‹ Visite pastorale de Mgr. J. Thomas Duhamel dans le haut de l'Ottawa [microforme]Chapitre 276 sur 348 · MISSION DE SAINT-ANTOINE DE PADOUE DES BOIS-FRANCS · texte numérisé non relu

MISSION DE SAINT-ANTOINE DE PADOUE DES BOIS-FRANCS

La mission des Bois-Francs n’a point partagé la prospérité de fort Coulonge ; elle continue à végéter et la colonisation ne fait aucun progrès dans les montagnes de Pontefract. En 1883, le Rév. M. LeMoyne bâtit un petit clocher dans lequel fut suspendue une cloche de 116 livres bénite par Mgr. Lorrain le 9 juin.

Une petite école fut construite la même année 1883 en face de la chapelle. La population de la mission s'élève à 24 familles seulement, toutes canadiennes.

Le curé de la Passe, outre ses missions, visite les chantiers et les fermes épars sur les rivières Noire et Coulonge. Ces deux

rivières rapportent au fisc un énorme revenu. Il est vrai que le gouvernement y a fait des travaux considérables puisque les glissoires à bois établies À la chûte des deux rivières ont coûté, celle de la Noire $14,000 et celle de la Coulonge la somme énorme de $62,652.

Jusqu’à la tête de la rivière Noire, distance de 110 milles de ja Passe, les principales missions sont: la Culbute, Manitou, Porter, Shannon, J. R. Booth ‘‘ Choyens,” Gaudet, Chenier, Jaïllier, Perley et Pattee, Lafrenière, Mousseau, Ferme-Haute, Grant, Caldwell, White North, White East, Gorman, Caveau.

Sur la rivière Coulonge, les missions sont : fermes J. R. Booth, lac Jim, Lucas, McKay, Brownly, Fraser et Bryson, Booth Post- Office, Mason et fils, Thistle.

Dix ans passés, la mission du grand lac Saint-Patrice, rivière Noire, à 40 milles de la Passe, était importante. On y trouvait plusieurs grandes fermes, un magasin, bon nombre de sauvages aigonquins. Le voyage, en été, pour y monter prenait de huit à quinze jours. Le cimetière est sur une île en face de la ferme Chénier. M. LeMoyne l’a bénit le 22 juillet 1891 et y a planté une grande croix de 30 pieds.*

Toutes ces missions ne sont habitées et n’ont leur raison d’être qu’à cause des chantiers. Comme on le voit, la vie de missionnaire sur l’Ottawa est encore féconde en sacrifices.

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