‹ Vocabulaire de la langue françaiseChapitre 130 sur 712 · NETTE · texte numérisé non relu

NETTE

CARÊME, s. m. (Quadragesima.) Temps d'abstinence, qui comprend quarante -six jours entre le mardi gras et le jour de Pâques, et pendant lequel les catholiques jednent tous les jours , hors les dimanches. | Faire carême, S'abstenir des viandes défendues pendant le temps du carême. | Le carême est bas, se dit Quand le carême commence dans les premiers jours de février; et, Le carême est haut, Quand il commence au mois de mars. 1 Fig. et fam. , Mettre le carême bien haut. Exiger des choses trop difficiles. Promettre une chose qui n'arrivera pas de long temps. | Prov. , Cela vient comme mars en carême, se dit D'une chose qui ne manque jamais d'arriver à une certaine époque. | Prov. , jérriver comme marée en carême , Arriver à propos. | Fig. et fam. , Une face dt. carême. Un visage blême. | Tous les sermons qu'un prédicateur prêche pendant un carême.

CARÊME-PRENANT, s. m. Les trois jours gras qui précèdent immédiatement le mercredi des Cendjes. Fam. | Mardi gras. | Il se dit aussi , par extension , Des gens

CAR

masqués et déguisés qui courent les rues pendant les jours gras, j Fig. et fani. , Personne vêtue d'une manière extravagante.

( Ca rê-nie pre-nan. )

CARÉNAGE, s. m. Lieu où l'on donne la carène à un bâtimenL | L'action de caréner, ou Le résultat de cette action. V. Ca- KÈNE. ( Ca-ré-na-je. )

CARENCE, s. f. ^Carens.) Procès-verbal de carence , Procès-verbal qui constate qu'un débiteur ou qu'une personne décédée n'a laissé aucun effet mobilier. ( Ca-ran-se. )

CARÈNE, s. f. ( Carina. ) La quille et les ilancs du navire jusqu'à la ligne de flottaison. I Mettre un navire en carène^ Le mettre sur le côté pour le raccommoder dans ses œuvres vives. I Le travail qu'on fait pour raccommoder la carène d'un navire, j Le pétale inférieur des fleurs papilionacées.

CARÉNÉ, ÉE. adj. Qui a la forme d'une carène.

CARÉNER. V. a. ( Carinare. ) Donner carène à un bâtiment.

CARESSANT, ANTE. adj. Qui aime à caresser. | Se dit aussi De l'air , des manières , etc. ( Ca-rë-san. )

CARESSE, s. f. Témoignage d'affection que l'on donne à qqn. par ses actions ou par ses paroles. ( Ca-rë-se. )

CARESSER. V. di.{Carus.) Faire des caresses. |Fig. , Flatter, cajoler. | Caresser une chimère, S'y complaire. | Caressé , ée. Part. Adj. et fig. , se dit De tableaux d'un fini précieux. (Ca-rë-sé. )

CARET, s. m. Sorte de tortue dont l'écaillé sert à faire des peignes , etc. ( Ca-rë. )

CARET, s. m. Dévidoir à l'usage des cordiers. j Fd de caret , Gros fil qui sert à fabriquer tous les cordages employés dans la mai'ine.

CARGAISON, s. f. ( Caricare. ) L'ensemble de toutes les marchandises qui composent la charge principale d'un navire de commerce. ( Carg-è-zon. )

CARGUE. s. f. Cordage qil'i sert à plier, à retrousser les voiles contre leurs vergues. ( Carg-e. ) •

CARGUER. V. a. Plier, retrousser les voiles contre leurs vergues , par le moyen des cargues. ( Carg-é. )

CARIATIDE, s. f. ( Cariatides. ) Figure de femme , ou même d'homme , qui soutient une corniche sur sa tête.

CARIBOU, s. m. Animal sauvage du Canada qui a de grands rapports avec le renne.

CARICATURE, s. f. {Caricatura, it.) Image satirique dans laquelle l'artiste représente d'une manière grotesque les personnes ou les événements qu'il veut tourner en dérision. I Charge. | Fig., Personne ridiculement accoutrée.

CARIE, s. f. ( Caries, ) Ulcération des os. I Maladie des blés et des arbres.

CAR

CARIER. V. a. Gâter, pourrir.

CARILLON, s. m. Battement de cloches à coups précipités, avec mesure et accord. I Réunion de cloches accordées à différents tons; L'air qu'on exécute sur ces cloches. | Montre, etc., à cari/Ion , Monirs, etc., qui sonne des airs à de certains intervalles. | Fig. et fam., A double , à triple carillon , Très-fort, excessivement. | Fig. et fam., Crierie, grand bruit. (Ca-ri-Uon [11 ra.].)

CARILLOiNNER. v. n. Sonner le carillon, I Exécuter un air sur un carillon, j Fam., Fête carillonnée , Une grande fête de l'Église catholique. (Ca-ri-Uo-né [II m.].)

CARILLONNEUR. s. m. Celui qui carillonne. (Ca-ri-Uo-neur [11 m.].) CARISTADE. s. f. Aun.ône. Fam.

CARLIN, s. m. ( Carlino , it. ) Monnaie d'Italie.

CARLIN, s. m. Petit doguin , petit chien à poil ras et à museau noir et écrasé.

CARLINGUE, s. f. Sorte de quille intérieure, qui règne presque tout le long du navire, au-dessus de la quille proprement dite. ] L'assemblage de charpente qui reçoit le pied d'un bas mât. ( Car-hng-e. )

CARMAGNOLE, s. f. Sorte de veste.

( Car-ma-«o-le [n m.]. )

CARME, s. m. Religieux de l'ordre du Carmel. | F au des carmes, Eau spiritueuse. F. MÉLISSE. I Carmes déchaussés ou déchaux. Carmes de la réforme de Sainte-Thérèse, qui ue portent point de bas.

CARMELINE. adj. f. Se dit D'une laine qu'on tire de la vigogne.

- CARMÉLITE, s. f. Religieuse de l'ordre du Carmel.

CARIVIES. s. m. pi. Coup de dé par lequel on amène les deux quatre. ( Car-me. )

CARMIN, s. m. Matière colorante d'un rouge éclatant , rouge très-vif.

CARMIN ATIF, IVE. adj. et subst. m.

( Carminare. ) Qui est employé contre le» maladies venteuses.

CARNAGE, s. m. ( Caro. ) Massacre , tuerie. ( Car-na-je. )

CARNASSIER, 1ÈRE. adj. Qui se paît de chair crue, et qui en est fort avide. | Subst., Carnassiers, Ordre d'animaux mammifères qui se nourrissent de chair crue. | Qui mange beaucoup de chair. ( Car-na-sié. )

CARNASSIÈRE, s. f. Petit sac où l'on met le gibier qu'on a tué à la chasse. ( Car-na-siè-re. )

CARNATION, s. f, ( Carnatio. ) Représentation de la chair de l'homme par le coloris. I L'ensemble des parties de chair que présente un tableau. ( Le teint d'une personne. I T. de blas,. Toutes les parties du coqis humain qui sont représentées au naturel. ( Car-na-sion. )

CARNAVAL, s. m. Temps destiné aux divertissements , lequel commence le jour des Rois et finit le mercredi des Cendres.

