ACA
unies. { Idées générales. [Dans un sens défavorable. C'est un esprit chimérique qui se perd dans les abstractions. \ Au plur., Préoccupation. ( Aps-trac-sion. )
ABSTRACTIVEMENT. adv. Par abstraction. (Aps-trac-ti-ve-man.)
ABSTRAIRE, v, a, ,(^^-^'''«^'e/-e,) Se conj. c. Traire. Considérer séparément des choses qui sont réellement unies. | Abstrait, TE. adj. Qui désigne une qualité considérée séparément du sujet. | Nombre abstrait, nombre non concret. | Très-métaphysique, | Plongé dans la méditation ou dans la rêverie. (Apstrè-re.)
ABSTRUS , USE. adj. ( Abstrusus. ) Qui demande une extrême application pour être bien conçu, (Aps-tru; ze. )
ABSURDE, adj. des 2 ^.{Absurdus.) Qui est évidemment contre la raison. Raisonne ment absurde. Conduite absurde. | Un raisonneur absurde. \ S. m. Absurdité. Tomber dans l'absurde. ( Ap-sur-de.)
ABSURDEMENT. adv. D'une manière absurde. (Ap-sur-de-man.)
ABSURDITÉ, s. f. Vice de ce qui est absurde. I La chose même qui est absurde, (Apsur-di-té.)
ABUS, s. m. {Abusus.) Usage mauvais, ou excessif. | Erreur. (A-bu.)
ABUSER. V. a. Tromper, j V. n. User mal. // a abusé de 'votre bonté. \ Consommer. La propriété consiste dans le droit d'user et d'abuser. (A-bu zé.)
ABUSEUR.. s. m, {Abusor.) Celui qui abuse. Fani, Peu usité. (A-bu-zeur.)
ABUSIF , IVE. adj. {Abusivus.) Qui est contraire aux règles , aux lois, (A-bu-zif.)
ABUSIVEMENT, adv. D'une manière abusive. (A bu-zi-ve-man.)
ABYME. s. m. K. AbÎme.
ABYMER, v, a. V. Abîmer.
ACABIT, s. m. Qualité bonne ou mauvaise des fruits et des légumes. | Fig. et fam. Ce sont gens de même acabit. (A-ca-bi.)
ACACIA, s. m. {Acacia.) Nom de deux espèces de mimosa, qui croissent l'une en Egypte , l'autre au Sénégal , et qui fournissent la gomme arabique et la gomme du Sénégal. | Arbre d'agrément , espèce de robinier à rameaux épineux, et à fleurs blanches et odorantes disposées par bouquets. (A-casi-a.)
ACADÉMICIEN, s. m. {Academicus.) Philosophe de la secte de l'Académie. | Celui qui fait partie d'une compagnie de gens de lettres, de savants ou d'artistes, nommée Académie. (A-ca-dé-mi-siin. )
ACADÉMIE, s, f. (Academia.) Jardin près d'Athènes , où s'assemblaient quelques philosophes qui prirent de là le nom d'Académiciens. I La secte même de ces philosophes. I Se dit , par extension , D'une compagnie de personnes qui se réunissent pour s'occuper de belles-letires , de sciences ou
6 ACC
de heanx-arts, I Se dit absoî. De rAcadciriie française. | Académie royale de musique , Le théâtre de l'Opéra à Paris, | Lieu pu les jeunes gens apprennent l'cquitation, et d'autres exercices du corps. | Divisions de runiversité de ?>ance , dont chanme est dirigée par un recteur. | Université. | Figure isolée et entière , qui est peinte ou dessinée d'après un modèle nu.
ACADÉMIQUE, adj. des 2 g. {Academlcus.) Qui appartient ou qui convient à des académiciens. (A-ca-dé-mic-e.)
ACADÉMIQUEMENT. adv. D'une manière académique. (A-ca-dé-mic-e-man.)
ACADÉMISÏE. s. m. Celui qui, dans une académie, apprend ses exercices. [Celui qui tient une académie.
ACAGNARDER. v, a. Accoutumer, quelqu'un à mener une vie fainéante. ( A-canar-dé [ n. m. ].)
