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CHARITABLEMENT, adv. D'une manière charitable, par charité. (Cha-ri-table-man.)
CHARITÉ, s. f. (Caritas.) L'une des trois vertus théologales : amour par lequel nous aimons Dieu comme notre souverain bien, j L'amour qu'on a pour le prochain en vue de Dieu. | Aumône qu'on donne aux pauvres ; et , dans ce sens , il a un pluriel. I Prov., Charité bien ordonnée commence par soi-même. Il est juste, ou du moins il est naturel de songer à ses propres besoins avant de s'occuper de ceux des autres. | Prov. et fig.. Prêter une charité, des charités à qqn.. Chercher à faire croire qu'il a dit ou fait qq. ch. de mal qu'il n'a ni dit ni fait. | Une charité de cour. Une perfidie de courtisan. | Abs., Congrégation de personnes pieuses qui se vouent au soulagement des pau\Tes et des malades. | Se dit De certains hôpitaux où les malades sont soignés par des sœurs de la Charité, j Bureau de charité, Lieu où l'on fait des distributions de secours aux indigents, et où s'assemblent les commissaires des pau\Tes. La réunion de ces commissaires. ( Dames de charité. Dames bienfaisantes qui secondent les bureaux de charité.
CHARIVARI, s. m. ( Carimarium, b. 1.) Bruit tumultueux de poêles , poêlons , chaudrons , etc., accompagné de cris et de huées, que l'on faisait, la nuit, devant la maison des femmes du petit peuple , veuves et âgées, qui se remariaient. | Tout bruit semblable par lequel des gens attroupés témoignent à qqn. leur désapprobation de ce qu'il a fait, j Musique bruyante et discordante. I Fig., Toute sorte de criailleries , de querelles. Fam.
CHARLATAN, s. m. ( Ciarlatano , it.) Celui qui vend des drogues, de l'orviétan, et qui les débite dans les places publiques, monté sur des tréteaux. | Médecin qui est hâbleur, qui se vante de guérir toutes sortes de maladies. | Toute personne qui se vante de posséder qq. secret merveilleux , et qui tire de l'argent des personnes crédules en promettant de le leur communiquer. | Fig., Homme qui cherche à en imposer, à se faire valoir par un grand étalage de paroles , par le faste de ses actions.
CHARLATANER. v. n. Tâcher d'amadouer, de tromper par des flatteries , par de belles paroles. Fam.
CHARLATANERIE. s. f. Hâblerie, flatterie, discours artificieux pour tromper qqn. Fam.
CHARLATANISME, s. m. Se dit Des ruses, des artifices, des tromperies de charlatan.
CHARLOTTE, s. f. Plat d'entremets , fait de marmelade de pommes , qu'on entoure de morceaux de pain grillés et frits. | Charlotte russe , Charlotte faite d'une sorte de
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crème fouettée qu'on entoure de petits bisl| cuits. (Char-io-te.)
CHARMANT, ANTE. adj. Agréable, qui plait extrêmement, qui ravit.
CHARME, s. m. (Carmen.) Ce qu'on suppose fait par art magique pour produire un effet extraordinaire. | Fig., Le charme est rompu , L'illusion est détruite. ( Fig., Attrait , appas ; ce qui plaît beaucoup , ce qui touche sensiblement.
CHARME, s. m. {Carpinus.) Aibre de haute tige qui pousse des branches dès sa racine , et qui sert à faire des palissades.
CHARMER.. V. a. Produire un effet extraordinaire sur qqn. ou sur qq. ch. par charme, par un prétendu art magique. | Fasciner, | Fig., Plaire extrêmement , ravir en admiration. | Charmer la douleur, là peine , t ennui , etc., de qqn., Suspendre en lui le sentiment de la douleur, etc. | Charmer les loisirs de qqn.. Les lui faire passer agréablement. | Fig. et fam.. Causer une vive satisfaction.
CHARMILLE, s. f. coll. ( Carpinus. ) Plant de petits chamies. | Haie, palissade, allée plantée de chaimes. ( Char-mi-Ue [11 m.].)
CHARMOIE. s. f. Lieu planté de charmes. (Char-moua-e.)
CHARNAGE. s. m. Temps pendant lequel il est permis de manger de la chair, de la viande. Pop. (Char-na-je.)
CHARNEL, ELLE. adj.'( Carnalis.) Qui est de la ^chair, qui appaitient à la chair. I Homme charnel, Homme sensuel, par opposition à Homme spirituel. ( Char-nël ; ë-le.)
CHARNELLEMENT, adv. Selon la chah-.
( Char-në-le-man.)
CHARNEUX, EUSE. adj. (Carnosus.) Qui est principalement composé de chair. (Vi.). On dit Charnu. (Char-neu; ze. )
CHARNIER, s. m. ( Carnarium.) Lieu où l'on garde les viandes salées. | Lieu couvert où l'on met les ossements des morts. (Char-nié.)
CHARNIÈRE, s. f. Assemblage mobile de deux pièces de métal, etc., enclavées l'une da,ns l'antre, et jointes ensemble par une broche , par un clou qui les traverse. I La partie où sont attachées ensemble les deux valves d'une coquille , et sur laquelle se\font leurs mouvements.
CHARNU, UE. adj. {Carrwsus.) Bien fourni de chair. | Formé de chair. | Se dit Des plantes et de leurs parties quand elles sont pulpeuses et succulentes.
CHARNURE. s. f. La chair, les parties charnues, considérées selon les différentes qualités qu'elles peuvent avoir. Se dit Des personnes.
^ CHAROGNE, s. t. ( Caro. ) Corps de bête morte exposé et cori'ompu. fCha-ro- 'je [n m.J.)
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CHARPENTE, s. f. (Carpentum.) Assemblage de pièces de bois servant à une construction , ou en faisant partie. | Bois de charpente , Bois propre à la construction. I Fig., La charpente du corps. L'ensemble des parties osseuses du corps. | Fig., Le plan, les parties principales d'un ouvrage d'esprit. (Char-pan-te.)
CHARPENTER. v. a. Tailler, équarrir des pièces de bois avec la hache. | Fig. , Couper, tailler d'une mauicre maladroite. | Tailler grossièrement. (Char-pan- té.) '
CHARPENTERIE. s. f. L'art de travailler en charpente. I Charpente; surtout lorsqu'il s'agit de la manière dont le travail est exécuté. (Char-pan-te-rie.)
CHARPENTIER, s. m. ( Carpentarius. ) Artisan qui travaille en charpente. (Charpan-tié.)
CHARPIE, s. f. {Carpia, b. 1.) Amas de petits filets tirés d'une toile usée, que l'on a coupée par morceaux.
CHARRÉE. s. f. Cendre qui a servi à faire la lessive. (Cha-rée.)
CHARRETÉE, s. f. La charge d'une charrette. (Cha-re-tée.)
CHARRETIER, 1ÈRE. ( Carrectarius , b. 1. ) Celui, celle qui conduit une charrette, un chariot. On disait autrefois Chartier. I Prov. et fig., // n'y a si bon charretier qui ne verse , Les plus habiles font quelquefois des fautes. | Celui qui mène une charrue. (Cha-re-tié.)
CHARRETIER , 1ÈRE. adj. Par où peuvent passer les charrettes. | Voie charretière. L'espace compris entre les roues d'une charrette.
CHARRETTE, s. f. ( Carrela , b. 1. ) Voiture à deux roues , qui a deux Umons et deux ridelles, et dont on se sert pour transporter des fardeaux. ( Prov. et fig., Cest un avaleur de cliarrettes ferrées. C'est un fanfaron. 1 Charrette à bras , Petite charrette traînée par un ou deux hommes. (Cha-rè-te. )
CHARRIAGE, s. m. Action de charrier.
(Cha-ri-a-je.)
CHARRIER, s. m. Pièce de grosse toile»
dans laquelle on met la cendre au-dessus du envier quand on fait la lessive. (Cha-rié.)
CHARRIER. V. a. Voiturer dans une charrette, dans un chaiiot, etc. | Fig. et fam., Charrier droit. Se bien conduire. | Emporter, entraîner, en parlant D'un courant d'eau, etc. | Se dit absol. D'une rivière , d'un fleuve , couvert de glaçons qu'entraîne le courant. (Cha-ri-é.)
CHARROL s. m. (Carrus.) Charriage, transport par chariot , charrette , tombereau , etc. I Corps de troupes chargé de transporter les bagages de l'artillerie. (Charoua.)
CHARRON, s. m. Ouvrier, 'artisan qiu
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fait des trains de carrosse , des chariots , des charrettes, etc. (Char-on.)
CHARRONNAGE. s. m. Art du charron; Ouvrage de charroh, | Bois de charronnage. Bois propre aux ouvrages de charron. (Charo-na-je.)
CHARROTER. v, a. Transporter sur des chariots, etc. (Cha-roua-ié.)
CHARRUE, s. f. {Garnis.) Instrument d'agriculture composé d'un train monté sur deux roues , qui porte un gros fer pointu et un soc tranchant pour ouvrir et couper la terre , et qui est tiré par des chevaux ou par des bœufs. | Prov. et fig., Mettre la charrue devant les bœufs, Commencer par où l'on devrait finir, faire avant ce qui devrait être fait après. [ Fig. et fam., Tirer la charrue , Avoir beaucoup de peine. | L'étendue de terre qu'on peut mettre en valeur avec une charrue. (Cha-rue.)