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CARNE, s, f. L'angle extérieur d'une pierre, etc.

CARNÉ , ÉE. adj. Qui est de couleur de chair.

CARNET, s. m. Petit livre de compte que l'on porte avec soi, et dans lequel on recueille des notes. | Carnet d'écUéances ^ Livre sur lequel les négociants inscrivent les effets qu'ils ont à payer. ( Car-në. )

CARNIFICATION. s. f. ( Carnificare. ) Altération morbide qui fait prendre au tissu d'un organe la consistance des parties charnues et musculeuses. ( Cai-ni-fi-ca-sion. )

CARNIFIER ( SE ). v. pron. ( Carnificare. ) Acquérir la consistance des parties charnues.

CARNIVORE, adj. des 2 g, et sukst.

( Carnivorus. ) Qui peut se nourrir de chair. Les animaux carnivores. L'homme est à la fois frugivore et Carnivore.

CARNOSITÉ. s. f, ( Car«o.5M5.) Excroissance charnue qu'on croyait développée accidentellement dans le canal de l'urètre. ( Car-no-si-té. )

CAROLUS. s. m. {Carolus, n. pr. ) Monnaie qui valait" dix deniers d'argent. Les carolus ont eu ce nom parce que tes premiers furent frappés en France au coin de Charles FUI.

CARONADE. s. f. ( Carronade , angl. ) Gros canon court , originairement en usage dans la marine.

CARONCULE, s. f. {Caruncula.) Petite chair. Caroncule lacrymale. Petite éminence rougeâtre plac. d. le grand angle de l'œil.

CAROTIDE, adj. et s. f. {Carotides.) Chacune des deux principales artères qui conduisent le sang au cerveau.

CAROTIDIEN. adj. m. Canal carotidien , Conduit de l'os temporal qui donne passage à l'artère carotide. ( Ca-ro-ti-di-in. )

CAROTIQUE. adj. des 2 g. Qui a rapport au carus. ( Ca-ro-tic-e. )

CAROTTE, s. f. ( Caroia. ) Plante potagère de la famille des Ombellifères , dont la racine, pivotante et charnue, a le même nom et s'emploie comme aliment, j Fig. et fara. , iVe wre que de carottes, Vivre mesquinement. I Carotte de tabac , Assemblage de feuilles de tabac roulées les unes sur les autres en forme de carotte. ( Ca-ro-te. )

CAROTl'ER. v. n. Jouer mesquinement.

Fam. ( Ca-ro-té. )

CAROTTEUR, EUSE. s. Celui, celle qui joue timidement , et ne hasarde que peu d'argent à la fois. Fam. On dit aussi , Carottier, ière. (Ca-ro-leur; ze. )

CAROUBE ou CAROUGE. s. m. Fruit du caroubier; gousse longue et plate, conten.int une pulpe qu'on mange et qui a une saveur très-douce. (Ca-rou-je.)

CAROUBIER, s. m. Arbre de la famille des Légumineuses , qui porte des caroubes , «t dont le bois , rouge et dur, est propre aux

CAR

ouvrages de menuiserie et de marqueteiie. ( Ca-rou-bié. ) ;

CAROUGE. s. m. r. Caroube.

CARPE, s. f. ( Carpa , b. 1. ) Sorte de poisson d'eau douce, couvert de grandes et larges écailles. | Fig, , Saut de carpe , Certain saut que les baladins exécutent a plat ventre en s'clevant horizontalement.

CARPE, s, m. ( Karpos , gr. ) La partie qui est entre l'avant-bras et la paume de la main; nom. autr. Poignet.

CARPEAU. s. m. Petite carpe. | Variété de la carpe , que l'on pêche dans le Rhône et dans la Saône. (Car-pô. )

CARPILLON. s. m. Très-petite carpe.

(Car-pi-llon [11 m.]. )

CARQUOIS, s. m. (Carcaissum, b. 1. ) Étui à flèches. ( Car-coua. )

CARRARE, s. m. Marbre blanc tiré des environs de Carrare, en Toscane. (Ca-ra-re.)

CARRE, s. f. (Qaadratus.) La carre d'un chapeau. Le haut de la forme d'un chapeau. d'un habit. Le haut de la taille.

d'un soulier , Le bout d'un soulier qui

se termine carrément. | Pop. , Cet homme a une bonne carre , Il a les épaules larges et fortes, ce qui lui donne de la prestance. | Je vois la carre , Je tiens ce que propose de jouer celui qui s'est carré. ( Ca-re. )

CARRÉ , ÉE. adj. Qui a quatre côtés et quatre angles droits. | Bonnet carré, Bonnet à quatre ou à trois cornes, que portaient les docteurs , etc. , dans l'exercice de leurs fonctions. | Bonnet pyramidal , surmonté d'une houppe, que les ecclésiastiques portent dans les cérémonies religieuses. | Jeu de paume carré, ou Carré, Jeu de paume où il y a un petit trou et un ais au lieu de dedans. | Foiles carrées, ou toiles à trait carré. Voiles qiiadrangulaircs dont les vergues sont hissées par le milieu , et croisent le mât à angles droits. I Bataillon carré. Bataillon qui avait autant de files que de rangs, autant de profondeur que de front. | Subst. , Carré d'infanterie. Régiment d'infanterie disposé de manière à faire face de quatre côtés, soit intérieurement , soit extérieurement, j Pied carré, etc. , Surface carrée dont le côte a un pied, etc. | Nombre carré, ou Carré, Le produit qui résulte d'un nombre multiplié par lui-même. | Racine carrée , Le nombre qui, multiplié par lui-même, produit un certain nombre carré assigné. | Période carrée. Période de quatre membres ; Toute période nombreuse et bien soutenue, j Brelan carre ou quatrième. Celui que le joueur a dans la main lorsque la carte qui retourne est de même sorte que les trois qui forment son brelan. |Fam. , Partie carrée. Partie de plaisir faite entre deux hommes et deux* femmes. I Fig. et fam. , Tête carrée , Homme qui a beaucoup de justesse et de solidité dans le jugement. | Subst. , Figure carrée. | Un carré de papier. Un morceau de papier

CAR

carré. | Espace de terre en carré , dans lequel on plante des fleurs, etc. {Carré d'eau. Une pièce d'eau en carré. | Palier. j Carré de mouton, Pièce du quartier de devant d'un mouton, lorsque le collet et l'épaule en sont séparés; autr., Un haut coté.\ Carré de toilette, Petit coffre dont les femmes se servaient à leur toilette. | Morceau d'acier fait en forme de dé, où est gravé en creux ce qui doit être en relief sur la médaille ou sur la monnaie. (Vi. ) On dit Coin. \ Adj, et subst., se dit De différents muscles dont la figure se rapproche de celle du carré. | Dimension de papier qui est celle qu'on emploie , dans l'imprimerie, pour le plus grand nombre des ouvrages. ( Ca-ré. )

