‹ Vitraux de Bourges; vitraux du XIIIe siècle de la cathédrale de Bourges;Chapitre 51 sur 70 · TOR · texte numérisé non relu

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toutes ces circonstances et leurs historiens fidèles, les Apôtres et les Evangélistes les décrivaient à leur tour dans les livres du Nouveau » Testament. C'est ce que les peintres verriers du xme siècle, pieux et savants interprètes de cette doctrine, ont représenté dans la galerie … supérieure de la cathédrale de Bourges, désignée sous le nom de claire-voie pour indiquer que de ce foyer lumineux descendent avec les premiers rayons du soleil les premiers rayons de la grâce et de la foi.

Aux Prophètes, aux Apôtres, aux Evangélistes, ont succédé dans l'Eglise de Bourges les évêques choisis de Dieu pour continuer leur ministère auprès des fidèles.

Ce sont eux que le pinceau de l'artiste a représentés dans la galerie des fenêtres qui rayonnent aux baies de la seconde nef, au-dessous de la’ claire-voie. C'était jadis une glorieuse série d’augustes pontifes honorés sur les autels de la basilique qu'ils ont sanctifiée de leurs vertus. La barbarie du xvue siècle en a brisé les trois quarts, lorsque le manque d'orthodoxie dans l'office capitulaire amena, comme conséquence, le manque de goût dans l'ordre du grand art enfanté par la piété catholique.

Au-dessous de la galerie des saints archevèques s'étendent heureusement encore aujourd'hui les savantes verrières que nous avons décrites, en faisant ressortir, autant qu'il était en nous, les mystiques interprétations des paroles de l'Évangile, accompagnées des tableaux des traits les plus édifiants de la vie des martyrs et des saints.

Passons maintenant dans la galerie des verrières de la grande nefet des deux nefs latérales dont elle est accompagnée à partir de la sortie du chœur. C'est l’espace réservé à l'assemblée des fidèles qui viennent y prier ensemble et chanter les louanges de Dieu. Si des raisons que l’on soupçonne bien, n'ont permis aux fondateurs d’orner les larges baies de la nef moyenne que de simples grisailles, l'esprit de foi et de piété bien comprises, s’y est concentré dans des oculi qui sont autant de rosaces charmantes, entourées de lobes nombreux aux plus riches couleurs. C’est le lieu de la prière et voilà pourquoi la prière y chante ses plus belles hymnes sur les lèvres et sur les cordes de la harpe du saint roi David, le chantre immortel du Christ et de son Église. Nous n'avons pas besoin d’insister sur la sublimité d'aussi vastes conceptions ; qu'il nous suffise de les avoir indiquées en laissant au spectateur le soin d'en jouir et de s’en agrandir le cœur. Cela dit, indiquons le sujet de chaque verrière trop facile à comprendre pour avoir besoin d’explications plus détaillées.

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