CHARTE ou CHARTRE. s. f. {Charta ; Chartula.) Ancien titre, lettres patentes, loi fondamentale, constitution, j Charte ou chartre normande. Lettres «atentes qui avaient été accordées auxNormands pour la confirmation de leurs prmleges. | La grande charte d' Angleterre , ou La grande charte. Charte par laquelle Henri IH , roi d'Angleterre , accorda certains privilèges à la nation , et qui est regardée, avec la Charte des Jurêis , comme la base des libertés anglaises. | La charte constitutionnelle , ou La charte, La loi fondamentale qui établit en France le régime constitutionnel. | Charte partie, Acte par lequel on lou< , on affrète un navire.
CHARTRE. s. f. (Vi.) ( Carcer. ) Saint- Denis de la Chartre , Lieu où saint Denis fut autrefois en prison. | Charlre privée. Tout lieu où l'on détient, où l'on emprisonne qqn. sans autorité de justice. | Dépérissement du corps, maigreur. .
CHARTREUSE, s. f. Couvent de chartî'eux. I Fig., Petite maison de campagne isolée , solitaire. | Mets composé du mélange de plusieurs légumes. (Char-treu-ze.)
CHARTREUX, s. m. Religieux de l'ordre fondé par saint Bruno. (Char-treu.')
CHARTREUX, s. m. Chat dont le poil est d'un gi-is bleuâtre. | Adj., Un chat ckarù-enx.
CHARTRIER. s. m. Lieu où Ton conserve les Chartres d'une abbaye , etc. | Celui qui garde les chartres. (Char-trié.)
CHARYBDE. s. m. Nom que les anciens donnaient à un gouffre situé dans le détroit de Sicile, vis-à-vis d'un écueil appelé Scylla. | Prov. et fig., Tomber de Charybde en Scylla , En voulant éviter un mal , tomber dans un autre. (Ca-rib-de.)
CHAS. s. m. Le trou d'une aiguille.
(Châ.)^
CHASSE, s. f. ( Capsa.) Sorte de caisse, de coffre où l'on garde les reliques de qq. saint. I Se Ait De certaines choses qui ser-
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vent à en tenir d'autres enchâssées. [ La chasse d'une balance, Le morceau de fer par lequel on soulève , on soutient une balance, lorsqu'on pèse qq. ch. | La châsse d'une lancette. Sorte de manche compose de deux pièces mobiles , réunies seulement l'un^ à l'autre vers la partie qui tient à la lame de l'instrument, (Châ-se.)
CHASSE, s. f. Action de chasser, de poursuivre. Se dit De la poursuite des bétes. I Chasse aux chiens courants, au lévrier, au furet, à l'oiseau, etc., Avec les chiens courants , avec le lévrier, avec le furet , avec l'oiseau , etc. | Rompre la chasse, l'ordre de la chasse, Troubler la chasse, ou l'interrompre, j //«(^/V fl'e chasse, L'hahit d'uniforme que portent les chasseurs qui accompagnent à la chasse le roi, les princes ou les grands seigneurs. | Se dit Des parties d'une terre, d'un domaine, qui sont réservées pour la chasse, j Les chasseurs, les chiens , et tout l'équipage de chasse. | Le gl!)ier que l'on prend. | Sorte d'air qui a le caractère des fanfares que l'on somie à la chasse. | Donner la chasse, Poursui\Te. | Donner chasse. Poursuivre un navire, un vaisseau qu'on veut reconnaître, ou dont on veut s'emparer. Appuyer une chasse, Poursuivre vigoureusement. Prendre chasse. Se retirer à pleines voiles pour éviter le combat, pour se dérober à l'ennemi. Soutenir la chasse. Seconder le vaisseau qui donne chasse ; ou Fuir à égalité de marche ^ sans être joint par l'ennemi, j Se dit Du plus ou du moins de facilité qu'une voiture , etc., a de se porter en avant. | Certaine liberté de course qu'on laisse à qqs. parties d'une machine pour qu'elle puisse se* prêter à des irrégularités accidentelles de force ou de mouvement, j Au jeu de paume, Le lieu où la balle finit son premier bond. Chasse morte. Coup perdu. — Fig. et fam. , Chasse morte , Affaire commencée , qui demeure là. | Prov. et fig., Marquer une chasse , Relever une parole , remarquer dans une affaire, dans la conduite d'un homme, une circonstance dont on veut tirer avantage. | Ecluses de chasse, Écluses destinées à nettoyer un port, un chenal, un bassin. | Huîtres de chasse , Celles qu'apportent les chasse - marées. ( Cha-se [ a bref].)
CHASSÉ, s. m. Pas de danse qui s'exécute en allant de côté, soit à droite, soit à gauche. (Cha-sé.)
CHASSE-COUSIN, s. m. Fam. Se dit D'un mauvais vin , et d'autres choses pro près à éloigner les parasites. ( Cha-secou-zin.)
CHASSELAS, s. m. Sorte de raisin.
(Cha-se-la.)
CHASSE -MARÉE, s. m. Voiturier qui apporte la marée. | Voiture qui sert à fransporter la marée. | Fig. et fam., AlUr
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un train ou d'im train de chasse - marée , Aller fort vite. | Petit bâtiment à deux mâts et d'une forme très-avantageuse à la marche. (Cha-se-.)
CHASSE - MOUCHE, s. m. Petit balai avec lequel on chasse les mouches. | Filel à cordons pendants , dont on rouM-e les clievaux dans la saison des mouches.
CHASSER. V. a." ( Qtiassare. ) Mettre dehors avec violence , coniiaiîidre, forcer de sortir de qq, lieu. | Prov. et fig., La faim chasse le loup 'hors du bois , La nécessité détermine un homme à faire beaucoup de choses pour se procurer de quoi vivre. 1 Chasser le mau\>ais air , Pui'ifior l'air. | Congédier, renvoyer une personne dont on est mal satisfait. | Mener, faire marcher devant soi. Se dit surtout Des bestiaux. | Chasser l'ennemi devant soi , Le faire retirer de poste en poste. | Pousser qq. ch. en avant. | Prov. et fig., Un clou chasse l'autre, Une nouvelle passion, un nouveau goût, de nouveaux soins en font oublier d'autres. | Chasser son clieval, Le porter en avant en serrant les jambes. | Poursuivre , lâcher de prendre à la course avec des cliiens certaines oêtes, comme lièvre, renard, etc. | Chasser un navire, un vaisseau. Lui donner chasse, le poursuivre. Chasser la terre, S'en approcher, la reconnaître. 1 V, n. Poursuivre toute sorte de gibier. | Ce chien chasse de haut vent , Il chasse contre le vent. | Fig. et fam.. Cet homme chasse bien au plat , Il a bon appétit , il aime à manger le gibier que les autres tuent. | Prov, et fig. , Bon chien chasse de race. Ordinairement les enfants tiennent des mœurs et des inclinations de leurs parents. Cette fille chasse de race , Elle a les inclinations , les goûts de sa mère. | Fig. et fam., Lhasser sur tes terres de qqn., Entreprendre sur ses attributions, sur ses droits , etc. | Ce bâtiment citasse sur ses ancres , Il les entraîne et leur fait labourer le fond. On dit ({u'Une ancre citasse, lorsqu'elle ne tient pas le fond. | Les nuages chassent du nord , du sud , etc., Ils viennent du nord , du sud , etc. | Cette voiture citasse bien , Elle n'est pas lourde , elle roule avec facilité. I T. d'impr. Espacer fortement les lignes , remplir beaucoup d'espace avec peu de caractères. | Exécuter le pas de danse appelé Chassé. (Cha-sé.)
CIL4SSERESSE. adj. et s. f. Chassieuse.
T. de poésie. (Cha-se-rë-se.)
CHASSEUR , EUSE. s. Celui , celle qui chasse actuellement , ou qui aime à chasser. I Domestique occupé, dans une terre, à' cliasser pour son maître. | Domestique , en habit de chasse, qui monte derrière la voiture. I Se disait De soldats choisis entre les plus lestes et les plus agiles, et formant une compagnie d'élite dans un bataillon. | Soldat d'infanterie légère. On le dit également Le ceux qui forment les compagnies du
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centre de cliaqtie bataillon dans la garde nationale. I Se dit De certains corps de cavalerie légère. | Bâtiment qui en pouisuit un autre. Adj., Le vaisseau chasseur. ( Cha seur; ze.)
CHASSIE, s. f. Humeur gluante qui s'amasse sur le bord des paupières. (Cha-sie.)*
CHASSIEUX , EUSE. adj. Qui a de la chassie aux yeux. (Cha-si-eu; ze.)
CHÂSSIS, s. m. ( Capsa. ) Ouvrage d£ menuiserie, composé de plusieurs pièces (jui forment des carrés où l'on met des vitres, de la toile, ou des feuilles de papier huilé, pour empêcher le vent, les injures du temps, etc. j Châssis dormant , L'assemblage de montants et de traverses qui encadre les parties mo!)iles d'une fenêtre , et qui est fixé dans la feuillure de la baie. | Espèce de cadre sur lequel on attache, on applique, on fait tenir un tableau, etc. ( Ce ([ui enferme et enchâsse ((q. ch. | Châssis d'imprimerie , Cadre de fer, traversé d'une barre, dans lequel on place les caractères assemblés en pages , en les serrant de tous côtés avec des coins. | Châssis d'une table , Ce qui soutient le dessus d'une table. j Châssis de pierre , Dalle de pierre qui en reçoit une autre en feuillure, j Châssis de serrurerie; L'assemblage des montants et des traverses d'une porte de fer, ou Le bâti d'une rampe d'escalier. (Châ-si.)
CHASTE, adj. des 2 g. ( Castus. ) Qui s'abstient des plaisirs d'un amour illicite. | Pur, éloigné de tout ce qui blesse la pudeur, la modestie.