CARREAU, s. m. Pavé plat , fait de terre cuite, de pierre, etc. , dont on se sert pour paver le dedans des maisons, etc. | Franc carreau , Jeu où l'on jette en l'air une pièce de monnaie, et où celui dont la pièce tombe le plus loin des bords du carreau gagne le coup. 1 Sol, plancher pavé de carreaux. | Fig. , Coucher (jqn. sur le carreau, L'étendre sur la place , mort ou très-blessé. | Carreau de vitre, ou Carreau, Pièce de verre qu'on emploie aux fenêtres, etc. | Carreau électrique. Carreau de verre dont les surfaces sont recouvertes d'une lame métallique. | Carreau d'arbalète. Flèche dont le fer avait quatre pans. I Une des couleurs du jeu de cartes , marquée par de petits carreaux rouges. | Fig. et fam. , Valet de carreau , Homme qui ne mérite point de considération. | Coussin carré dont on se sert pour s'asseoir ou pour se mettre à genoux. | Fer à repasser dont les tailleurs se servent pour rabattre les coutures des habits, j Carré ; se dit en parlant De plusieurs carrés formant un assemblage symétrique. \ Brochet carreau. Brochet trèsgros. (Ca-rô.)

CARREAU, s. m. Maladie qui rend le ventre des enfants dur et tendu.

CARREFOUR, s. m. ( Quadratum forum.) L'endroit où se croisent plusieurs rues , deux ou plusieurs chemins. (Ca-re-four.)

CARRELAGE, s. m. Action de carreler ; Ouvrage de celui qui pose le carreau ; ou Le carreau même. (Ca-re-la-je.)

CARRELER, v. a. Paver avec des carreaux. I Raccommoder de vieux souliers.

On ne le dit , en ce sens , que Des savetiers ambulants. (Ca-re-lé.)

CARRELET, s. m. Poisson de mer qui est plat , et qui a de petites taches rouges. | Filet en forme de nappe carrée dont on se sert pour prendre le poisson. | Grosse anguille angulaire du côté de la pointe. ( Ca • re-lë.)

CARRELETTE. s. f. Lime, plate et fine.

(Ca-re-lë-te.)

CARRELEtTR. g. m. Celui qui pose le carreau. (Ca-re-leur.)

CARRELURE. s. f. Les semelles neuves

CAR i37

qu'on met z de vieux souliers, à de vieilles bottes. (Ca-i-e-lu-re.)

CARRÉMENT, adv. En carré, à angle droit. (Ca-ré-man.)

CA.RRER. v. a. ( Quadfare.) Donner une figure carrée. | Trouver un carré équivalant à une surface terminée par des lignes d'une courbure quelconque, j Former le carré d'un nombre en multipliant ce nombre par lui-même. |Pron., Marcher avec un maintien qui annonce de la prétention, de l'arrogance. Fam. I Pron., Au jeu de bouillotte, exprime L'action de celui qui s'assure la priorité en doublant sa mise. (Ca-ré.)

CARRICK. s. m. Sorte de redingote fort ample qui a plusieurs collets ou un collet très-long. (Ca-ric.)

CARRIER, s. m. Homme de journée qui travaille à tirer la pierre des carrières; ou L'entrepreneur qui fait ouvrir une carrière pour en tirer de la pierre. (Ca-rié.)

CARRIÈRE, s. f. {Carriera, b. I.) Lice, lieu fermé de barrières , et disposé pour toute sorte de courses. | Poét., Mouvement périodique des astres. | L'étendue de terrain où l'on peut faire courir un cheval sans qu'il perde haleine. | Donner carrière à un cheval. Lui lâcher la bride. | Fig., Laisser pleine liberté d'agir. | Fig. et fam.. Se donner carrière, Se réjouir, se laisser emporter à l'envie qu'on a de dire ou de faire qq. ch. I Le cours de la vie, le temps qu'on exerce un emploi, une charge, etc. | La profession que l'on embrasse , les entreprises où l'on s'engage, etc. | Fig., Ouvrir à qqn. une carrière. Lui donner une occasion de paraître et d'exercer ses talents. | Le lieu d'où I on tire de la pierre. (Ca-riè-re.)

CARRIOLE, s. f. ( Carrus. ) Petite charrette couverte et suspendue. (Ca-ri-o-le.)

CAI^ROSSE. s. m. (Carmca.) Espèce de voiture à quatre roues , suspendue et couverte. Aujourd'hui on dit plutôt Voiture. \ Prov. et fig., C'est un vrai cheval de carrosse , se dit D'un homme grossier, brutal ou stiipide. (Ca-ro-se.)

CARROSSÉE, s. f. La quantité de personnes que contient un carrosse. Fam. ( Caro-sée.)

CARROSSIER, s. m. Faiseur de carrosses.

I Cheval épais, traversé, et propre à biea tirer le caiiosse. (Ca-ro-sié.)

CARROUSEL, s. m. (Carroselîo.) Espèce de tournois qui consiste en courses de bagues , de têtes , etc. , entre plusieurs chevaliers partagés en différentes quadrilles distinguées par la diversité des livrées et des habits. I Le lieu , la place où l'on a fait ua carrousel. (Ca-rou-zël.)

CARROUSSE. s. f (Garaus , ail. ) Faire carrousse. Faire débauche, boire' avec excès. (Vi.) (Ca-rou-se.)

CARRURE, s. f. La largeur du dos à l'en-

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droii des épaules. } Il se dit aussi en parlant D'un habit. (Ca-ru-re.)

CARTATER. v. n. Se dit D'un cocher qui met une ornière entre les deux chevaux et entre les deux roues de la voiture. ( Cartë-ié.)

CARTE, s. f. (Charta.) Assemblage de plusieurs papiers collés l'un sur l'autre. Dans ce sens , on dit plutôt Carton. \ Petit carton fin, coupé en carré long, qui est marqué, d'un côté, de qq. figure et de qq. couleur, et dont on se sert pour jouer à divers jeux. | Le dessous des cartes , La partie colorée des cartes, qui reste cachée quand on donne ou qu'on coupe. | Demander carte , Proposer de mettre de côté un certain nombre de cartes pour en prendre de nouvelles. | Fig. et fam., Le dessous des cartes , Les ressorts secrets d'une affaire. | Fig. et fam., Brouiller ■les cartes, Chercher à mettre du trouble, à embrouiller les affaires. ( Fig. et fam.. Cartes sur table. Sans dissimuler. | Tirer les cartes, Chercher l'avenir dans la disposition fortuite des cartes. | Fig, et fam.. Château de cartes , Petite maison de campagne fort enjolivée et peu solidement bàtie. | Au plur.. De ce que les joueurs laissent pour le payement des cartes : on dit aujourd'hui Mettre au flambeau. \ L'espèce de billet, ordinairement imprimé , qu'on délivre à une personne pour qu'elle soit admise en qq. lieu , ou pour qu'elle puisse, au besoin, faire reconnaître sa qualité, etc. | Carte de visite^ ou carte , Petite carte sur laquelle on a écrit ou fait graver son nom , et qu'on laisse à la porte des personnes qui se trouvent absentes lorsqu'on va pour leur rendre visite. | Carte d'adresse. Carte sur laquelle un fabricant, un marchand fait imprimer son adresse et une note des objets qu'il fabrique ou qu'il vend. | Prov. et fig.. Donner carte blanche , Plein pouvoir. | Cliez les traiteurs, Liste des mets qu'on peut demander. | Le mémoire de la dépense du repas. | Feuille de papier sur laquelle est représentée qq. partie de la surface du globe terrestre. | La connaissance géographique d'un pays. | Carte universelle. V. MArpEMOWDE. | Carte générale, La carte de toute une contrée , par opposition à Carte particulière. \ Carte hydrographique, ou marine. Carte qui représente les côtes, les mouillages, les sondages et les rumbs de vent. | Carte astronomique on céleste. Carte qui représente les constellations dans la situation qu'elles ont les unes à l'égard des autres. | Carte généalogique. Tableau qui contient toute la généalogie d'une maison. | Fig. et fam.. Perdre la carte , Se troubler.