ACAJOU, s. m. Arbre d'Amérique, dont le bois est blanc , et qui porte une noix en forme de rein, contenant une amande émulsive et savoureuse. ( Sorte de bois rougeâtre , qu'on emploie dans l'ébénisterie , etc. , et qui est fourni par un arbre de l'Amérique méridionale.
ACANTHE, s. f. {Achanthus.) Plante à fleur labiée , dont l'espèce commune est vulgairement nommée Branche-ursine. \ Ornement d'architecture imité de la feuille d'acanthe. (Â-can-te.)
ACARIÂTRE, adj. des 2 g. Qui est d'une humeur fâcheuse et criarde.
ACATALEPSIE. s. f. {Acatalepsia , gr.) Doctrine de qq. philosophes anciens , qui n'admettaient aucune certitude dans les connaissances humaines.
AGATALEPTIQUE. adj. des 2 g. {Acataleptos^ gr.) Se dit Des partisans de la doctrine philosophique appelée Acatalepsie , et De cette doctrine même. (A-ca-ta-lëp-tic-e.)
ACAULE. adj. {Akaulos, gr.) Se dit Des plantes dont la tige est tellement courte ou rabougrie qu'elles semblent en être dépourvues. (A-cô-le.)
ACCABLANT, ANTE. adj. Qui accable, ou qui peut accabler. ] Importun, incommode. ( A-ca-blan. )
ACCABLEMENT, s. m. État d'une personne accablée par la maladie ou par l'affliction. (A-ca-bîe-man.)
ACCABLER, v. a. Faire succomber sous le poids. ( A-ca-blé. )
ACCAPAREMENT, s. m. Action d'accaparer, ou Le résultat de cette action. (A-capa-re-man.)
ACCAPARER, v. a. Acheter une quantité considérable d'une denrée , pour la rendre plus chère en la rendant plus rare. | Fig. et fam. , Accaparer les suffrages , Se les assurer. ( A-ca-pa-ré. )
ACCAPAREUR, EUSE. s. Celui, celle qui accapare. ( A-ca-pa-reur ; ze.)
ACC
ACCÉDER^. V. n. {Accedere.) Entrer dans les engagements contractés déjà par d'autres. I Accéder à une proposition, T adhérer. (Acsé-dé.)
ACCÉLÉRATEUR, TRICE. adj. Qui accélère. (Ac-sé-lé-ra-teur; tri-se.)
ACCÉLÉRATION, s. f. (Acceleratio.) Augmentation de vitesse. (Ac-sé-lé-ra-sion. )
ACCÉLÉRER, v. a. ( Accelerare. ) Augmenter la vitesse.) (Ac-sé-lé-ré.)
ACCENSES. s. m. pi. {Accensus.) T.
d'antiq. Officiers publics à Rome qui aver^ tissaient le peuple de s'assembler, marchaient devant le consul lorsqu'il n'avait point de faisceaux, etc. (Ac-san-se.) ^ ACCENT, s. m. {Accentus.) T. de gram. Élévation ou abaissement de la voix sur certaines syllabes ; modification de la voix dans le ton des syllabes et des mots. | Se dit Du langage même. Les accents de la douleur. I Petite marque qui se met sur une voyelle , soit pour indiquer l'accent tonique, soit pour distinguer le sens d'un mot d'avec celui d'un autre mot qui s'écrit de même. (Ac-san.)
ACCENTUATION, s. f. Manière d'accentuer. (Ac-san-tu-a-sion.)
ACCENTUER, v. a. Marquer d'un accent. // ne sait pas accentuer. | Prononcer suivant les véritables règles de l'accent tonique; ou Augmenter les tons de la voix, pour donner plus de force à son langage. (Ac-san-tu-é.)
ACCEPTABLE, adj. des 2 g. {Accepta- Biles.) Qui peut être accepté. (Ac-sëp-ta-ble.)
ACCEPTATION, s. f. Action par laquelle on reçoit volontairement ce qui est proposé. (Ac-sëp-ta-sion.)