CHASTEMENT, adv. D'une manière chaste. (Chas-te-man.)
CHASTETÉ, s. f. Vertu par laquelle on est chaste. | Entière abstinence des plaisirs de l'amour.
CHASUBLE. {Casubula, h. 1.) Ornement que le prêtre met par-dessus l'aube et l'étole pour célébrer la messe.
CHASUBLIER. s. m. Ouvrier qui faittoute sorte d'ornements d'église. ( Chasu-blié.)
CHAT, CHATTE, s. {Catus.) Animai domestique qui prend les rats et les souris. I Chat sauvage , Chat qui vit dans les bois. I Fam. et fig., C'est une chatte , se dit D'une femme très-friande. ( Bass., Elle &st amoureuse comme une chatte, se dit D'une femme qui est de complexion amoureuse. | Prov^ et fig., j4 bon chat bon rat, Bien attaqué , bien défendu. | Prov., Ces gens s'accordent, vivent comme chiens et chats , Ils ne peuvent s'accorder, ils ne sauraient vivre ensemble. I Prov. et fig., La nuit tous chats sont gris , La nuit il est aisé de se méprendre , de ne pas reconnaître ceux à qui on parle. Dans l'obscurité, il n'y a nulle différence, pour la vue, entre une personne laide et une belle personne. | Prov., fig. et fam., Payer en chats et en rUs, Payer
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en bagatelles. [ Prov. et fig. , Emporter le chat f Sortir d'une maison sans dire adieu à personne. | Prov. et fig., Musique de chat, Musique dont le^ voix sont aigres et discordantes. | Prov.' et fig., Bailler le chat par les pattes , Présenter une chose par l'endroit le plus difficile. | Acheter chat en poche, Conclure un marché sans connaître l'objet dont on traite. Vendre chat en poclie, Vendre une chose sans l'avoir montrée. | Prov. et fig., Éveiller le chat qui dort, Réveiller une affaire qui était assoupie, chercher un danger qu'on pouvait éviter, j Prov. et fig., Appeler un chat un chat. Appeler les choses par leur nom. | Prov. et fig., // n'y a pas un chat. Il n'y a absolument personne. I Prov. et fig., Avoir un chat dans la gorge, se dit D'un chanteur qui éprouve qq. embarras dans le gosier. | Tout animal qui appartient au même genre que le chat. I Se dit De plusieurs objets de formes et d'usages très-divers. Par ex., Chat, Instrument à branches de fer élastiques et pointues, dont on se sert pour visiter l'âme d'une pièce de canon, afin de découvTir les chambres qui s'y trouvent. (Cha; cha-te.)
CHÂTAIGNE, s. f. ( Castanea.) Fruit farineux dont l'écorce est de couleur brune tirant un peu sur le rouge , et qui est renfermé dans une capsule hérissée. ) Chdtaignn d'e%u. Plante aquatique dont le fruit ressemble à la châtaigne ordinaire. (Châ-të-ne [n m.].)
ClIÂTAIOrsTERAIE. s. m. Lieu planté de châtaiçniers. (Châ-të-ne-rèe [n m.].)
CHATAIGNIER, s. m. Grand arbre de la famille des Amentacées , qui produit des châtaigTies, (Châ-lë-/2é [n m.].)
CHÂTAIN, adj. m. (Castaneus.) Qui est de couleur châtaigne. Poil châtain, cheveux châtains. Il est invariable quand il est suivi d'un adj. qui le modifie. Des cheveux châtain clair. (Châ-tin.)
CHAT AIRE. s. f. Plante, r. Cataire.
CHÂTEAU, s. m. ( Castellum. ) Forteresse environnée de fossés et de gros murs flanqués de tours ou de bastions. | Prov., Ville prise , château rendu. On ne peut guère tenir dans la forteresse quand la ville est prise. | Prov. et fig., Faire des châteaux en Espagne, Former des projets en l'air , se repaître de chimères. I Habitation seigneuriale. | Toute maison de plaisance vaste et magnifique, j Se dit De certaines résidences royales. | Château de cartes, Petit édifice que les enfants s'amusent à construire avec des cartes. | Prov. et fig., Petite maison de campagne fort enjolivée et peu solidement bâtie. | Château d'eau. Bâtiment qui ne renferme que des réservoirs d'eau. I Château de poupe ^OM Château d' arrière, et Château de proue, ou Château d'avant , Espèce de logement qui était élevé sur la poupe ou sur la proue d'un navire audessus du dernier pont. (Châ-tô.)
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CHÂTELAIN, s. m. ( Castellanus.) Celui qui commandait dans un château. | Celui qui avait droit de fortifier son manoir, et de rendre la justice dans une certaine étendue de pays. | Adj., Seigneur châtelain de tel endroit. Au.fém. , La châtelaine, la dame châtelaine , La femme du châtelain , ou la maîtresse du château. | Juge châtelain, Châtelain , Le juge d'un seigneur châtelain. (Châte-lin.|
CHÂTELÉ, ÉE. adj. Se dit D'une bordure ou d'un lambel chargé de plusieurs châteaux.
^ CHÂTELET. s. m. (Castellum.) (Yi.) Petit château. | A Pans , la juridiction , le tribunal où les affaires civiles et criminelles se jugeaient en première instance. | Se disait Des juridictions de qqs. villes, (Châ-te-lë.)
CHÂTELLENIE. s. f. La seigneurie et la juridiction du seigneur châtelain. | L'étendue de pays placée sous la juridiction d'un châtelain. (Châ-të-le-nie.)
CHAT-HUANT. s. m. {Catus ululans.) Sorte de hibou , de chouette. (Cha-u-an.)
CHÂTIER, v. a. ( Castigare. ) Punir , corriger qqn. qui a failli. | Châtier un cheval , Lui donner des coups de cravache ou d'éperon lorsqu'il reftise de faire ce qu'on exige de lui. I En parlant Des ouvrages d'esprit , Polir, rendre plus pur, plus correct. (Châti-é.)
CHATIÈRE, s. f. Trou qu'on pratique aux portes pour laissfc- passer les chats.
CHÂTIMENT, s. m. Punition, correction , peine que l'on fait souffrir à celui«qui a failli. (Châ-ti-man.)
CHATON, s. m. Petit chat. | L'assemblage des fleurs mâles ou femelles . de certains arbres, disposés sur un pédoncule grêle.
CHATON, s. m. La partie d'une baguedans laquelle une pierre précieuse est enchâssée. I La pierre montée.
CHATOUILLEMENT, s. m. Action de chatouiller, ou La sensation qui en résulte. I Se dit De certaines impressions agréables que reçoivent les sens. ( Cha-tou-lle-man [U m.].)*
CHATOUILLER, v. a. ( Catulire. ) Causer en certaines parties du corps , par un attouchement léger, un mouvement involontaire, un tressaillement qui provoque ordinairement à rire. | Prov. et fig., Se chatouiller pour se faire rire. S'exciter à la gaîté pour un faible sujet, ou même sans sujet. | Chatouiller un cheval de l'éperon. Le toucher légèrement avec l'éperon, | Produire sur les sens des impressions agréables. | Fig., Plaire, flatter. (Cha-tou-llé [11 m.].)
CHATOUILLEUX, EUSE. adj. Qui est fort sensible au chatouillement. | Se dit aussi Du cheval. | Fig. et fam., Cet homme est bien chatouilleux , Il s'offense aisément. I Fig., Cette affaire, cette question est bien
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chatouilleuse, Il faut la traiter avec beaucoup de circonspection. (Cha-tou-Ueu ; ze ilm.l.^
CHATOYANT, ANTE. adj. Il se d Des objets qui, vus sous différents aspocls , semblent changer de couleur , comme l'œil du chat. Étoffe chatoyante. Pierre chatoyante. Couleur chatoyante. (Cha-toua-ian.)
CHATOYER, v. n. Terme de lapidaire.
Changer de couleur selon les différents aspects, (Cha-toua-ié.)
CHÂTRER. V. a. (Castrare.) Mettre un animal hors d'état de produire, j Châtrer une truie , une chienne. Leur faire une opération qui les empêche d'avoir des petits. | Châtrer dea cotrpts, des fagots. En ôter qqs. bâlnns. | che. I Châtrer un fraisier , En ôter les rejetons superûus. | Châtrer des melons, des concombres, En retrancher quelques jQeurs. | Châtrer une roue, Oter une faible partie des jantes , pour en resserrer les raies. I Fig. et fam. , en parlant Des ouvrages d'esprit , Eu retrancher ce qui choque les bonnes mœurs, la religion ou le gouvernement.
CHÀTREUR. s. m. Celui qui fait métier de châtrer les animaux. Châtreur de chiens. Couteau de châtreur.
CHATTEMITE. s. f. {Cattus mitis.) Fersortie qui affecte une contenance douce, humble et flatteuse, pour tromper qqn. Fam. Voyez cette chattemite. Il a beau faire la chattemite, il ne me trompera pas. (Cha-temi-te.)
CHAUD, AUDE. adj. (Càlidus.) Quia de la chaleur, qui donne de la chaleur. | Pleurer à chaudes larmes , Pleurer excessivement. I Tempérament chaud, Tempérament ardent. | Prov. et fig., Il faut battre lé fer pendant qu'il est chaud. Il ne faut point se relâcher dans la poursuite d'une affaire quand elle est en bon train.