CARTEL, s. m. ( Chartella.) Béû par écrit pour un combat singulier. | Défi par écrit pour un combat dans une fête , comme aux tournois. | Règlement fait entre deux partis ennemis pour la rançon ou l'échange

CAR

des prisonniers. | L'ornement qui entoure le cadran de certaines pendules portatives faites pour être appliquées à la muraille, dans un appartement; La pendule même.

(Car-tël.)

CARTERON. s. m. r. Quarteron.

CARTÉSIANISME, s. m. Philosophie de Descartes. (Car-té-zi-a-nisme.)

CARTÉSIEN, lENNE. adj. Qui a rapport, qui appartient à la doctrine de Descartes. I Adj. et subst., Qui a adopté cette doctrine. (Car-té-zi-in; ë-ne.)

CARTHAME. s. m. ( Carthamus. ) Plante, n. autr. Safran bâtard, dont les fleurs servent à teindre en rouge , et qui porte des semences purgatives, appelées Graines de perroquet, (Car-ta-me.)

CARTIER, s. m. Celui qiii fait et vend des cartes à jouer. (Car-tié.)

CARTILAGE, s. m. (Cartilago.) Partie blanche, dure, lisse, élastique, privée de sentiment , qui se trouve surtout aux extrémités des os , et qu'on appelle vulgairement le croquant dans la viande de boucherie. (Car-ti-la-je.)

CARTILAGINEUX , EUSE. adj. ( Cartilaginosus. ) Qui est de la nature du cartilage, qui est composé de cartilages. (Car-tila-ji-neû ; ze.)

CARTISANE. s. f. Petits morceaux de carton fin , autour desquels on a tortillé du fil , etc., et qui font relief dans les, dentelles et les broderies. (Car-ti-za-ne.)

CARTON, s. m. Carte grosse et forte , faite de papier broyé , battu et collé. | Carton fln. Celui qui n'est fait que de plusieurs papiers collés les uns sur les autres. | Boîte faite de carton, dans laquelle on serre des papiers ou des bonnets , etc. | Carton dedessins, Grand portefeuille de carton, dans lequel on serre des dessins. | La pâte même dont on fait le carton ordinaire, | Un ou plusieurs feuillets d'impression détachés . d'une feuille entière. | Feuillet qu'on refait, à cause de qq. changement qu'on veut y faire. I Se dit De dessins en grand, tracés sur du papier, d'après lesquels le peintre fait sa fresque, ou qu'on donne aux'ou%Tiers en tapisseries pour servir de modèles, | T. d'archit., Feuille de carton ou de fer-blanc chantournée qui sert à tracer des profils.

CARTONNAGE, s. m. Action de cartonner un livre , de le relier en carton ; ou L'ouvTage qui en résulte. (Car-to-na-je. )

CARTONNER, v. a. Relier un hVe en :

carton. (Car-to-né.)

CARTONNIER. s. m. Celui qui fabrique' et vend du carton. | Celui qui travaille en'' carton. (Car-to-nié.)

CARTOUCHE, s, m. ( Cartoccio , it. ) Ornement de sculpture ou de peinture , représentant un carton roulé et tortillé par les bords. '

CARTOUCHE, s. f. Charge pour le ca-

CAS

non , composée de clous , de balles de fusil et de morceaux de fer enveloppés dans du carton ou enfermés dans une boîte de mitraille. I La charge entière d'une arme à feu portative, qui est dans un rouleau de papier. | Subst. masc. Toute sorte de boîte dans laquelle on renferme les matières inflammables pour en déterminer et en varier les effets.

CARTOUCHE, s. f. Il se disait autrefois Du congé absolu ou limité donné à un militaire par un écrit scellé du sceau du régiment. I Cartouclie jaune , Cartouche qu'on délivrait à un soldat dégradé ou renvoyé par punition.

CARTULAIRE. s. m. ( Cartularium.) Recueil d'actes , titres et autres principaux papiers , concernant le temporel d'un monastère , d'un chapitre , ou de qq. église. Cartulàlre de Cluny, etc. (Car-tu-lè-re.)

CARUS. s. m. {Karos, gr.) Affection soporeuse , profond assoupissement accompagné d'une complète insensibiUié.

CARVI. s. m. Plante ombellifère dont les semences sont employées en médecine comme vermifuges et carminatives , et dont on mange les racines, les feuilles et les jeunes pousses.

CARYATIDE, s. f. T. Cariatide.

CARTOPHTLLÉE. adj. f. ( Caryophjilum.) Se dit Des fleurs de l'oeillet , et de toutes celles qui y ressemblent par leur structure. I Subst,, Toute plante qui porte des fleur» caryophyllées. (Ca-rio-fi-lée.)

CAS. s. m. {Casus.) Se dit Des différentes désinences que prennent les substantifs, les adjectifs et les participes, dans les langues où ils se déclinent. | Accident , aventure, conjoncture, occasion; fait arrivé ou qui peut arriver. | Cas métaphyiique.^ Hypothèse, supposition par impossible, dont on lire qq. induction. | Fam., Être dans le cas de faire une chose , Avoir occasion ou pouvoir de la faire. | Fam., En cas , En fait de, en matière de. (Vi.) | En cas y subst., Supplément, chose préparée pour servir en cas de besoin. | En tout cas, Quoi qu'il airive. | Cas, se disait pour Fait, action, crime. | Cas privilégiés, ou Cas royaux , Crimes dont les juges royaux pouvaient seuls connaître , quelle que fût la condition de l'accusé. | Cas privilégiés , T. de jurispr. canonique. Cas dans lesquels le juge sécuUer prenait connaissance des crimes d'un ecclésiastique, et le jugeait conjointement avec le juge ecclésiastique, nonobstant le privilège clérical. | Cas spéciaux, Les crimes déférés à la chambre des pairs , constituée en haute cour de justice. | Cas réservés , Les péchés dont on ne peut être absous que par le pape ou l'évéque , ou par les prêtres qui ont reçu d'eux un pouvoir spécial. I Cas de conscience. Difficulté ou question sur ce que la religion permet ou

CAS

défend en certains cas. — Scrupule. | Faire cas de qqn. ou de qrj. ch., L'esliuier, en avoir bonne opinion. | Fam., Excrément , ordure. (Câ.)

