‹ Visite pastorale de Mgr. J. Thomas Duhamel dans le haut de l'Ottawa [microforme]Chapitre 4 sur 348 · LA LE · texte numérisé non relu

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Voici maintenant la liste des prêtres qui furent attachés, pendant plus ou moins de temps, à la cathédrale.

Le Rév. M. Laurent Jouvent, curé de Pembroke, appelé à Ottawa, 14 janvier 1875, en la double qualité de vicaire-général du diocèse et de curé d'office de la cathédrale.

Le Rév. M. F. D. Foley, curé de Grenville, nommé à la fois vicaire et secrétaire, 19 décembre 1874.

Le Rév. M. L. N. Campeau, jeune prêtre de Montréal, entré à l'évêché le rer août 1876.

Le 16 novembre 1876, le Rév. M. Alleau, curé de Sainte- Anne, étant rentré en France, M. Jouvent lui succéda en qualité de curé de Sainte-Anne, sans perdre pour cela, son titre de vicaire général, et M. Bouillon fut nommé à sa place curé d'office de la cathédrale.

Le 8 décembre 1877, le Rév. M. Joseph Duhamel, neveu de Mon“cigneur, fut ordonné prêtre et attaché à la cathédrale. Il venait d’être nommé secrétaire, au départ de M. Whelan, (1880) lorsqu'il mourut, à la fleur de l’âge, le 24 septembre 1881.

Le 23 juillet 1878, M. Foley quitta la cathédrale pour occuper le poste nouvellement créé de Vankleek Hill ; il fut remplacé, en qualité de vicaire et de secrétaire, par le Rév. J. Whelan, qui venait de Saint-Patrick.

Le 29 juillet 1878, le Rév. H. S. Marion fut ordonné prêtre et attaché à la cathédrale.

Le 6 juin 1880, le Rév. John Cadigan fut ordonné prêtre et attaché à la cathédrale. 11 succéda alors, en qualité de vicaire, à M, Whelan que la maladie força à se retirer, et un peu plus tard (septembre 1881) en qualité de secrétaire, à M. J. Duhamel, décédé.

Ce même jour, 6 juin 1880, M. Jouvent, vicaire-général et curé de Sainte-Anne, quittait Ottawa pour entrer dans son pays. Il eut deux successeurs : M, J. Lalor O'Connor, curé de Saint- Patrick, fut nommé vicaire-général, tout en gardant sa paroisse, et M. J. O. Routhier, curé de l’Orignal, fut chargé de l’importante congrégation de Sainte-Anne d'Ottawa.

M. O'Connor, ne tarda point à mourir (19 ’anvier 1881) ; sa dignité de vicaire-général passa alors (31 mai 1881) à M. Routhier, qui l’a conservée jusqu’à nos jours.

M. Routhier resta cependant curé de Sainte-Anne jusqu’av 27 juillet 1882. Un an plus tard (28 août 1883) il remplaçait M. Bouillon, dans la charge de curé d'office.

Le 30 octobre 1881, M. H. Sloan fut ordonné et attaché à la cathédrale. Au départ de M. Cadigan, M. Sloan prit le titre de secrétaire. Quelques jours auparavant (31 septembre) M. Marion avait quitté l'évêché pour prendre possession de la paroisse de Douglas. À cette même époque (24 septembre 1881) la mort avait ravi le Rév. M. Duhamel, à l'affection de ses collègues.

Le 15 août 1882, M. J. Cadigan quitta à son tour la cathédrale et devint curé d'Onslow.

A cette date (août 1882) le personnel de l'évêché d'Ottawa se composait comme suit :

M. J. O. Routhier, vicaire-général.

M. G. Bouillon, curé d'office,

Rév. Père Molloy.

MM. L. N. Campeau et Sloan, vicaires.

En 1879 (19 août) la cathédrale d'Ottawa avait été élevée, comme nous l'avons dit plus haut, par decret du Souverain Pontife au rang insigne de basilique.

Nous allons raconter maintenant en quelques mots les évènements qui ont marqué dans l’histoire de la cathédrale à cette époque.

Lorsque une église est fondée et parfaitement établie, elle perd, pour ainsi dire, son intérêt historique, car les évènements s'y déroulent avec une heureuse monotonie. Tel est le cas de la cathédrale d'Ottawa. Cette grande et belle paroisse se développait tous les jours, et les prêtres qui la déservaient redoublaient de zèle pour faire face à leurs occupations toujours croissantes, sans que l’histoire ait à mentionner, dans l'ordre des choses spirituelles, aucun fait de grande conséquence.