ACCEPTER, v. a. (Acceptare.) Agréer ce qui est offert. I S'emploie aussi absol. (Acsëp-té.)
ACCEPTEUR, s. m. (Accepter.) T. de banque. Celui qui accepte. (Ac-sëp-teur.)
ACCEPTION, s. f. (Acceptio.) Égard, préférence. I En termes de grammaire, sens dans lequel un mot se prend. (Ac-sëp-sion.)
ACCÈS, s. m. (Accessus.) Abord. Place de facile accès , de difficile accès. \ Se dit De ce qui se pratique au conclave , lorsque , dans le scrutin aucun cardinal n'ayant eu le nombre de voix requises pour être élu pape, on fait un ballottage entre ceux qui ont été proposés au scrutin. | En médecine. Certains phénomènes morbides qui se montrent à des intervalles ordinairement réguliers. | Au sens moral. Mouvement intérieur et passager en conséquence duquel on agit. (Ac-sè.)
ACCESSIBLE, adj. des 2 g. Dont on peut approcher. SeditDeslieux et des personnes. (Ac-së-si-ble.)
ACCESSION, s. f. (Accessio.) Consentement par lequel une puissance entre dans un engagement déjà contracté par d'autres. I Action par laquelle on adhère à un acte ,
ACG
à un contrat qiielconque. j Droit que lepropriélaiie d'une chose a sur ce qu'elle produit ou sur ce qui s'y unit connie dépendance. I Choses mêuies sur lesquelles ce droit est exercé. (Ac-së-sion.)
ACCESSfT. s. m. {Jccedere.) Se dit D'une distinction accordée, dans les écoles , à ceux qui ont le plus approché du prix. (Ac-së-sit.)
ACCESSOIRE, adj. des 2 g. Qui n'est regardé que comme l'accompagnement de qq. ch. de princ!j)al. | Subst. L'accessoire suit le principal. \ En anat. , Les accessoires Certains nerfs ou muscles dont l'action fortifie ou corrige celle d'autres nerfs ou muscles qu'ils accompagnent. (Ac-së-soua-re.)
ACCESS01R.EMENT. adv. D'une manière accessoire. (Ac-së-soua-re-man.)
ACCIDENT, s. m. {Jccidens.) Ce qui arrive par hasard. Il se prend en mal. j En termes de philosophie , signifie Ce qui est dans un sujet, mais qui pourrait n'y pas être sans que le sujet fût détruit. | En termes de théologie, et en parlant Du saint sacrement de l'eucharistie, il se dit de La figure, de la saveur, etc., qui restent après la consécration. I Par accident, loc. adv. Par cas fortuit. (Ac-si-dan.)
ACCIDENTÉ, ÉE. adj. Se dit D'un terrain inégal , d'aspects variés. (Ac-si-dan-té.)
ACCIDENTEL, ELLE. {Jccidentalis.) Qui arrive par accident. | En termes de musiq. , Lignes accidentelles^ Lignes ou traits qu'on ajoute au-dessus ou au-dessous de la portée pour y placer les notes qui excèdent son étendue. (Ac-si-dan-tël; ë-le.)
ACCIDENTELLEMENT, adv. Par accident. I Se dit en philosophie par opposition à Essentiellement. (Ac-si-dan-të-le-man.)
ACCISE, s. f. {Accisia.) Nom d'une taxe qui se lève sur les objets de consommation. (Ac-si-7.e.)
ACCLAIVLATION. s. f. {Acclamatio.) Cris par lesquels des personnes marquent leur joie , ou leur haute estime. | Pak acclamation, loc. adv. (A-cla-ma-sion.)
ACCLIMATER, v. a. {Klima, gr.) Accoutumer à la température d'un nouveau climat. (A-ch-ma-té.)
ACCOINTANCE. s. f. Habitude, familiarité. (A-couin-lan-se.)
ACCOINTER (S'), v. pron. {Jd et cornes.) Se lier intimement. (Sa-couin-lé.)