CAS, CASSE, adj. Qui sonne le cassé.

(Vi.) (Câ ; Ca-se.)

CASANIER , 1ÈRE. adj. et subst. ( Casa.) Qui aime à demeurer chez lui. | Par analogie ; Mener une -vie casanière. (Ca-za-nié.)

CASAQUE, s. f. Sorte d'habillement dont on se sert comme d'un manteau , et qui a des manches fort larges. | Fig. et fam., Tourner casaque. Changer de parti. (Ca-zac-e.)

CASAQUIN. s. m. Déshabillé court, qu'on porte pour sa commodité. (Yi.) | Vêtement à l'usage des femmes du peuple ou de la campagne. | Fig. et pop., Donner sur le casaquin à qqn., Le battre. (Ca-zac-in.)

CASCADE, s. f. ( Cascata, it.) Chute d'eau ; eau qui tombe de rocher en rocher, j Fig., Par cascades, Sans aucune liaison.

CASCATELLE. s. f. ( Mot emprunté de l'italien. ) Petite cascade. Les cascatelles de Tivoli. (Cas-ca-të-le.)

CASE. s. m. Maison. Se dit surtout Des cabanes où logent les nègres employés à la culture des plantations , dans les colonies. | Fam., Le patron de la case, Le maître de la maison ; Celui qui a toute autorité dans la maison, quoiqu'il n'en soit pas le maître. [ Au jeu du trictrac, Chacune de ces places qui sont marquées par une espèce de flèche. I Faire une case , Remplir une case avec deux dames. | Au jeu des échecs et des dames , Chacun àts carrés de l'échiquier sur lequel on joue. | Se dit Des divisions pratiquées dans un rayon, un tiroir, etc., pour y mettre séparément différents objets. | Se dit Des divisions d'un registre formées par les lignes qui coupent les colonnes transversalement. (Ca-ze.)

CASÉEUX , EUSE. adj. ( Caseus. ) Qui est de la nature du fromage. ( Ca-zé-eu ; ze.)

CASEMATE, s. f. {Casamatta, it.) Sou terrain voûté à l'épreuve de la bombe , pour défendre la courtine et les fossés , ou pour loger des troupes au besoin. (Ca-ze-ma-te.)

CASEMATE, ÉE. adj. Bastion casemate.

Bastion où il y a des casemates. (Ca-zema-té.)

CxiSER. V. n. ( Casa. ) T. du jeu de trictrac. Faire une case, remplir une case avec deux dames. | V. a. Placer quelqu'un, lui faire avoir une place. Fam. | Pron., S'établir comme on peut en un lieu. Fam.

(Ca-zé.)

CASERNE, s. f. ( Caserma, it. ) Bâtiment destiné au logement des troupes. (Ca-zër-ne.)

CASERNEMENT, s. m. Action de caserner. (Ca-zër-ne-man.)

CASERNER. v. n. Loger dans des ca« sernes. | V. a. Faire caserner. (Ca-zer-né.)

CASIER, s. m. Garniture de bureau,

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composée de plusieurs cases , dans lesquelles on place les papiers et autres objets que l'on veut tenir en ordre. (Ca-zié.)

CASILLEUX. adj. m. Se dit Du verre qui se casse au lieu de se couper quand on y applique le diamant. (Ca-zi-lleu [11 m.].)

CASIMIR, s. m. Étoffe de laine croisée , fine et légère. (Ca-zi-mir.)

CASOAR. s. m. Oiseau de l'Inde , moins grand que l'autruche, dont la tête est couverte d'une espèce de casque osseux , et dont le plumage ressemble à du crin. ( Cazo-ar.)

CASQUE, s. m. ( Cassis, ) Arme défensive

rii garantit la tête , et qui sert de coiffure. Fleur en casque , Fleur qui , par sa forme , ressemble à cette armure. | La représentation d'un casque sur l'écusson des armoiries. (Casc-e.)

^ CASQUETTE, s. f. ( Cassis. ) Coiffure d'homme , faite d'étoffe ou de peau , qui a qqf. un bord sur le devant. (Casc-ë-te.)

CASSADE. s. f. Mensonge pour plaisanter, ou pour servir d'excuse, de défaite. Fam. et vi. I À certains jeux de renvi , Faire une cassade , Faire un renvi avec vilain jeu , afin d'obliger les autres joueurs à quitter. (Ca-sa-de.)

CASSANT , ANTE. adj. Fragile , sujet à se casser, à se rompre; qui se casse aisément. I Se dit De certains métaux aigres , et particulièrement du fer. | Poires cassantes^ qui ont la chair cassante^ Poires qui cassent, qui font une légère résistance sous la dent. (Ca-san.)

CASSATION, s, f. Acte juridique par lequel on casse des jugements, des actes et des procédures. | La décision par laquelle un arrêt ou un jugement en dernier ressort est annulé. | Se pourvoir en cassation , Se pourvoir pour faire casser un arrêt ou us jugement en dernier ressort. | Cour de cassation , Le tribunal suprême investi du droit de casser et d'annuler les arrêts ou jugements en dernier ressort. (Ca-sa-sion.)

CASSAYE. s, f. Farine faite de la racine de manioc séchée. | Pain que l'on fait avec cette farine. (Ca-sa-ve.)

CASSE, s. f. {Kassioy gr. ) Genre de plantes légumineuses , dont plusieurs espèces sont employées en médecine. | La pulpe noire, douce et un peu sucrée, contenue dans les gousses longues et ligneuses d'une espèce de casse qui croit en Egypte et aux Indes , et que l'on nomme Cassier ou Canéâcier. I Casse en bâton , La casse qui est encore en gousse. (Ca-se.)

CASSE, s. f. Peine militaire qui consiste dans la perte d'un grade. | Lettres de casse , Ordre écrit que donnait le roi pour casser un officier.

CASSE, s. f. ( Capsa. ) T. d'impr. Sorte de caisse ou de boîte plate et découverte , composée de deux parties qui forment en-

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semble un carré , et divisée en petites cases contenant , chacune , tous les caractères d'une même lettre. ( Haut de casse , La partie supérieure de la casse , celle qui contient les capitales et différents autres caractères. I Bas de casse , La partie inférieure de la casse, celle qui contient les minuscules ou lettres ordinaires. | Bassin formé vis-à-vis de l'œil ou de l'ouveiture d'un fourneau , dans lequel est reçu le métal fondu qui découle du fourneau.

CASSEAU. s. m. T. d'impr. Moitié de casse dont les compartiments sont plus grands et plus profonds , et qui sert de réserve pour différents caractères. (Ca-sô.)