A peine remarquons-nous dans les éphémérides de la paroisse,

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le service chanté en l'honneur de Mgr. Guigues, à l’occasion de l'érection de son monument funéraire, 2 mai 1877 ; l'érection canonique de l'association de saint François-de-Sales, dont l’objet est de favoriser les missions diocésaines ; et enfin, la bénédiction des stations du chemin de la croix dans le soubassement, 15 juillet

Mais si les évènements purement spirituels méritent peu d’être notés, il n’en est point de même des grands travaux matériels qui devaient complètement transformer la cathédrale et qui furent commencés à cette époque.

Nous savons que, depuis 1865, Mgr. Guigues, à court de * fonds, avait enjoint au P. Dandurand de suspendre toute amélioration. Cette grande église présentait à l’intérieur un aspect lamentable de délabremeat et de nudité. Ce fut en 1876 que Mgr. Duhamel fit reprendre vigoureusement les travaux, avec l'intention de les mener à bonne fin. Tout d’abord, l'accroissement de la population rendait nécessaire la construction de deux vastes galeries latérales ; on confia cet ouvrage à un artiste renommé, M. Georges Bowes, l'architecte du parlement, lequel l’exécuta dans le courant de l'année. Malheureusement ces galeries, une fois terminées, ne satisfirent presque personne ; elles parurent à la fois laides et incommodes. On résolut donc de les refaire sur un nouveau plan, et l’on chargea le R. M. Bouillon de cette difficile entreprise.

Dès lors, M. Bouillon prit la direction de l’œuvre de l’achèvement et de la décoration de la cathédrale, œuvre dans laquelle il devait s'illustrer,

En 1877, le menuisier Charlebois, recommença, d'après ses plan, les galeries et les mit dans l'état où ils sont aujourd’hui, Ces galeries, chef-d'œuvre d'élégance, loin de nuire à l'effet général de la nef, semblent au contraire la rehausser, en garnissant le vide des grands murs,

L'année suivante, 1878, il fallait songer À reprendre les enduits de la voûte et des murailles, qui tombaient en lambeaux. M. Bouillon confia l'ouvrage, ($ janvier 1878,) au plâtrier Jacob Fink, lequel à la tête de cinquante ouvriers, y travailla pendant

six mois. Au bout de ce temps, l’église étant devenue méconnaissable, mais en mieux.

L'année 1879, fut consacrée à la pose des vitraux. Ces verrières furent acquises aux frais des principaux citoyens de la paroisse, comme en font foi les inscriptions. k

En 1880, les planchers et ies bancs furent renouvelés, et la toiture toute entière de l'immense édifice fut remplacée.

Le maître-autel fut également construit cette année-là. Les autres autels et les stalles du sanctuaire, commencés à cette époque, ne furent toutefois livrés qu’en 1883. Quant à la magnifique procession des saints que l’on admire autour des lambris du chœur, ces statues, commencées en 1881, par l'artiste canadien si connu, M. Hébert, alors tout jeune, ne furent achevées que six ans plus tard, en 1887. Toutes ces décorations furent exécutées d'après les plans de M. Bouillon. Les autels, style gothique du quinzième siècle, sont dans le goût espagnol ; les stalles sont une copie des stalles de la cathédrale d’Auch.

Les statuettes en carton pierre, viennent de la maison Verbout de Paris ; les grandes statues, œuvre d’'Hébert, comme nous avons dit, sont en bois ; enfin, 1es sculptures des stalles et des chapiteaux sont dues À l’habile ciseau de Philippe Parizeau.

Les décorations de la sacristie de la cathédrale datent de

Pour en finir avec tous ces travaux, nous dirons qu’en 1891, MM. Casavant et frères, de Saint-Hyacinthe, remplacèrent le vieil orgue, par un instrument magnifique, du prix de $12,000, et que, la même année, un système complet de lumières électriques fut installé dans la basilique.

Le soubassement de la cathédrale fut replâtré en 1887 ; les bancs et les planchers en furent renouvellés en 1804.

La mémoire de Mgr. Guigues a été honorée, Son tombeau, placé dans la muraille du soubassement, près de l'autel de Notre- Dame de Lourdes, est l'œuvre du sculpteur Marier (1876). Sa statue, coulée en bronze (1889) par M. Verbout, de Paris, orne le carré à gauche de la cathédrale, et est, paraît-il, d'une resseinblance extraordinaire.

26 , Telle qu’elle est aujourd’hui, la basilique d'Ottawa, insignifiante et sans cachet à l'extérieur, tient assurément le premier

rang au Canada, entre deux ou trois autres monuments, pour la richesse et le cachet artistique de l’intérieur.

Les dépenses ont d’ailleurs été fort considérables, puisque, sans compter le prix de l’orgue, elles atteignent le chiffre de cinquante mille piastres.

Le lecteur nous saura gré, croyons-nous, de lui avoir donné ici l’histoire de tous ces travaux. Nous avons pensé qu’elle aurait perdu une partie de son intérêt à être divisée.en deux chapitres.

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