I Fig. et fam., Avoir les pieds chauds. Jouir des commodités de la vie. | Prov. et fig., // a la main chaude , se dit De celui qui gagne plusieurs parties de suite , à certains jeux où le gagnant fait toujours. | Blaia chaude, Jeu où une personne, courbée sur les genoux d'une autre et les yeux fermés, reçoit des coups dans une de ses mains, qu'elle lend derrière elle, et doit deviner qui l'a touchée. I Prov. et fig.. Le rendre tout chaud , le rendre chaud comme braise , Se venger promptement de qq. tort qu'on a reçu , ou Faire une repartie vive et prompte à un propos piquant. | Être chaude, se dit Des femelles de qqs. animaux , Être en chaleur. | Qui conserve ou qui augmente la chaleur intérieure du corps, j Fièvre chaude. Fièvre ardente, fièvre accompagnée de délire, j Prov. et fig.. Tomber de fièvre en chaud mal, Tomber d'un état fâcheux dans un pire. I Fig., Ardent, passionné , zélé. | Fam., Être chaud de 'vin , Avoir un peu trop bu.
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Style chaud. Style animé. | Ton chaud ^ coloris chaud. Ton, coloris brillant et vigoureux. I Action , affaire chaude , attaque chaude, Action, affaire, attaque où le combat est sanglant. | Alarme chaude, Grande et soudaine alarme. | Fig. et fam., La donner bien chaude , Donner une grande alarme, en faisant le mal plus grand qu'il n'est. | Fig., Prompt , qui se met facilement en colère. I Récent. Fam. | Subst., Chaleur. ;| ' Tenir chaud, se dit Des vêtements qui protègent contre le froid, ou qui augmentent la chaleur naturelle du corps. | Prov. et fig., Souffler le chaud et le froid , Louer et blâmer une même chose , parler pour et contre une personne , être tour à tour d'avis contraires. I Fig. et fam., Cela ne lui fait ni chaud ni froid, se dit D'un homme qui reste indifférent sur une affaire. I Fig. et fam.. Cela ne fait ni chaud ni froia , se dit De ce qui ne sert ni ne nuit à une affaire. | À la CHAUDE, loc. adv. Sur l'heure , dans le premier moment. Fam. et vi. (Chô ; chô-dc)
CHAUDEAU. s. m. Brouet ou bouillon chaud , que l'on portait quelquefois aux mariés le matin du lendemain de leurs noces. I Toute boisson chaude. (Yi.) (Chô-dô.)
CHAUDEMENT, adv. De manière que la chaleur se puisse conserver. | Fig., Avec ardeur, avec vivacité. (Chôd-e-man.)
CHAUDIÈRE, s. f. ( Caldarium. ) Grand vaisseau de cuivre, etc., où l'on fait cuire, chauffer qq. ch. j Chaudière bouillante. Chaudière où il y a un liquide bouillant, j Chaudière à 'vapeur , Yaisseau de cuivre , de tôle ou de fonte, dans lequel l'eau se trans forme en vapeur. (Chô-diè-re.)
CHAUDRON, s. m. ( Caldarium. ) Petite chaudière qui a une anse , et qui sert principalement à la cuisine. (Chô-dron.)
CHAUDRONNÉE. s. f. Ce qu'un chaudron peut contenir. (Chô-dro-née.)
CHAUDRONNERIE, s. f. L'art , le commerce du chaudronnier, et Toute marchandise de chaudronnier. (Chô-dro-ne-rie.)
CHAUDRONNIER, 1ÈRE. s. Artisan qui fait , qui vend des ustensiles de cuisine, de fer ou de cuivre. (Chô-dro-nié.)
CHAUFFAGE, s. m. La quantité de combustible que l'on consomme dans une année pour se chauffer. | Le droit de couper dans une forêt une certaine quantité de bois pour se chauffer. (Chô-fa-je.)
CHAUFFE, s. f. Lieu où se jette et se brûle le bois qu'on emploie à la fonte des pièces. (Chô-fe.)
CHAUFFE-CIRE. s. m. Officier de chancellerie qui avait la charge de chauffer la cire pour sceller. ( — si-re.)
CHAUFFER, v. a. ( Calefacere. ) Rendre chaud. I Fig. et fam.. Allez lui dire cela et TOUS chauffer au coin de son feu, Vous ne seriez pas bien venu à lui tenir ce langage dans un lieu où il serait le maître. | Prov.
CHA
el fig., On verra de quel bois je me chauffe, On verra de quoi je suis capable, quel homme je suis. | Prpv. et Cg., Nous ne nous chauffons pas du même bois. Nous n'avons pas les mêmes sentiments, les mêmes opinions. I Absol., Ce bois chauffe plus que tel autre. Il brûle mieux, et donne plus de chaleur. | Chauffer un poste, Plaire tirer vivement l'artillerie sur ce poste. | P"ig. et fam.. Chauffer qqn.. L'attaquer vivement par des raisonnements ou des plaisanteries.
I Fig. et fam.. Faire une chose avec piomptitude ou avec action. | V. n. Fig. et fam., C'est un bain qui chauffe , se dit D'un gros nuage qui menace de la phùe. | Prov. et fig., Ce n'est pas pour tous que le four chauffe. Ce n'est pas pour vous que la chose est préparée. (Chô-fc.)
CHAUFFERETTE, s. f. Boîte percée de plusieurs trous par le haut , dans laquelle on met du feu pour se tenir les pieds chauds.
II y a aussi des chaufferettes de terre cuite. (Chô-fe-rë-te.)
ClfAUFFERIE. s. f. Forge destinée à forger le fer qu'on veut réduire en b:uTCS. .(Chô-fe-rie.)
CHAUFKEUR. s. m. Ouvrier cJiargé d'entretenir le feu d'une forge, ù'une machiiie à vapeur, etc. Adj., Ouvrier chauffeur. (Chôfeur.)
CHAIÎFFOIR. s. m. Lieu d'un monastère où les religieux , religieuses vont se chauffer. | Endroit où les comédiens et les spectateurs vont se chauffer. On dit niaintenant Foyer, j Linge cliaud avec lequel on cou\Te , on essuie un malade , une personne qui est en sueur. | Linge de précaution pour les femmes. (Chô-fouar.)
CHAUFOUR. s. m. ( Calx , furnus. ) Grand four à cuire la chaux ; n. autr. Four à chaux. (Chô-four.)
CHAUFOURNIER, s. m. Ouvrier qui fait la chaux. (Chô-four-nié.)
CHAULAGE. s. m. Action de chauler du blé. (Chô-la-je.)
CHAULER, v. a. ( Calx.) Faire tremper du blé dans de l'eau de chaux avant de le semer. (Chô-lé.)
CHAUMAGE. s. m. Action de cotiper le chaume, ou Le temps auquel on le coupe. (Chô-ma-je.)
CHAUME, s. m. (Calamus.) Tige herbacée, creuse, simple, garnie de n(Euds , qui est propre aux graminées , telles que le blé , etc. I La partie de la tige des blés qui reste dans le champ quand on les a coupés. | Champ où le chaume est encore sur pied. [ La paille qui couvre les maisons de village, les habitations des paysans. | Une chaumière quelconque. (Cho-me.)
CHAUMER. V. a. et n. Couper, arracher du chaume. (Chô-mé.)
CHAUMIÈRE, s f. Petite maison couverte de chaume. (Chô-miè-re.)
CHA
CHALTVUNE. s. f. Petite chaumicie.
(Chô-mi-ne.)
CHAUSSANT, ANTE. adj. Qu'on chausse facilement. Se dit Des bas. (Chô-san.)
CHAUSSE, s. f. Pièce d'étoffe que les membres des universités portent sur l'épaule dans les fonctions publiques, et qu"on nomme aussi Chaperon. | Pièce de drap taillé en capuchon pointu , dans laquelle on passe des liqueurs qui ont besoin d'être clarifiées. | Chausse d'aisance. Le tuyau des latrines. | V. Cuagsse. (Chô-se.)
CHAUSSÉE, s. f. {Calcea, h. 1.) Levc^e de teire qu'on fait au bord d'une rivière, d'un étang , pour retenir l'eau. | Levée qui se fait dans les lieux bas , humides et marécageux, pour servir de chemin de passage. I La partie bombée d'une rue ou d'un grand chemin , qui est entre deux revers ou deux ruisseaux, ou entre deux bordures de pierres rustiques. | Ponts et chaussées. Dénomination sous laquelle on comprend
pu-
tout ce qui concerne l'administration blique dans la confection el l'entretieri des routes, des ponts, des canaux, etc. | École des ponts et chaussées. Ecole spécialement destinée à former des sujets pour les travaux de cette partie de l'administration. [ Rez-de-chaussée, Le niveau du terrain. [La partie d'une maison qui est au niveau du terrain. (Chô-sée.)
CHAUSSE-PIED. s. m. Instrument de corne ou long morceau de cuir dont on se sert pour chausser plus facilement un sou • lier. (Chô-se-pié.)