CASSE-COU. s. m. Endroit où il est aisé de tomber, si l'on n'y prend garde. [ Au jeu de colin-maillard. Le cri par lequel on avertit la personne qui a les yeux bandés qu'elle s'approche d'un endroit où elle pourrait se blesser. | Se dit Des gens employés à monter les chevaux jeunes ou vicieux ; Un homme qui monte à cheval avec plus de hardiesse que d'habileté, j Fig. et fam., personnage peu important qui est chargé d'une négociation hasardeuse. | Espèce d'échelle qui n'est soutenue que par une queue. (Ca-se-cou.)

CASSE-NOISETTE ou CASSE-NOIX. s.

m. Petit instrument avec lequel on casse des noisettes ou des noix. (Ca-se-noua-zë-te.)

CASSER. V. a. ( Quassare. ) Briser , rompre. jV. n. Se casser. | Fig. et fam., Casser les vitres. Ne rien ménager dans ses propos. I Fig. et fam. , Casser la tête , Assourdir par un grand bruit, j Fig. et fam. , Se casser la tête. S'appliquer à qq. ch. avec une grande contention d'esprit. | Se casser le nez. Ne point réussir dans ses projets. | Se casser le cou. Ruiner ses affaires, sa fortune. | Annuler, déclarer nul. | Casser un officier. Le chasser du service. | Casser un sergent , un caporal. Les priver de leur grade, et les réduire à la condition de simples soldats. | Casser aux gages, Ôter à quelqu'un son emploi et les appointements qui y sont attachés. I Affaiblir , débiliter. (Ca-sé.)

CASSEROLE, s. f. ( Cassis. ) Ustensile de cuisine qui sert à divers usages. (Ca-se-ro-le.)

CASSE-TÊTE. s. m. Massue, faite de pierre ou de bois très-dur, dont plusieurs peuples sauvages se servent dans les combats. I Fig. et fam. , Vin gros et fumeux qui porte à la tête. | Travail qui exige une forte application ; calcul long et embrouillé ; jeu où il y a beaucoup de combinaisons. (Ca-se-tê-te.)

CASSETIN. s. m. Chacune des petites cases ou cellules de différentes grandeurs qui divisent une casse d'imprimerie. (Ca-se-tin.)

CASSETTE, s. f. Petit coffre où l'on serre des objets précieux et de peu de volume, j La cassette du roi, Son trésor particulier. (Ca-së-te.)

CASSEUR, s. m. Un grand casteur de raquettes. Un homme vert et vigoureiu. |

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Un casseur d'assiettes. Un tapageur, un querelleur. (Ca-seur.)

CASSIER. s. m. Arbre qui porte la casse, n. autr. Canéficier. (Ca-sié.)

CASSINE. s. f. {Cassina, b. 1. ) Petite maison détachée au milieu des champs, où l'on peut s'embusquer , se retrancher. | Petite maison de plaisir hors de la ville. (Ca-si-ne.)

CASSIOPÉE. s, f. ( Cassiopeia.) Co<istellalion de rhémisphère septentrional. (Ca-sio-pée.)

CASSIS, s. m. (Quelques-uns écrivent Cacis.) Espèce de groseilUer dont les fruits noirs et aromatiques viennent en grappes. ) Sorte de ratafia qui se fait avec le fruit du cassis. (Ca-sis.)

CASSOLETTE, v. a. Vase dans lequel on fait brûler ou évaporer des parfums. | L'odeur même qui s'exhale de la cassolette. | Fam. et iron. , Mauvaise odeur. (Ca-so-lë-te.)

CASSON. s. m. Pain informe de sucre lin. (Ca-son.)

CASSONADE, s. f. Sucre qui n'a été raffiné qu'une fois. (Ca-so-na-de.)

CASSURE, s. f. Il se dit De l'endroit où un objet est cassé, (Ca-su-re.)

CASTAGNETTE. s. f. Instrument composé de deux petits morceaux de bois creusés, que l'on tient dans la main, et que l'on frappe l'un contre l'autre en cadence, en mettant les deux concavités l'une contre l'autre. (Cas-ta-në-te [n m.].)

CASTE, s. f. Se dit Des tribus dans lesquelles sont divisés les peuples de l'Inde. | Se dit De certaines classes de personnes , pour les distinguer du reste de la nation à laquelle elles appartiennent.

CASTEL. s. m. {Castellum.) Château. Vi.

et fam. (Cas-tël.) ^

CASTILLE. s. f. Débat, demele, différend de peu d'importance. (Cas-ti-Ue [Il m.].)

CASTINE. s. f. Pierre calcaire , d'un gris blanchâtre, qui, mêlée avec certains minerais de fer , en facilite la fusion.

CASTOR, s. m. ( Castor. ) Quadrupède mammifère de l'ordi-e des Rongeurs qui habite dans les lieux aquatiques. | Le chapeau même qui se fait avec le poil du castor. | Demi-castor, Chapeau qui n'est pas fait entièrement de poil de castor. | Fig. et fam., Demi-castor, Homme dont la conduite est plus qu'équivoque.

CASTORÉUM. s. m. ( Castor eum.) Substance grasse et odorante que l'on tire des aines du castor, et qu'on emploie en médecine comme antispasmodique. (Cas-to-réo-me.)

CASTORINE. s. f. Étoffe de laine légère et soyeuse.

CASTRAMÉTATION. s. f. ( Castrametatio. ) L'art de camper. (Cas-tra-mé-ta-sion.]

CASlRA.T.s.m. (.Castrato, it.) Chanteur à qui on a fait subil une opération pour lui

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conserver une voix semblable à celles des enfants et des femmes. (Cas-tia.)

CASTRATION, s. f. ( Castratio. ) Opération par laquelle on châtre. | Opération analogue pai- laquelle on ôte à une plante la faculté de produire des semences. (Cas-trasion.)

CASUALITÉ. s. f. Qualité de ce qui n'a rien de certain, d'assuré. (Ca-zu-a-li-té.)

CASUEL , ELLE. adj. ( Casualis. ) Fortuit , accidentel , qui peut arriver ou n'arriver pas. I Emplois casuels , se dit Des emplois révocables. I Droits casuels y Certains profits de fief qui arrivaient fortuitement. | Parties casutllcs , Droits et revenus éventuels qui étaient perçus au profit de l'État. | Subst. m. Le revenu, le gain casuel que l'on retire d'une chose , par opposition au revenu , au gain fixe. (Ca-zu-ël ; ë-le.)

CASUELLEMENT. adv. Fortuitement, par hasard. (Ca-zu-ë-le-man.)

CASUISTE. s. m. (^Casus.) Théologien qui enseigne la morale religieuse , et qui résout les cas de conscience. (Ca-zuis-te.)

CATACHRÈSE. s. f. ( Catachresis. ) Métaphore qui consiste dans l'abus d'un terme. (Ca-ta-crè-ze.)

CATACLYSME, s. m. {Cataclysmus.) Grande inondation. (Ca-ta-clis-me.)

CATACOIS. s. m. V. Cacatois.

CATACOMBES, s. f. pi. ( Kata , kumhos, gr.) Cavités souterraines ou excavations d'anciennes carrières , dans lesquelles on enterrait les corps morts. (Ca-ta-con-be.)