ACCOLADE, s. f. Embrassement. | Cérémonie de la réception d'un chevaher, et qui consistait à donner trois coups du plat de répée sur l'épaule ou sur le tou de celui qu'on armait chevalier, après quoi on l'embrassait. I Sorte de trait en forme de crochet brisé à son milieu ( — — -) , qui
sert, dans l'écriture, à embrasser plusieurs ohje:\.s.\ Accolade de lapereaux, Deux lapereaux servis ensemble. (A-co-la-de.)
ACCOLER. V. a. Jeter les bras au cou de
ACC 7
quelqu'un en signe d'affection. Fam.(v/ccoler la vigne, La relever et la lier à l'échalas. (A-co-lé.)
ACCOMMODARLE. adj. des 2 g. Qui se peut accommoder. Cette querelle est accommodablc. (A-co-mo-da-ble.)
ACCOMMODAGE. s. m. Apprêt que les cuisiniers donnent aux viandes, j Travail de ceux qui arrangent les cheveux. (A-co-moda-je.)
ACCOMMODANT, ANTE, adj. Avec qui l'on peut traiter aisément. (A-co-rno-dan.)
ACCOIMMODEMENT. s. m. L'accord que l'on faiî d'une querelle entre des personnes. | Expédients qu'on trouve pour concilier les esprits. |Embellisseuients que l'on fait dans une maison. (A-co-mo-de-man.)
ACCOMMODER, v. a. (Accommodare.) Donner delà commodité. |P<'Iettre en meilleur état. I Ajiprêter à manger. (Vi.) | Se dit Des affaires qu'on termine à l'aniiable, et Des personnes que l'on met d'accord. | Conformer. I Avec le pronom personnel , Prendre aes commodités. Se conformer. S'accommoder au temps. I S'accommoder d'une chose. S'en arranger. (A-co-mo-dé.)
ACCOMPAGNATEUR, TPJCE. s. Celui, celle qui accompagne avec la voix ou avec qq. instrument. (A-con-pa-wa-teur [nm,]. )
ACCOMPAGNEMENT, s. m. Action d'accompagner dans certaines cérémonies.
|En termes de musique, se dit Des parties secondaires qui servent à accompagner la mélodie principale. | Accessoire nécessaire de certaines choses, soit pour la commodité, soit pour l'ornement. I T. de blason. Tout ce qui est hors de l'écu. (A-con-pa-«e-man [nm.].)
ACCOMPAGNER, v. a. Aller de compagnie avec quelqu'un. | Fig. La fortune taccompagne , Û est heureux. I Suivre par honneur. I Conduire en cérémonie, j Escorter, j Assortir, convenir à. | Ajouter, j Jouer ou chanter les parties accessoires d'une pièce de musique. (A-con-pa-«é [n m. ].)
ACCOMPLIR, v. a. {Ad, complere.) Achever entièrement. | Pron., S'effectuer. | Accompli, lE. adj. Qui est parfait en son genre. (A-con-plir.)
ACCOMPLISSEMENT, s. m. Achèvement , réalisation complète. ( A-con-pli-seman.)
ACCON. s. ni. Râteau à fond plat qui cale fort peu d'eau , et qui sert principalement, dans les Antilles , au chargement des navires de commerce. (A-con.)
ACCOQUINANT, ACCOQTJINER, Foy, Acoquinant , Acoquiner,
ACCORD, s. m. {Ad, cor.) Convention, accommodement que l'on fait pour terminer un difféxend. | Au pi., Les conventions préliminaires d'un mariage. I Consentement, union d'esprit , etc. ( Par ellipse , D'accord , J'y consens. | Juste rapport de plusieurs chose*
8 ACC
easemble. ] Le bon effet qui résulle de l'harmonie des couleurs et de celle des lumières et des ombres. | L'union de plusieurs sons entendus à la fois , et formant harmonie. | État d'un instrument de musique dont les cordes sont montées juste au ton où elles doivent être. | Rapport des mots entre eux , exprimé par le genre et le nombre, et le cas. (Ac-or.)
ACCORDABLE. adj. des 2 g. Qui peut l'accorder. (A-cor-da-ble.)
ACCORDAILLES. s. f. pi. Réunion qui se fait pour signer les articles ou le contrat d'un mariage. (Pop.) (A-cor-da-lle [11 m.].)
