitre 216 sur 348 · RS CN · texte numérisé non relu

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‘“ Le premier prêtre qui desservit la mission d’Arundel fut le Rév. M. Sam. Ouellet, curé de Saint-Jovite, qui venait une couple de fois par année dire la sainte messe dans la maison de quelque catholique et surtout chez M. Joseph Marinier. En 1884, il yfit construire la première école catholique, et l’année suivante il commençait un presbytère dont le grenier devait servir d'église provisoire, sur un terrain de dix arpents, huit pour l’église, deux pour l’école, donné par un protestant, M. W. Stanford. C’est vers le commencement de juillet 1886 que le Rév. M. Saint-Laurent, curé d’Ambherst, fut chargé de le remplacer et d'y aller dire la messe tous les mois.” *

Une année après, à la fin du mois d’août 1887, les RR. PP. de la compagnie Marie faisaient l’acquisition d’une grande et belle ferme dans le dessein d’y établir un orphelinat agricole avec une ferme modèle. Le Rév. Père.Joubert, nommé directeur du nouvel orphelinat, fut chargé de la mission en septembre 1887. Ses premiers soins furent pour son église inachevée, puis songeant aux intérêts temporels de ses paroissiens, il fit, de concert avec le Rév. Père Bouchet, supérieur de Montfort, construire une des plus belles beurreries de la province.

Le 8 janvier 1890, on lui envoya un aide dans la personne du Rév. Père Athanase Cesbron.

Le 9 septembre 1890, le Rév. Père Théophile Joubert partait au chemin de Montréal, à la nouvelle paroisse de Notre-Dame de Lourdes, pour y remplir la fonction de curé. I! fut remplacé dans les quinze jours suivants par le Rév. Père Pierre Cesbron qui vint rejoindre son frère jumeau, et prendre la place de curé et de directeur.

Pendant les deux années qu'ils restèrent ensemble, les deux frères firent construire par corvées, par les habitants d'Arundel et des paroisses voisines le calvaire de Notre-Dame de la Merci d'Arundel, où l’on voit, depuis, chaque année, une foule de fidèles de toutes les paroisses voisines venir rendre leurs hommages et demander les grâces dont ils ont besoin au Dieu qui les a rachetés.

* Notes du Rév. Père Athanase Cesbron, directeur de l’orphelinat et curé d'Arundel.

Ce calvaire a coûté en travail ou en argent la somme de $2,000. Mgr. Routhier, vicaire-général, les RR. PP. Léonard et Alexis, capucins, y sont venus successivement prêcher à l’occasion du pélérinage.

Sa Grandeur Mgr. l'archevêque d'Ottawa a bien voulu bénir solennellement, le 21 juillet 1891, ce premier calvaire érigé dans le diocèse par les enfants du bienheureux Père de Montfort, ce grand ami de la croix.

Le 28 avril 1893, en la tête du bienheureux, le Rév. Père Pierre Cesbron établissait dans la mission d’Arundel la confrérie si consolante de la Sainte-Famille, à laquelle s’ajouta plus tard celle du scapulaire du Mont-Carmel.

Au commencement d'août 1893, le Fév. Père Pierre Cesbron recevait une lettre de son supérieur-général, lui enjoignant de partir pour les Antilles (Haïti).

Au bout d’un mois, le 13 septembre, le Rév. Père Vallais venait le remplacer comme curé et directeur de l’orphelinat. Il resta curé une année seulement. C’est pendant ce temps que le Rév. Père Bouchet, supérieur, fit commencer l’orphelinat agricole d’Arundel dont on préparait les matériaux depuis six ans.

Le 3 octobre 1894, Mgr. Duhamel donnait au Rév. Père Athanase Cesbron, alors vicaire, la charge de curé. Les premiers soins du nouveau curé furent d'agrandir et d’orner son église autant que la pauvreté de la mission le permettait. Elle a maintenant 60 pieds sur 30, et la sacristie compte 30 par 20. L'école catholique fermée depuis deux ans fut rouverte, et l’on vit bientôt une soixantaine d'enfants suivre les leçons d’une bonne institu trice.

Le cimetière fut mis en ordre et clôturé.

Les catholiques de cette mission sont généralement bien sympathiques et dévoués à leur prêtre, et comprennent la différence entre le religion catholique et le fanatisme des protestants qu'ils côtoient presque tous les jours.

Arunde! semble avoir quelque avenir ; l’orphelinat avec sa ferme, le chemin de fer de colonisation de Montfort qui doit s’y

rendre l’année prochaine, la beurrerie des RR. PP., la fromagerie des Anglais, etc., etc., font entrevoir un certain progrès.

Deux chemins de croix ont été érigés à Arundel, l’un dans l’église, le 30 août 1891, l’autre dans l’oratoire de l’orphelinat, le 23 août 1891. La cloche de 500 livres, fut donnée à la mission, en 1886, par le curé Labelle.

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