CATACOUSTIQUE. s. f. {Kata , akoustikoi , gr. ) Partie de l'acoustique qui a pour objet les propriétés des échos. ( Ca-ta-coustic-e.)

CATADIOPTRIQUE. s. f. et adj. {Kata , dia , optron , gr. ) Partie de l'optique qui s'occupe des effets réunis de la lumière réfléchie et de la lumière réfractée. (Ca-ta-diop-tric-e.)

CATADOUPE ou CATADUPE. s. f. {Catadupa. ) Cataracte , chute d'un fleuve.

CATAFALQUE, s. m. {Catafalco, it.) Estrade, décoration funèbre qu'on élève air milieu d'une église pour y placer le cercueil ou la représentation d'un mort à qui l'on veut rendre les plus grands honneurs. (Ca-tafalc-e.)

CATAIRE, s. f. ( Cataria.) Genre de plantes labiées dont une espèce a reçu ie nom vulgaire à^ Herbe aux chats. (Ca-tè-re.)

CATALECTES. s. m. pi. (Catalecta.) Recueil de fragments , de morceaux détachés. (Ca-ta-lëc-te.)

CATALECTIQUE. adj. ( Catalecticus. ) Se dit D'un vers grec ou latin auquel il manque une syllabe. (Ca-ta-lëc-tic-e.)

CATALEPSIE, s. f. ( CataUpsis , gr.) Maladie caractérisée par la suspension complète des sensations et des mouvements volontaires, et nar la faculté qu'ont les membres de con-

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server la position qu'on leur donne. (Ca-talëp-sie.)

CATALEPTIQUE, adj. des 2 g. ( Catalêptikos , gr.) Qui est attaqué de la catalepsie , ou qui a rapport à la catalepsie. (Ca-ta-lëp-tic-e.)

CATALOGUE, s. m. {Catalogus.) Liste, dénombrement. (Ca-ta-log-e.)

Catalpa, s. m. Arbre d'agrément , originaire de la Caroline , dont les fleurs, d'un beau blanc ponctué de rouge , sont disposées en corymbe à l'extrémité des rameaux.

CATAPLASME, s. m. ( Cataplasma.) Espèce d'emplâtre propre à fomenter , à fortifier une partie débilitée , à amollir et résoudre les duretés.

CATAPULTE, s. f. {Catapulta) Machine de guerre dont les anciens se servaient pour lancer des pierres ou des traits.

CATARACTE, s. f. {Cataracta.) Opacité plus ou moins complète du cristallin ou de sa membrane , qui s'oppose à la vision en interceptant le passage des rayons lumineux.

CATARACTE, s. f. (Cataracta.) Saut, chute des eaux d'une grande rivière lorsqu'elles se précipitent d'un lieu très-élevé. | Grande abondance d'eaux qui tombent du ciel. I Prov. et Cg. , Lâcher les cataractes , Laisser débonder sa colère , son indignation.

CATARACTE, ÉE. adj. Qui est affecté de la cataracte.

CATARRHAL, ALE. adj. Qui appartient ou qui a rapport au catarrhe. (Ca-ta-ral.)

CATARRHE, s. m. ( Catarrhus.) Tout écoulement d'un liquide, plus ou moins clair ou épais, par une membrane muqueuse. | Gros rhume. (Ca-ta-re.)

CATARRHEUX , EUSE. adj. (Catarrhosus. ) Qui est sujet aux catarrhes ; Catarrhal. (Ca-ta-reu; ze.)

CATASTROPHE, s. f. ( Catastrophe. ) Le dernier et principal événement d'un poëme dramatique. Le dénoûment funeste d'une tragédie. [Grand malheur, révolution funeste, fin déplorable. (Ca-ta-stro-fe.)

CATÉCHISER, v. a. ( Catechizare. ) Instruire des mystères de la foi et des principaux points de la religion chrétienne, j Fig. et fam. , Tâcher de persuader qq. ch. à qqn. I Bien instruire qqn. de ce qu'il doit faire ou dire. (Ca-té-chi-zé.)

CATÉCHISME, s. m. ( Catechismus. ) Instruction sur les principes et les mystèses de la foi. ( Le Uvre qui contient cette instruction. I Fig. et fam., Faire le catéchisme à qqn., le mettre au fait, l'endoctriner. | Titre donné à certains ouvrages qui contiennent l'exposition abrégée de qq. science , et qui sont rédigés par demandes et par réponses.

CATÉCHISTE, s. m. ( Catechista.) Celui qui enseigne le catéchisme aux enfants.

CATÉCHUMÈNE, s. des 2 g. ( Catechumena.) Personne qu'on instruit pour la disposer au baptême. (Ca-té-cu-mè-ne [c m.].) i

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CATÉGORIE, s. f. ( Categoria. ) Classe dans laquelle on range plusieurs choses qui sont d'espèce différente , mais qui appartierii'' nent à un même genre. | Toute classe dans laquelle on range plusieurs objets d'une même nature. | De même catégorie, De même nature.

CATÉGORIQUE, adj. des 2 g. Qui est selon la raison , qui est à propos ; ou Qui est clair , précis. (Ca-té-go-ric-e.)

CATÉGORIQUEMENT, adv. Pertinemment , à propos ; ou D'une manière claire , précise. (Ca-té-go-ric-e-man.)

CATHARTIQUE. adj. des 2 g. ( Cathare ticus.) Qui est très-purgatif, mais moins que les drastiques. (Ca-tar-tic-e.)

CATHÉDRALE, adj. f. et subst. (Cathedra. ) Se dit De la principale église d'un évéché , de l'église où est le siège de la résidence de l'évêque. (Ca-té-dra-le.)

CATHÉDRANT. s. m. ( Cathedra. ) Celui qui préside à une thèse de théologie ou de philosophie. (Yi.) (Ca-té-dran.)

CATHÉRÉTIQUE. adj. des 2 g. ( Kataired, gr. ) Qui ronge , qui détruit les excroissances charnues. (Ca-té-ré-tic-e.)

CATHÉTER, s. m. (Cathéter.) Sondo creuse et recourbée, farte pour être introduite dans la vessie. (Ca-té-tèr.)

CATHOLICISME, s. m. Communion ou religion catholique. (Ca-to-h-sis-me.)

CATHOLICITÉ, s. f. La doctrine de l'É-^, glise catholique ; Les personnes qui en fon%i profession. | Tous les pays catholiques. (Cato-li-si-té.)

CATHOLICON. s. m- ( Catholicus. ) Es-'; pèce de remède composé de plusieurs sortes i d'ingrédients , et qu'on croyait autrefois propre à toutes sortes de maladies. (Ga-to- ' li-con.)

CATHOLIQUE, adj. des 2 g. ( Catholi- ' eus.) Qui est universel, qui est répandu partout. Il ne se dit que De la religion romaine, et De ce qui n'appartient qu'à elle. La foi catholique. La religion cai/folique. Il a toujours eu des sentiments trèscatholiques. I Fig. et Fam., Cela n'est pas catholique. Cela n'est pas conforme à la morale. I Sa Majesté Catholique, Le roi d'Espagne. I Subst., se dil Des personnes. (Cato-lic-e.)