CHAUSSER, v. a. ( Calceare.) Mettre des bas, des souliers, etc., ou mettre des bas, etc., à qqn. | l""ig.. Chausser le cothurne, Se mettre à composer des tragédies. Se dit aussi D'un acteur qui s'essaye dans la tragédie, j Chausser le cothurne. Enfler son style. I Fig., Chausser le brodequin. Se mettre à composer des comédies. On le dit également D'un acteur qui s'essaye dans la comédie. | Chausser les étriers, Enfoncer trop avant ses pieds dans les étriers. | Chausser les éperons à qqn.. Lui mettre les éperons en le faisant chevalier. | Fig. et fam., Se chausser une opinion dans la tête. S'entêter d'inie opinion. | Ce cordonnier chausse bien, chausse mal, Il fait bien, il fait mal les chaussures. Ce cordonnier chausse un tel , Il fait des chaussures pour un tel. | Cette personne n''est pas aisée à chausser., Il est difficile de lui faire des chaussures qui lui aillent bien. | Fig. et fam., On ne la persuade pas aisément. | Ce bas, ce soulier chausse bien , Il va bien sur la jambe , sur le pied. [ Chausser un arbre, une plante , Entourer de terre le pied d'un arbre , d'une plante, pour les soutenir et favoriser leur accroissement. 1 'W. n. Chausser à six points, à sept points; chausser à tant de points. Porter des souliers de telle ou telle Ion-
CHA
I gueur. I Fig. et fain., Ces deux personnes chaussent à même yoint, Elles ont même humeur, etc. 1 Prov. cl (ig., Les cordonniers sont les plus mnU haussés, On néglige les avantages qu'on est le plus à portée de se procurer. 1 Fi", et fam., E//e est toute des mieux chaussées, se dit D'une l'enime du bon ton, d'une petite maîtresse. | Prov., S'enfuir un piea chaussé et l'autre nu , S'enfuir eu toute hâte , sans p4endre le temps de s'habiller. (Chô-sé.)
CHAUSSES, s. f. pi. {Calccus. ) Une culotte, un caleçon , la partie du vêtement des hommes qui couvre depuis la ceinture jusqu'aux genoux. (A'i.) | Chausses de page, Chausses courtes et plissées que portaient les pages , et qu'on a])pelait aussi Trousses, I Prov. et fig., // n'a pas de chausses, il est fort pauvre. | Prov. et bass.. Tirer ses chausses , S'en aller, s'enfuir. | Prov. et iig., Cette femme porte les chausses , Elle est plus maîtresse dans la maison que son inari, I Prov, et fig.. Faire dans ses chausses, Avoir une grande peur. | Prov. et fig., lia la clef de ses chausses. Il n'est jjIus en âge d'être ehâtié. | Se disait De ce qui sert ordinairement à couvrir les jambes et les pieds, et qu'on nomme aujourd'hui Bas. (Chô-se.)
CHAUSSETIER. s. m. Marchand qui fait et qui vend des bas , des bonnets , etc. (Cliôse-tié.)
CHAUSSE-TRAPE. s. f. Petite pièce de fer à quatre ou plusieurs pointes fortes et aiguës, dont il s'en trouve toujours une en haut , de qq. manière que la pièce de fer soit jetée. | Sorte de piège que l'on tend pour prendre les bêles puantes, j Plante très-commune dans les lieux incultes et le long des chemins, qui a ses fleurs armées d'épines ; n. aut. Chardon étoile. ( Chô-sctra-pe.)
CHAUSSETTE, s. f. Demi-bas de toile , de fil, etc., que l'on met sous des bas. (Chôsë-le.)
CHAUSSON, s. m. {Calceus.) Chaussure qu'on met au pied par-dessous les bas, et qqf. par-dessus. I Fig. et fam.. Tout son équipage tiendrait dans un chausson, se dit D'un homme qui n'a guère de linge , de bardes. I Espèce de soulier plat à semelle de feutre, de buffle , etc., dont on se sert pour jouer à la paume , pour faire des armes , etc. î Chaussons de bal, de danse. Des souliers fort légers qui servent pour danser. | Sorte de pâtisserie qui coulient de la marmelade, de la compote ou des confitures, et qui est faite d'un rond de pâle replié sur lui-même. (Chô-son.)
CHAUSSURE, s. f. Ce que l'on met au pied pour se chausser. | Prov. et fig., Trouver chaussure à son pied. Trouver justement ce qu'il faut , ce qui convient. Il se dit aussi D'une personne qui en trouve une autre capable de lui tenir tête. (Chô-su-re.)
ClIE
Gq
CHAUVE, adj. des ■?. g. {Cahus.) Qui n'a plus de cheveux, ou qui n'en a guère. | Prov. et fig.. L'occasion est chauve. Elle est dil'llcile à saisir, on n'a qu'un moment pour la saisir. (Chô-ve.)
CHAUVE-SOURIS, s. f. Mammifère volant qui a des ailes membraneuses , et qui ressemble à une souris pour la forrçe et la grosseur du corps. | Il se dit De plusieurs autres animaux qui , pourvus d'ailes membraneuses comme la chauve-souris, ont, ainsi qu'elle, la faculté de s'élever dans l'air. (Chôve-sou-ri.)
CHAUVETÉ. s. f. Étal d'une personne chauve. (Ti.) (Chô-ve-té.)
CHAUVIR. ,v. n. Chauvir des oreilles , Dresser les oreifles; se dit Des clievaux, des mulets, et des ânes. (Chô-vir.)
CHAUX, s. f. ( CaU. ) Alcali qui se trouve ordinaiienient combiné avec ceitains acides, et surtout avec l'acide carbonique. | La pierre à chaux qu'on a fait cuire dans des fours. Ainsi préparée, elle s'échauffe dans l'eau, s'y dissout , et forme une pâte fine et blanche qui, étant mêlée avec du sable ou du ciment^ compose le mortier dont on se sert dans les constructions de pierres et de briques. J Chaux vive, Chaux qui n'a point été imprégnée d'eau. Chaux éteinte , Celle qui a perdu ses propriétés en restant exposée à l'air,- ou qu'on a délayée dans de l'eau. | Lait de chaux , blanc de chaux. Eau dans laquelle on a délayé de la chaux. | Eau de chaux, Eau qui tient de la chaux en dissolution. | Se disait Des substances auxquelles on donne aujourd'hui le nom d'Oxydes. (Chô.) »
CHAVIRER. V. n . Tourner sens dessus dessous. Se dit D'un bâtiment qui tourne sur lui-même , de manière à montrer sa quilie au-dessus de l'eau. On le dit aussi D'un bateau.
CHEBEC. s. m. Bâtiment de la Méditer- • ranée, à trois mâts et pointu des deux bouts, qui va à voiles et à rames. (Che-bëc.)
CHEF. s. m. {Caput.)'\k\ç.\^t dit au propre, en parlant De reliques. | Se dit dans la poésie badine. | Tant de chefs de bétail, Taiit de pièces de bétail. On dit plutôt Têtes de bétail. I rig. , Celui qui est à la téta d'un corps , d'une assemblée, etc. , qui y a le prernier rang et la principale autorité. | Se dit Des officiers et sous-officiers de divers grades qui commandent utie troupe. | Général d'armée. I Abbaye chef d'ordre , Chef d'ordre . La principale maison de l'ordre, celle dont toutes les autres dépendent. | Chef du nom et des armes , Chef de nom et d'armes, Celui (jui est le premier de la branche aînée d'un? grande maison. | Chef d'escadre. L'officier supérieur de marine qu'on nomme aujoiud'hiii Contre-amiral. | Chef d'escadron , Officier de cavalerie qui commande nn escadron. I Chef de bataillon, Officii>r d'infanterie qui connnande uo h-d{ixi\\on.\Chef de poste^
170 CHE
Officier ou sous-officier qui commande un poste , une garde. | Chef de pièce, Le canonnier qui pointe , et qui commande la manœuvre d'une pièce de canon. | Chef de ^le, L'homme qui est le premier d'une file de gens de guerre, soit à pied, soit à cheval. "Vaisseau qui est le premier de la ligne de bataille , qui tient la tête de l'armée. | Chef de division, Celui qui est à la tête de tous les employés d'une division dans un ministère, dans une administration. | Chef d'atelier , celui qui dirige les travaux d'un atelier dans une manufacture. | Chef d" orchestre , Celui qui dirige un orchestre. | Chef d'emploi , se dit, au théâtre , par opposition à Double , Le plus ancien des acteurs qui remplissent les rôles d'un même emploi. | Chef de cuisine, d'office. Le principal officier, de cuisine, à^oîi\ce.\ Commander une armée en chef , Y avoir le principal commandement en quaUté de général. | Être en chef, travailler en chef dans une affaire , En avoir la principale direction. I De son chef, De son côté, par soimême. IDe sa tête, de son propre mouvement, de son autorité privée. | Article, point principal. | T. d'ancienne jurispr. Crime de lèse-majesté au premier chef. Attentat, conspiration contre la personne du prince. Qrime de lèse-majesté au second chef Attentat contre l'autorité du prince ou contre l'intérêt de l'État. I T. de blas. , Pièce qui est au haut de l'écu , et qui en occupe le tiers. | Le bout par lequel on a commencé à fabriquer une étoffe. \Les chefs d'un bandage, bes bouts, ses extrémités. (Chef.)
CHEF-D'OEUVRE, s. m. Ouvrage difficile que faisaient autrefois les ouvriers pour prouver leur capacité dans le métier où ils voulaient se faire passer maîtres. | Fig., Ouvrage parfait ou très-beau. | Prov, et en plaisantant, // a fait la un beau chef-d'œuvre , il a causé qq. désordre. (Chë-d'eu-vre.)
CHEFECIER. s. m. V. Chevecier.
CHEF-LIEU. s. m. Lieu principal. Se disait Du principal manoir d'un seigneur, d'un chef d'ordre. | Se dit maintenant Des villes principales de certaines divisions administratives du territoire fi-ançais. (Chëf-heu.)
CHEIK. s. m. ( Cheik , ar. ) Chef de tribu chez les Arabes. (Chëic.)
CHÉLIDOINE. s. f. {Clielidonia. ) Genre de plantes dont l'espèce commune , appelée Grande chélidoine ou Eclaire, contient un suc jaune et caustique propre à détruire les verrues. (Cé-li-doua-ne [c dur.].)
