‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 116 sur 712 · I BRU · texte numérisé non relu

I BRU

bord , pour le mettre ensuite au net ; Le ])a-

I pier même sur lequel on a écrit le brouillon.

I Dans la Tenue des livres. V. Brouillard.

BROUIR. V. a. Sécher et brûler les productions végétales. | Se dit Du soleil. (Brou-ir.)

BROUISSURE. s. f. Dommage que la gelée cause aux fleurs , etc. (Brou-i-su-re.)

BROUSSAILLES, s. f. pi. {Brusciis.) Épines , ronces , etc. (Brou-sa-lle [11 m.]. )

BROUSSIN. s. m. Excroissance ligneuse qui vient sur le tronc ou sur les branches de certains arbres. (Brou-sin.)

BROUT. s. m. Pousse des jeunes taillis au printemps. (Brou.)

BROUTANT, ANTE. adj. Qui broute.

BROUTER, v. a. et n. {Brutteln, gr.) Paître; manger l'herbe ou les feuilles des arbres.

BROUTILLES, s. f. pi. Menues branches d'arbres dont on fait des fagots. | fig. et i'am., Plusieurs petites choses inutiles et de peu de valeur. (Brou-ti-lle [11 m.]. )

BROYER. V. a. (Se conj. c. Employer.) Triturer de manière à réduire en poudre ou en pâte. | Fig. et fam. , Broyer du noir, Se livrer à des pensées sombres, mélancoliques. (Broua-ié.)

BROYEUR, s. m. Celui qui broie, r.

Broie. (Broua-ieur.)

BROYON. s. m. Espèce de molette de bois qui sert à prendre l'encre et à l'étaler, quand on fait usage de balles , au heu d'employer le rouleau. (Broua-ion.)

BRU. s. f. La femme du fils par rapport au pèrç et à la mère de ce fils. n. autr. Bellefille.

BRUANT, s. m. V. Bréant.

BRUCELLES, s. f. pi. Petites pinces dont les branches font ressort. (Bru-së-le.)

BRUGNON, s. m. Espèce de pèche ou de pavie qui a la peau lisse et fine. ( Bru-/20n [n m.].)

BRUINE, s. f. {Pruina. ) Petite pluie trèsfine, et qui tombe lentement.

BRUINER, v. impers. Se dit De la bruine qui tombe. | Les blés ont été bruinés , Gâtés par la bruine.

BRUIRE. V. n. {Burrire.) (Temps usités : Bruire. Il bruit. Il bruyait, ils bruyaient.) Rendre un son confus.

BRUISSEMENT, s. m. Bruit confus. (Brui-se-man.)

BRUIT, s. m. Son ou assemblage de sons , abstraction faite de toute articulation distincte, et de toute harmonie, j Loin du bruit, Loin du tumulte et du commerce du monde. | Sans bruit, Sans qu'on soit entendu. | Fam., Faire beau bruit, Gronder, s'emporter. | CJiasser à grand bruit. Chasser à cor et à cri avec une meute et des piqueurs. | Tumulte, trouble, mouvement séditieux. | Querelle, démêlé. Fam. | Nouvelle qui circule dans le public, j Éclat que font certaines choses dans le monde, j À grand bruit avec ostentation.

BRU iiT)

I A petit bruit. Secrètement , sans érlal. [ KO putation. (Vi.) | (Brui.)

BRÛLANT, ANTE. adj. Qui bn'ile, qui a une extrême chaleur. | Très-vif, très-ardent, très-animé,

BRÛLEMENT. s. m. Action de brûler; ou État de ce qui brûle. (Brû-le-man.)

BRÛLER, v. a. (Perustulare.) Consumer ou endommager par le feu. | Il se dit De l'impulsiou douloureuse et de l'altération que produit à la peau le contact du feu ou. d'un corps chaud, | Faire du feu de qq. ch. jProv. et fig. , Brûler ses ^vaisseaux , S'engager dans une affaire de manière à s'ôter tout moyen d'y renoncer. | Brûler de la cire, etc.. Se servir de bougie, elc, pour éclairer. | Briller du vin, Mettre du v'm sur le feu pour en faire de l'eau-de-vie. | Fig. et pop. , Brûler la politesse à qqn., s'en aller sans le prévenir. I Fig. , Brûler une carte , La mettre de côté. I Agir comme le feu , en consumant et corrodant les matières animales ou végétales. | Échauffer excessivement , dessécher par une chaleur excessive. | Fig. , Ce cheval brûle le pavé. Il court très-vite. | Son style brûle le papier , Son style est plein de chaleur. | Brûler les planches. Jouer avec beaucoup de chaleur. I Se dit De l'effet d'un froid excessif. | Être consumé jiar le feu. | Mettre le feu à; cuire, j Être allumé. | Fig., Désirer, être impatient. | Prov. et fig., Le tapis brûle, Un des joueurs a oublié de mettre au jeu. | Se dit Des mets auxquels l'action du feu donne une couleur rousse ou noire, et un goût désagréable. I Être possédé d'une violente passion. I À certains jeux d'enfants , S'approcher de l'objet qu'on cherche. | Pron., Être brûlé ; Être atteint par le feu , par un corps très-chaud. | F^in brûlé. Vin qu'on a mis sur le feu avec de^ épiceries. | Crème brûlée, Mets déUcat , qui se fait avec du lait , des œufs et du sucre passé au feu. | Fig. et fam. , Cerveau brûlé , Homme extravagant, qui porte tout à l'excès, j Brûlé, subst. Ce qui a été brûlé.

BRÛLERIE, s. f. Lieu où l'on brûle du vin pour en faire de l'eau-de-vie ; fabrique d'eau-de-vie.

BRÛLE-TOUT. s. m. Petit cylindre d'ivoire ou de métal sur lequel on met un bout de bougie ou de chandelle qu'on veut brûler entièrement. (Brû-le-tou.)

BRÛLFIUR. s. m. Un brûleur de maisons y Un incendiaire.

BRÛLOT, s. m. Bâtiment rempli de matières combustibles, et destiné à incendier d'autres vaisseaux. | Fig. et fam., Homme de parti, ardent, inquiet. | Morceau d'aliment très-poivré ou très-salé. (Brû-lô.)

BRÛLURE, s. f. Impression que \e feu, ou toute substance échauffée à un haut degré, fait sur la peau, etc. | Altération produite sur les végétaux, ftolt par l'action du soleil , soit par l'effet de la gelée on du veat.

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