CATHOLIQUEMENT. adv. Conformément à la foi de l'Église catholique. (Ca-tolic-e-man.)

CATI. s. m. Apprêt propre à rendre les étoffes plus fermes et plus lustrées.

CATIMINI ( EN ). loc. adv. En cachette, à la manière des chats. Fam.

CATIN. s. m. Bassin qui sert à recevoir un métal fondu.

CATIR. V. a. Donner le lustre à une étoffe.

CATISSEUR. s. m. Ouvrier qui donne le cati aux étoffes. (Ca-ti-seur.)

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CATOGAN, s. m. Nœud qui retrousse les cheveux et les attache près de la tête.

CATON. s. m. ( Caio , n. pr. ) Nom d'un Romain célèbre par l'austérité de ses moeurs. |Fig. et fam., Homme tiès-sage, ou qui affecte de l'être.

CATOPTRIQUE. s. f. (Katoptron, gr.) Partie de l'optique qui explique les effets de ?a réflexion de la lumière. | Adj. des 2 g. Qui a rapport à la catoptrique. ( Ca-loptric-e.)

CAUCHEMAR, s. m. ( Ca/ca , mala.) Oppression 0)1 étouffenient qui survient quelquefois durant le sommeil, en sorte qu'on croit avoir un poids énorme sur l'estomac , mais qui cesse dès qu'on vient à se réveiller. I Fig. el fam,, Homme très-ennuyeux, trèsimportun. (Co-che-mar.)

CAUCHOIS, adj. m. Pigeo7is cauchou , Gros pigeons. (Cô-choua.)

CAUDATAIRE. s. m. et adj. ( Caudatario, it. ) Celui qui porte la queue de la robe d'un cardinal. (Cô-da-lè-re.)

CAUDEBEC. s. m. Espèce de chapeau de laine dont la première fabrique fut établie dans la ville de Caudebec. (Vi.) (Cô-debëc.)

CAULICOLES. s. f. pi. ( CauUcuîus. ) Tiges qui sortent d'entre les feuilles d'acanthe, et qui sont roulées en volutes sous le tailloir du chapiteau corinthien. ( Cô-li-co-le.)

CAURIS ou CORIS. s. m. Petite coquille qui sert de monnaie dans plusieurs contrées de l'Inde et de l'Afrique. (Co-ris.)

CAUSAL , ALE. adj. {Causalis.) V. Catj-

>ATIF, n'E.

CAUS.ALITÉ. s. f. Manière dont une cause agit. (Cô-za-li-té.)

CAUSATIF, IVE. adj. {Causatlvm.) Se dit Des mots, des conjonctions qu'on emploMi quand on veut énoncer la raison de ce qui a été dit. (Cô-za-tif.)

CAUSE, s. f. ( Causa.) Principe, ce qui lait qu'une chose est , a lieu. [ Causes secondes , Les êtres créés , considérés comme ayant reçu de Dieu la faculté de produire des effets. | Cause finale ^ Ce qu'on se propose pour but. — La fin , le but pour lequel on suppose que chaque chose a été faite, créée, f Être cause, ou la cause, Occasionner. I Motif, sujet, occasion , raison. | En jurispr., Motif pour lequel une personne «e détermine à contracter. | Avec connaissance de cause. Avec pleine connaissance de ce qu'on dit , de ce qu'on fait. | T. de ïhancellerie , A ces causes , En considération de ce qui vient d'être exposé, j Procès qui se plaide et qui se juge à l'audience. | Être en cause, Être partie au procès. Mettre hors de cause , Déclarer qu'une personne ne doit point être partie au procès. | En tout état de cause , Quel que soit l'étal du procès. I Fig., Avoir gain de cause , Obtenir l'avantage dans une discussion. | Ayant

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cause. V. Ayant. | Cause ^rawe,* Cause que les clercs du palais choisissaient ou inventaient pour plaider entre eux , aux jours gras, et dont le sujet était plaisant. | Intérêt , parti. I Faire cause commune avec qqn.^ Unir ses intérêts aux siens, se liguer avec lui. I À CAUSE DE. loc. prcp. Pour l'amour de, en considération de. | À cause que. loc. * conj. Parce que. (Cô-ze.)

CAUSER. V. a. ( Causari. ) Être cause, occasionner. (Cô-zé.)

CAUSEP»,. v. n. S'entretenir familièrement avec qqn. | Fig. et fam., Causer de la pluie et du beau temps , Causer de choses peu importantes. | Elliptiq., Causer littérature, 'voyages, etc.. Causer de littérature, de voyages, etc. | Fam., Parler tiop, parler inconsidérément. | Parler avec malignité.

CAUSERIE, s. f. Babil, action de causer. [ Propos indiscret. Fam. (Cô-ze-rie.)

CAUSEUR, EUSE. adj. et subst. Qui aime à causer. | Se dit Des personnes qui parlent indiscrètement , qui ne gardent point le secret. Fam. (Cô-zeur ; zeu-ze.)

CAUSEUSE, s. f. Petit canapé où peuvent s'asseoir deux personnes.

CAUSTICITÉ, s. f. Qualité, propriété des substances caustiques. | Fig., Malignité, inclination à dire ou à écrire des choses mordantes, satiriques. | Se dit Des traits mordants. (Côs-ti-si-té.)

CAUSTIQUE, adj. des 2 g. et subst.

masc. ( Causticus.) Brûlant , corrosif, j Fig., Mordant, satirique, malin. (Côs-tic-e.)

CAUSTIQUE, s. f. La courbe sur laquelle concourent les rayons successivement réfléchis ou rompus par une surface.

CAUTÈLE. s. f. ( Cautela. ) Finesse, ruse. (Ti.) I T. de droit canon , Précaution ; Absolution à cautèle. (Cô-tè-le.)

CAUTELE USEMENT. adv. Avec ruse, avec finesse. (Cô-te-leu-ze-man.)

CAUTELEUX, EUSE. adj. Rusé, fin.

(Cô-te-leu; ze.)

CAUTÈRE, s. m. (Cauter.) Médicament qui brûle ou désorganise les parties vivantes sur lesqueUes on l'appiiciue. | Cautère actuel , Chaleur très-vive concentrée sur qq. partie au moyen d'un instrument de métal rougi au feu. L'instrument même. | Cautère potentiel. Toute composition qui a constamment et par elle-même la faculté de brûler et de corroder. | L'espèce de plaie qui résulte de l'application d'un cautère, et dont on entretient à dessein la suppuration. |Prov., fig. et pop., C'est un cautère sur une jambe de bois, se dit D'un remède qui ne ])eut servir à rien. (Cô-tè-re.)

CALlTÉRÉTIQUE.adj. des 1 g. Qui brûle, qui consume les chairs. F. Caustique. (Côté-ré-tic-e.)

CAUTÉRISATION, s. f. Action de cuu-

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