CHÊMER (SE), v. pron. Maigrir beaucoup , tomber en chartre.
CHEMIN, s. m. Voie, route pratiquée pour communiquer, pour aller d'un heu à un autre. | Chemin de fer. Chemin dont la voie est formée par deux lignes parallèles de barres de fer ou de fonte scellées dans des soubassements de pierre, et sur lesquelles des
CHE
très-peu de frottement. | Chemin de kalager Chemin sur le bord d'une rivière ou d'un canal , servant au passage des chevaux ou des hommes qui baient les bateaux. | Chemin des rondes ou de ronde, Chemin entre le rempart et la muraille du corps de la place, par où passent les officiers qui font la ronde. I Chemin couvert, Chemin sur le bord extérieur du fossé , et où le soldat est à couvert du feu des assiégeants. | Chemin de Saint- Jacques, Nom vulgaire de la voie lactée. | Toute ligne ou voie qu'on parcourt, ou qu'on peut parcourir , pour aller d'un lieu à un autre. | Fig. , Moyen, conduite qui mène à qq. fin. | Il a su trouver le chemin de son eœur. Il a su s'en faire aimer.] Prov., Bonne terre , mauvais chemin , Dans les terres grasses , les chemins sont mauvais. | Fig., Chemin de 'Velours, Chemiq sur une pelouse. — Fam., Voie facile, agréable, pour parvenir à qq. ch. I Fam. , Fieux comme les chemins ^ Fort vieux. | Prov. et fig., À chemin battu il ne croit point d'herbe , Il n'y a point de profit à faire un négoce dont trop de gens se mêlent. | Fig. , Suivre le chemin battu , S'attacher aux usages établis. | Prov. et fig. , Le .grand chemin des 'vaches , L'usage commun et ordinaire. | Tout chemin mène à Rome , Divers chemins mènent au même endroit ; et, fig. , Divers moyens conduisent à la même fin. I Prov. et fig. , // ne faut pas aller par quatre chemins , Il faut s'expliquer franchement, il ne faut pas chercher tant de détours. I Prov. et fig. , Trouver une pierre en son chemin , Trouver qq. obstacle à ce qu'on a dessein de faire, j Prov. et fig. , Prendre le chemin de l'école , des écoliers , Prendre le chemin le ■ plus long. | Prov. et fig. , S'arrêter en beau chemin, à mi-chemin. Abandonner une entreprise dont la réussite paraissait assurée. | Fig. et fam.. Faire son chemin, Parvenir, obtenir de l'avancement, s'enricliir, etc. I Fig. et fam.. Aller le droit chemin. Procéder avec sincérité, avec loyauté, sans nul artifice, j Fig. et fam. , Aller son grand chemin , N'entendre point de finesse à ce qu'on fait , à ce qu'on dit , Aller son chemin , aller toujours son chemin, Poursuivre son entreprise, ùe se pas détourner de la conduite qu'on a commencé à tenir. | Fig. , Chemin faisant , En même temps, par occasion. | Fig., Cou per chemin à qq. ch. , En arrêter , en empêcher le cours , le progrès.
CHEMINÉE, s. f. (Caminus.) L'endroit où l'on fait le feu dans les maisons, et où il y a un tuyau pour donner issue à la fumée. I La partie de la cheminée qui avance dans la chambre. | La partie du tuyau qui s'élève au-dessus du toit. | Fig. et fam.. Sous la cheminée, en cachette, et sans observer les formes.
CHEMINER. V. n. Marcher, aller, faire
du chemin pour arriver qq. part. | Fig. et
chariots garnis de roues de fonte roulent avec l fam. , Cheminer droit , ISe jtomt tomber en
CHE
faute. I Fig. et fam. , Cet homme sait cheminer. Il sait aller à ses fins, j Fig. , en parlant D'un poëme, d'un discours, Cela chemine bien , L'ouvrage est bien suivi, les parties en sont bien enchaînées.
CHEMISE, s. f. Vêtement de linge qu'on porte sur la chair, et qui prend depuis le cou et les épaules jusqu'au genou. \ Être en chemise. N'avoir que sa chemise sur soi. | Fig. et fam. , N'avoir pas de chemise , Etre fort pauvre. Mettre qq. en chemise , Le ruiner entièrement. | Prov. et fig., La peau est plus proche que la chemise , Les intérêts personnels sont plus forts que les autres. | Prov. et fig. , Entre la chair et la chemise il faut cacher le bien Qu'on fait^ Il faut faire le bien sans ostentation. | Chemises de mailles, Corps de chemise qui était fait de petits annelets d'acier, et dont on se servait pour se couvrir comme d'une arme défensive. | Morceau de toile qui sert d'enveloppe à certaines marchandises. I Feuille de papier qui renferme et qui couvre d'autres papiers. ( Crépi , revêtement de maçonnerie, enveloppe de mortier , etc. I La chemise d'un bastion , La muraille de maçonnerie dont un ouvrage est revêtu. (Che-mi-ze.)
CHEMISETTE, s. f. Sorte de vêtement qui se met sur la chemise , et qui prend d'ordinaire depuis les épaules jusqu'aux hanches. (Che-mi-zë-te.)
CHÊNAIE, s. f. Lieu planté de chênes.
(Chê-nèe.)
CHENAL, s. m. Courant d'eau bordé de terres par lequel les navires peuvent passer, et qui sert à les faire entrer dans un port. I Courant d'eau pratiqué pour l'usage d'un moulin ou d'une forge, j L'espèce de canal pratiqué le long d'un toit pour l'écoulement et la déchai-ge des eaux de pluie. V. Cliéneau.
CHENAPAN, s. m. {Schnapphahn, ail.) Un brigand des montagnes Noires. Un vaurien, un bandit. Pop.
CHÊNE, s. m. (Quercus.) Arbre qui porte le gland, et dont certaines espèces , très-communes dans nos forêts , acquièrent une grosseur et une hauteur considérables. | Chêne "verty Espèce de chêne qui conserve ses feuilles vertes en toute saison ; n. autr. Yeuse. \ Prov. et fig. , Payer en feuilles de chêne , Payer eu effets de nulle valeur.
CHÈNEAU. s. m. Jeune chêne. (Chê-nô.)
CHÉNEAU. s. m. Conduit de plomb ou de bois qui recueille les eaux du toit , et les porte dans la gouttière ou dans le tuyau de descente. (Ché-nô.)
CHENET, s. m. Ustensile de cuisine et de chambre qu'on place par paire dans les cheminées pour élever le bois et le faire brûler plus facilement. (Che-në.)
CHÈNEVIÈKE. s. f. Champ semé de chènevis, champ où croît le chanvre. | Épouvantàil à shènevière. Vieux morceau de linge
CHE
etc. , qu'on place sur un bâton , dans une chènevière , pour faire peur aux oiseaux. | Prov. et fig. , Se dit D'une personne laide et mal bâtie , ou D'une personne habillée ridiculement. I Chose qui n'est propre qu'à épouvanter des personnes timides.
CHÈNEVIS. s. m. Graine de chanvre. (Chëne-vi.)
CHÈNEVOTTE. s. f. Brin , morceau de la partie ligneuse du chanvre dépouillé de son écorce. (Chë-ne-vo-te.)
CHÈNEVOTTER. v. n. Pousser du bois faible comme des chènevottes. (Chë-ne-vo-té.)
CHENIL, s. m. [Canile.) Lieu où l'on met les chiens de chasse. | Fig. et fam., Logement fort sale et fort vilain. | Tous les bâtiments nécessaires pour contenir un équipage de chasse , et pour les officiers de la vénerie. (Che-ni.)
CHENILLE, s. f. Nom générique des larves de tous les paprlious : elles ont le corps formé de douze anneaux , et rampent à l'aide de plusieurs pattes. | Fig. et fam. , Homme qui se plaît à mal faire. | Importun. | Fam. , Laid comme une chenille, D'une laideur repoussante. I Tissu de soie velouté ^ qui imite la chenille , et dont on se sert dans les broderies et dans d'autres ornements, | Habillement négligé que les hommes portaient avant d'avoir fait leur toilette. (Che-ni-lle [11 m.].)
CHENILLETTE. s. f. Plante légumineuse qui produit une gousse roulée sur elle-même et de la figure d'une chenille. (Che-ni-llë-te
CHENU, UE. adj. {Caniis.) Qui est tout blanc de vieillesse. | Fig., Montagnes chenues. Montagnes couvertes de neige. Arbre chenu, Arhre dont la cime est dépouillée. (Vi.)
CHEPTEL, s. m. Bail de bestiaux, ou contrat par lequel l'une des parties donne à l'autre des bestiaux pour les garder, les nourrir et les soigner, sous les conditions convenues entre elles. | Il se dit aussi Des bestiaux mêmes donnés à cheptel. (Che-tël.) ,
CHER, ÈRE. adj. (Carus.) Qui est tendrement aimé , auquel on tient beaucoup. | S'emploie dans certaines façons de parler familières. Mon cher monsieur. On dit aussi subst. , entre personnes qui se traitent familièrement. Mon cher , ma chère. | Qui coûte beaucoup. ( Chère année. Année où le blé est beaucoup plus cher qu'à l'ordinaire. | Prov. et fig. , C'est chère épi»e , Mai'chandise qui est plus chère qu'elle ne devrait l'être. I Fig., Le temps est cher, les moments sont chers , Le temps presse. | Celui qui vend à plus haut prix que les autres. | À haut prix. ] Vendre bien cher sa vie, Se bien défendre avant de succomber. (Cher.)
