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vitrai ne le montre dans les deux sections de la seconde ligne, résentant à SENOUX (G), devant le prélat qu s’avance, entouré de
È La Pciome ligne représente le voyage que saint Marin fit en Pan- nonie, pour la conversion de son père et de sa mère, laquelle seule, d’après saint Sulpice Sévère, archevêque de Bourges, consentit à sortir . des ténèbres de l'idolâtrie. L'œuvre du peintre intervertit ici l’ordre des temps, car Martin n’était pas encore prètre, mais simplement exorciste, lorsqu'il entreprit cette longue course. Il traversait à pied les Alpes : lorsqu’ il fut assailli par une bande de brigands. On le voit au milieu d'eux (section G). Et le bras qui brandit la hache pour lui trancher la tête, est arrêté par la main de l’un d’entre eux que la tranquillité du saint a saisi d’admiration. On dit qu’il demanda le baptème, et se fit . moine quelque temps après. C’est peut-être lui que nous voyons (section D) sous la figure d’un guerrier portant un étendard à côté de l’un È de ses compagnons armé d’un glaive, à moins que ce soit l’image d’une - tentative de meurtre concertée par ces deux guerriers, et non suivie d'exécution.
Ag Quatriéème ligne (section G). — Le mendiant qui s'appuie sur un bà- - ton et qu’entourent de nombreux personnages, tandis que saint Martin . (section D) célèbre le saint sacrifice, rappelle un trait de charité récom- pensé par un miracle que le P. Giry a longuement raconté. Le saint se rendait à l’église, lorsqu'un mendiant à demi-nu, transi de froid, lui demande l’aumône. Touché de compassion, il ordonne à son archi- . diacre d'aller donner un habit à ce pauvre, pendant qu'il se disposera lui-même à célébrer les saints mystères, en priant dans la sacristie. L'archidiacre s'éloigne, mais ne remplit point sa mission, et le mendiant vient de nouveau implorer la pitié de saint Martin qui se dépouille Ê alors de ses habits, et l’en fait revêtir en sa présence. Cependant l’ecclé- siastique revient auprès de l’évèque, et lui dit que le peuple attend la Ë célébration de la messe. « Je ne puis, lui répond saint Martin, monter . à l'autel, avant que le pauvre qui est là ne soit vêtu. — Mais le pauvre . est content et s’est retiré. — N'importe! Allez quand même chercher un habit.-On trouvera bien un autre pauvre pour le lui donner. L’ara chiadre court en chercher un très grossier et de vile étoffe, et le jette ‘avec colère aux pieds du saint qui s’en revêt sous son aube'; et voici ‘que pendant le saint Sacrifice, sa tête apparaît aux yeux émerveillés des assistants entourée d’un globe de feu.
me Cinquième ligne. — Les interprètes s'accordent à reconnaitre ici le baptême par saint Martin (G) du brigand converti dont nous avons … déjà parlé, lequel est venu le trouver (D) conduit par un lévite de la
maison épiscopale.
bouche, et, parlant en sa personne à l'esprit impur, il lui dit :. as quelque puissance, dévore cette main, et fais-moi sentir ta crua aurait dit alors que chaque doigt du saint était une barre en
permettait, il est vrai, la langue latine :
Nec tamen ob digitos exire per ora liceret.
Fœda ministerii fœdus, vestigia linquens, Sordidus egreditur, quà sordibus est via fluxus, Tale îter arreptum, sic decet ire viator!
Seplième ligne. Guérison d'un lépreux. — (G) Un jour que saint | entrait dans Paris au milieu d’une grande foule de peuple at son passage par la vénération dont il était partout l’objet, il lépreux horriblement défiguré qui lui tendait les bras.
Touché de compassion, le saint s 'approcha, le bénit, l'embrass
était SE Deux évêques en habits pontificaux occupent la section assis sur un trône, c’est saint Brice: l’autre debout dans l’attit
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EE ciel; saint Martin pardonnait tout à ce cher disciple, et lui déclara même un jour qu'il serait son successeur. La prophétie se réalisa, et Brice, appelé par acclamation à l'évêché de Tours, devint lui-même un grand saint.
Huitième ligne. — (G) Un personnage se prosterne jusqu’à terre devant saint Martin : Ce tableau se rapporte probablement à la destruction d’un arbre consacré au démon par les habitants encore païens d’un village qui consentirent à le renverser, à condition que l’évêque le recevrait sur ses épaules. On le coupe, il est près d’écraser le saint qui, par un signe de croix, le fait se rejeter du côté opposé. A la suite de ce prodige, les habitants émerveillés se prosternèrent au pied de saint Martin, et demandèrent en grand nombre le baptème.
C'est à Chartres qu’eut lieu la scène représentée dans la section (D). Saint Martin venait d'y ressusciter un enfant, et la foule accourue au bruit de ce miracle, fit éclater son admiration par des acclamations enthousiastes suivies de nombreuses conversions.
Neuvième ligne. — Le peintre de Bourges, se conformant aux anciennes traditions des villes de Milan et de Tours, représente saint Ambroise transporté miraculeusement aux funérailles de saint Martin. On le voit s’avancant (D), la crosse en main et précédé d’unlévite qui porte la croix et le bénitier, et récitant ensuite des prières (G) devant la couche funèbre sur laquelle repose le corps du bienheureux défunt.
Dixième et dernière ligne. — Le tableau se termine par la bénédiction de Notre-Seigneur Jésus-Christ et les adorations des anges qui balancent l’encensoir.