CHERCHER, v. a. (Circare.) Se donner du mouvement , du soin, de la peine pour tiouver , pour découvrir qqn. ou qq. ch. | Prov. et fig. , C'est chercher une aiguille dans une botte de foin, se dit D'une chose que l'oa
fTa
CHE
cherche parmi beaucoup d'autres , et qui est très-difficile à trouver , à cause de sa petitesse. I Prov. et fîg., Chercher midi à quatorze heures, CJiercher des difficultés où il n'y en a point. I Chercher l'ennemi. Aller à la recherche de l'ennemi pour lui livrer bataille. I Tâcher de se procurer qqn. ou qq. ch. faire des efforts pour obtenir un certain résultat. I Chercher femme , Chercher à se marier. I Chercher son pain, Mendier. | Chercher sa vie , Chercher les moyens de subsister. 1 Prov. et fig. , Le bien cherche le bien , Le bien vient à celui qui en a déjà beaucoup. | Chercher noise, chercher querelle , Se mettre de propos déhbéré dans le cas de se brouiller avec qqn. | Précédé de Jller ou Venir , signifie souvent Aller trouver, venir trouver qqn. | Aller chercher qqn. , Aller auprès d'une personne pour la conduire ensuite qq. part , ou pour l'avertir de s'y rendre. — Aller visiter qqn. | Jllér chercher qq. ch. , Aller en qq. lieu pour y prendre ou y recevoir qq. ch. I Accompagné de à , suivi d'un infinitif , il signifie , Tâcher , s'efforcer de. (Chër-ché.)
CHERCHEUR, EUSE, s. Celui, celle qui cherche. (Chër-cheur ; ze.)
CHÈRE, s. f. (Caro.) Tout ce qui regarde la quantité, la qualité, la délicatesse des mets, et la manière de les apprêter. | Il est homme de bonne chère, Il aime la bonne chère et il s'y connaît. | Chère entière, Grand repas suivi de plusieurs divertissements. | Chère de commissaire. Repas où l'on sert de la viande et du poisson. ( Faire chère lie , Faire bonne chère en se livrant à la gaîté. | Prov. , // n'est chère que de vilain. Lorsqu'un avare se résout à donner un repas , il y met plus de profusion qu'un autre. | Accueil, réception. // ne sait quelle chère lui faire . Enchanté de recevoir un de ses amis , il ne sait quel bon accueil lui faire.
CHÈREMEI^T. adv. Tendrement, avec beaucoup d'affection. | À haut prix. | Vendre chèrement sa vie, la faire acheter chèrement, Avant de périr, tuer ou blesser plusieurs de ceux qui attaquent. (Chè-re-man.)
CHÉRIE, s. m. {Chèrif, ar.)Nom que l'on donne à un descendant de Mahomet par Fatime , fille de Mahomet et femme d'Ali. | Prince, chez les Arabes et chez les Maures. CHÉRIR. V, a. Aimer tendrement.
CHÉRISSABLE. adj. des 2 g. Digne d'être chéri. (Ché-ri-sa-ble.)
CHERSONÈSE. s. f. {Chersonesus.) Presqu'île. ( ër-so-nè-ze [c dur.].)
CHERTÉ, s. f. {Cari tas.) Prix qui excède de beaucoup le prix ordinaù*e des choses. (Chër-lé.)
CHÉRUBIN, s. m. (Cherubim, hébr.) Ange du second chœur de la première hiérarchie. I Fam. , Face de chérubin , Visage rond et (oues colorées. // est rouge comme un chérubin, Il a le visage rouge et eaflammé. J Se |
CHE
dit Des têtes d'enfants avec des ailes que les peintres placent dans leurs tableaux et les sculpteurs dans leurs ornements pour figurer des anges.
CHER VIS. s. m. {Servilla , b. 1.) Plante ombellifère , dont la racine , qui porte le même nom , est bonne à manger. ( Chër-vi. ) CHÉTIF, IVE. adj. ( Captims.) Vil, méprisable. I Mauvais, qui n'est pas de la bonté, de la qualité dont il devrait être dans son genre. | Fam., Avoir chétive mine. Avoir la mine basse; ou' Avoir l'air d'un homme malade.
CHÉTIVEMENT. adv. D'une manière chétive. (Ché-ti-ve-man.)
CHEVAL, s. m. {Caballus.) Animal qu'on emploie à porter et à tirer ; que l'homme monte. | Bon homme de cheval. Homme qui sait bien manier un cheval. Bel homme de cheval, Homme qui a bonne grâce à cheval. I Monter à cheval, signifie qqf. Apprendre à monter à cheval. | Mettre qqn. à cheval. Lui enseigner l'équitation. | Aux enseignes des hôtelleries , on met ordinairement , Un tel loge à pied et à cheval, ou Bon logis à pied et à cheval, pour indiquer qu'on y reçoit les voyageurs qui vont à pied et ceux qui vont à cheval. | Prov. , Après bon vin, bon cheval. Quand on a un peu bu, on fait aller son che val meilleur train; et, fig., Quand on a un peu bu , on est plus hardi. | Prov, , L'oeil du maître engraisse le cheval, Quand le maître va voir souvent ses chevaux , les valets en prennent plus de soin. | Fig. , Quand on surveille soi-même ses affaires, elles en vont mieux. | Fig. et fam., Fièvre de cheval, Fiè\Te \io\ente.\ Médecine de cheval. Médecine trèsforte. [Prov. et fig., // n'est si bon cheval qui ne devienne rosse, Il n'y a point d'homme si robuste, si vigoureux, ou d'un esprit si fort , qui ne s'affaiblisse par l'âge. On dit dans un sens contraire, Jamais bon cheval ne devint rosse. \Fro\. et fig., // n'est si bon cheval qui ne bronche. Il n'y a point d'homme si sage, si habile, qui ne fasse qqf. des fautes. | C'est son cheval de bataille, se dit De la chose dont qqn. s'appuie le plus fortement. | Fig. el fam.. C'est un cheval pour le travail , C'est un homme qui travaille beaucoup. | C'est un cheval, un gros cheval, un cheval de carrosse, un cheval de bât , se dit D'un homme stupide , grossier, brutal. | C'est le cheval de bât, se dit D'un homme chargé de la grosse besogne que les autres refusent. | Cheval échappé. Jeune homme qui est emporté. { Prov. et fig., Brider son cheval par la queue. S'y prendre maladroitement et à contre-sens dans une affaire. | Prov. et fig.. Il fait toujours bon tenir son cheval par la bride. Il fait bon être maître de son bien, d'une affaire où l'on a mlèvèi.] Fermer l'écurie quand les chevaux sont dehors , Prendre des précautions quand le mal est arrivé.] Fig,, Écrire à qqn. une lettre à cheval, Lui écrire avec hauteur,
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avec menace, j Monter sur ses grands chepaux, Prendre les choses avec hauteur, mettre de la fierté, de la sévérité dans ses paroles. I É/re mal à cheval^ Être mal dans ses affaires. | Être à cheval, se dit De celui qui est monté sur qq. autre animal qu'un cheval, et même D'une personne qui se tient jambe deçà , jambe delà , sur une poutre , sur une muVaille , etc. | Fig, et fam. , Être à cheval sur quelque chose. S'en prévaloir, ou N'en pas démordre. — Être à cheval sur un Jleuve, se dit D'une armée qui a des troupes sur l'une et sur l'autre rive d'un fleuve, etc. | Tirer un criminel à quatre chevaux , Écarteler un criminel , eu attachant chacun de ses membres à un cheval , et faisant tirer les quatre chevaux chacun de son côté en même temps. I Cheval marin, Animal fahuleux qu'on représente ayant le devant d'un cheval et le derrière d'un poisson, f Cheval fondu, Sorte de jeu où plusieurs enfants sautent l'un après l'autre sur le dos d'un d'entre eux qui se tient courbé dans l'attitude d'un cheval. | Cheval de bois. Figure de bois qui ressemble à peu près à un cheval, et sur laquelle on apprend à voltiger. | Pièce de bois placée sur des tréteaux, et taillée en arête, dont on se servait pour punir des soldats, j Cheval de frise , Grosse pièce de bois longue de dix à douze pieds, traversée en sens divers pai' des pieux pointus et ferrés aux extrémités , pour défendre une brèche , ou pour cou\Tir un hataillon contre la cavalerie. | Petit Cheval, Constellation de l'hémisphère septentrional. I Au pi., se dit De gens de guerre à cheval. I Chevaux-légers. V. Cheva.u-légehs.
CHEVALEMENT, s. m. Espèce d'étal qui sert à soutenir des parties de bâtiment qu'on reprend sous œuvre. (Che-va-le-man.)
CHEVALER. v. n. Faire plusieurs allées et venues, plusieurs démarches pour une affaire. (Yi.) | T. de man. , se dit Lorsque le cheval, marchant par -des pas de côté, fait passer les jambes du dehors par-dessus celles du dedans. Dans ce sens, on dit aussi Chevaucher. | Y. a. Étayer avec des chevalements. I Y. n. et a. Faire usage d'un chevalet.
CHEYALERESQUE. adj. des 2 g. Qui appaitient à la chevalerie , ou qui tient de la chevalerie. (Che-va-le-rësc-e.)
CHEYALERIE. s. f. Le rang , la qualité de chevalier. | L'institution, l'ordre, le corps des chevaliers. | Chevalerie errante, La profession , l'ordre des chevaliers errants. | Fine fleur de chevale';ie , se disait De l'élite des chevaliers , ou D'un chevalier accompli! | S'est dit Des divers ordres militaires et religieux 011 l'on faisait profession de prendre un certain habit » de porter les armes contre les infidèles , etc. | Ordre de chevalerie , se dit Des associations militaires ou autres créées par des souverains. | Extraction , noblesse de race.
CHEYALET. s. m. Instrument de supplice
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ou de torture chez les anciens. Ce mot est usité parmi nous en parlant Des supj)lices que les persécuteurs faisaient endurer aux martyrs. | Morceau de bois fort mince qui sert à tenir élevées les cordes d'un violon, etc. I Instrument de bois sur lequel les peintres posent et appuient les tableaux auxquels ils travaillent. | Tableau de chevalet , Petit tabl«au , ou tableau de moyenne grandeur, qu'on a travaillé et fini avec grand soin. | Ce qui sert aux artisans, dans différents métiers, à tei^ir rou\Tage élevé ou baissé , pour travailler plus commodément. (Che-va-lë.)
CHEYALIER. s. m. Celui qui avait reçu l'ordre de la chevalerie. | Armer qqn. chevalier. Le recevoir chevalier. | Chevaliers errants , Chevaliers qui allaient par le monde cherchant les aventures, châtiant les méchants , protégeant les opprimés , et soutenant l'honneur et la beaiité de leurs dames envers et contre tous. | Fig. , // est le chevalier de telle dame, Il -lui est attaché, il lui rend des soins, | Celui qui a été reçu dans un ordre militaire et religieux. | Titre' de noblesse donné à des personnes qui n'appartiennent à aucun ordre de chevalerie. | Celui qui a été reçu dans une association militaire ou autre, établie par un prince souverain. | Chevalier des ordres du roi. Chevalier de Saint-Michel et du Saint-Esprit, Chevalier de r ordre du roi, ChevaUer de Saint-Michel ; et, simplement , ChevaUer de l'ordre. Chevalier du Saint-Esprit. | Chevaliers es lois. Ceux qui avaient obtenu la chevalerie à cause de leur capacité dans la science des lois. | Chevalier d'honneur. Conseiller d'épée qui avait séance et voix délibérative dans les cours souveraines. | Chevalier d'honneur, chez la reine et chez les princesses de la famille royale. Le principal officier qui leur donne la main quand elles marchent. ( Chevalier du guet, Commandant d'une compagnie de gardes qui faisaient le guet la nuit dans Paris. I Fig. et fam., Chevalier d'industrie , Homme qui vit d'adresse , d'expédients. | Chevaliers de l'arquebuse , Bourgeois ([ui forment une compagnie, et dont l'objet est de se perfectionner dans l'art de tirer l'arquebuse en disputant un prix. | En parlant Des anciens Romains , se dit De ceux qui composaient le second des. trois ordres de la répubhque. I Se disait, au jeu des échecs, pour Cavalier. (Che-va-lié.)
CHEY ALINE, adj. {Caballinus.) Bête chevaline, Un achevai ou une jument.
CHEYANCE. s. f. Le bien qu'on a. (Yi,) (Che-van-se.)
CHEYAUCHÉE. s. f. Se disait Des voyages à cheval que certains officiers étaient obligés de faire pour remplir des devoirs de leur charge. (Che-vô-chée.)
CHEVAUCHER, v. n. Aller à cheval. (Yi.) I Chevaucher court , chevaucher long , Se servir d'étriers courts 0;'. longs. | T. de man-
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V, Chevaler. j Se dit De certaines choses disposées de manière qu'elles vont les unes sur les autres , qu'elles se croisent. | Se dit Des mots qui vont de travers, Des bouts de lignes qui montent ou descendent. (Che-vô-ché.)
CHEVAU-LÉGERS. s. m. pi. Se disait De certaines compagnies de cavalerie légère qui faisaient partie de la maison du roi. On disait , au sing. , Un chevau-léger , Un» des cavaliers dont ces compagnies étaient composées. (Che-vô-lé-jé.)
CHEVECIER. s. m. Titre de dignité dkïis qqs. églises. (Chë-ve-sié.)
CHEVELÉ, ÉE. adj. Se dit D'une tête dont les cheveux sont d'autre émail ou d'autre couleur que la tête.
CHEYELU, UE. adj. Qui porte de longs cheveux. | Gaule chevelue. Partie des Gaules dont les habitants portaient de longs cheveux. I Cuir chevelu, La peau qui cou\Te le crâne et qui donne naissance aux cheveux. | Comète chevelue , Comète dont le noyau brillait et arrondi paraît entouré d'une auréole de lumière diffuse. | Graine chevelue , Graine qui porte une touffe de longs poils déhés. I Racine chevelue , Racine composée de filaments déliés. I Subst. , Le chevelu d'une racine , ou Le chevelu.
CHEVELURE, s. f. coU. Les cheveux. | Les rayons de certaines comètes. V. Chevelu. I Chevelure de Bérénice^ Constellalion de l'hémisphère septentrional, voisine de la Queue du Lion. |Poét., Les feuilles des arbres.
CHEVET, s. m. ( Caput.) Traversin, long oreiller sur lequel on appuie sa tête quand on est dans le lit. |Prov. et fig., // a trouvé cela sous son chevet, Il l'a rêvé. | Prov. et fig., C'est son épée de chevet, C'est la personne dont il se sert dans toutes sortes d'affaires , soit pour le conseil , soit pour l'exécution. Cela se dit également Des choses. | Droit de chevet. Somme qu'un officier des compagnies supérieures payait à ses confrères quand il se mariait. | La partie qui termine le chœur d'une église. (Che-vë.)
CHEVÈTRE. s. m. ( Capistrum. ) Licou.
(Vi.) I Pièce de bois dans laquelle on emboîte les soliveaux d'un plancher. [Bandage dont on se sert pour la fracture ou la luxation de la mâchoire inférieure.
CHEVEU, s. m. {Cûpillus.) Poil de la tête. Se dit De l'homme. | Être coiffée en cheveux, se dit D'une femme qui est coiffée sans avoir de bonnet , de chapeau , etc. | Fig., Cheveux d'ébène , Cheveux très-noirs. | Prov. et fig., Fendre un cheveu en quatre , Faire des distinctions, des divisions subtiles. | Fig., Cela fait dresser les cheveux à la tête , fait dresser les cheveux^ Cela fait horreur. | Fam. , Ils étaient près de se prendre aux cheveux , Ils étaient fort animés l'un contre l'autre , ils étaient près de se battre. | Fig., Prendre l'occasion aux cheveux , Saisir roccaisiop., en
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profiter. I Fig. et fam., Cette pensée est tirés par les cheveux , Elle est amenée , présentée d'une manière forcée.
CHEVILLE, s. f. {Clavilla, b. 1.) Morceau de bois, de fer, etc. , rond ou carré, qu'on fait entrer dans un trou pour le boucher, pour faire des assemblages, etc. | Cheville ouvrière. Grosse cheville de fer qui joint le train du devant d'un carrosse avec la flèche ou avec les brancards. | Fig. et fam.. Le principal mobile, le principal agent d'un affaire. | Cheville à tourniquet, Bâton qu'on passe dans une corde , et dont on fait ime espèce de tourniquet pour serrer la corde qui assure la charge d'une charrette. | Prov., fig. et pop.. Autant de trous, autant de chc" villes , Trouver à tout des excuses, des réponses, des expédients. | Aux jeux de l'hombre, du quadrille et du tri. Être en cheville, N'être ni le premier ni le dernier en carte. I Fig. , Tout ce qui n'est mis dans un vers que pour la mesure ou pour la rime. | Petit morceau de bois ou de métal qui, dans les instruments à cordes, sert à tendre ou à défendre les cordes. | Cheville du pied, Partie de chacun des deux os de la jambe qui s'élève en bosse aux deux côtés du pied. fChevi-lle [11 m.].)
CHEVILLER, v. a. Joindre , assembler avec des chevilles, | Fig. et fam. , Cheviller des vers , Y mettre des mots inutiles. | Prov. et fig. , Avoir l'dme chevillée dans le corps. Résister à de grandes maladies , à des blessures dangereuses. | Chevillé , t. de blas., se dit Des ramures d'un bois de cerf. | Tête de cerf bien chevillée. Qui a beaucoup d'andouillers bien rangés. (Che-vi-llé [11 m.].)
CHÈVRE, s. f. (Capra.) La femelle du bouc. I Barbe de chèvre, Barbe qu'on laisse ^'enir longue , grande , sous le menton, j Pied-de-chèvre,. Levier de fer dont une extrémité est faite en pied de chèvTC. | Prov. et fig. , Prendre la chèvre , Se fâcher pour un léger sujet, mal à propos. | Prov. et fig. , Ménager, sauver la chèvre et le chou. User d'adresse pour se conduire entre deux partis, entre deux adversaires, de manière à ne blesser ni l'un ni l'autre. Une machine pour élever des fardeaux , des poutres , etc. | Une des constellations septentrionales. | Une étoile du Cocher.
CHEVREAU, s. m. (Capreolus.) Le petit d'une chèvre; n. aulr. Cabri (Chevrô. )
CHÈVREFEUILLE, s. m. (Caprifolium.) Arbrisseau grimpant qui porte des fleurs odoriférantes, et dont on se sert pour les berceaux de jardin , et dans les palissades. Chèvrefeuille des jardins. Chèvrefeuille des bois. Un berceau, une palissade de chèvrefiuWe. fChè-vre-feu-lle [U m.]
CHÈVRE-PIED. adj. m. Qui a des pieds de chèvre. Se dit Des satyres , qu'on appelle Dieux chèvre-pieds. (Cht-vre-pié.)