ACCORDANT, ANTE. adj. T. de mu- »iq. Qui s'accorde bien. (A-cor-dan. )
ACCORDÉ, s. m., ACCORDÉE, s. f. Celui et celle qui sont réciproquement engagés pour le mariage par des articles signés de part et d'autre. ( A-cor-dé.)
ACCORDER. V. a. Mettre d'accord. | Concéder, j Reconnaître pour vrai. ( Acor-dé. )
ACCORDEUR, s. m. Celui qui fait métier d'accorder certains instruments de musique. (A-cor-deur.)
ACCORDOIR. s. m. Outil qui sert à accorder certains instruments de musique.
(A-cor-douar.)
ACCORE. s. m. Pièce de bois qu'on dresse pour étayer un objet. ( A-co-re. )
ACCORER. V. a. Étayer. (A-co-ré.)
ACCORT , ORÏE. adj. Qui s'accommode à l'humeur des autres. (A-cor.)
ACCORTISTE. s. f. Humeur complaisante.
Fam. (A-cor-tis-ie.)
ACCOSTABLE. adj. des 2 g. Qui est facile à aborder. Fam. Peu usité. (A-costa-ble.)
ACCOSTER. V. a. {Jd, costa.) Aborder quelqu'un pour lui parler. Fam. | Il s'emploie avec le pronom personnel, et se construit avec la préposition De, pour Hanter. Je ne sais de quelles gens vous -vous accostez. Fam. et se dit en mauvaise part. | En termes de marine, se dit D'une embarcation qui vient se placer le long d'un objet. (A-cos-té.)
ACCOTER. V. a. {^d, costa.) Appuyer de côté. Fam. Peu usité. (A-co-té.)
ACCOTOIR, s. m. Ce qui sert à s'appuyer de côté. (A-co-touar.)
ACCOUCHÉE, s. f. Femme qui vient de mettre un enfant au monde. (A-cou-ché-e.)
ACCOUCHEMENT, s. m. Enfantement.
I Action d'aider une femme à accoucher. (Acou-che-man.)
ACCOUCHER. V. n. {Ad, culcita.) Enfanter. I Fig., Accoucher d'un projet, j V. a. Aider une femme à accoucher. (A-cou-ché.)
ACCOUCHEUR, EUSE. s. Celui, celle dont la profession est de faire des accouchements. On dit plutôt Sage-femme. (A-coucheur; ze.)
ACG
^ ACCOUDER (S'), v. pron. {Ad, cubîtum.) S'appuyer du coude. (Sa-cou-dé. )
ACCOUDOIR, s. m. Ce qui est fait pour qu'on s'y accoude. (A-cou-douar.)
ACCOUPLE, s. f. {Ad, copula.) Lien avec lequel on attache les chiens ensemble. (Acou-ple. )
ACCOUPLEMENT, s. m.Assemblage par couples. I Actouplement de colonnes , Arrangement de colonnes disposées deux à deux; ce qui produit alternativement un petit et un grand entre-colonnement. (A-couple-man.)
ACCOUPLER. V. a. {Ad, copulare. ) Joindre deux choses ensemble. Ces deux persennes sont mal accouplées. Vous accouplez deuxmotsqui vont mal ensemble. (Acou-plé.)
ACCOURCIR. v. a. {Ad, curtare.) Rendre plus court. I Absol. Prenez le bois , vous accourcirez. j Pron. Devenir plus court. (Acour-sir.)
ACCOURCISSEMENT. s. m. Diminution d'étendue ou de durée. (A-cour-si-se-man.)
ACCOURIR. V. n. {Accurrere.) J'ai accouru , je suis accouru. | Venir promptement en un heu. (A-cou-rir.)
ACCOUTREMENT, s. m. Habillement.
(A-cou-tre-man.)
ACCOUTRER, v. a. Parer d'habits. Yi.
et Fam. ; se dit par moquerie. (A-cou-tré.)
ACCOUTUMANCE, s. f. Coutume que l'on prend de faire ou de souffrir, qq. ch. (Vi.) (A-cou-tu-man-se.)
ACCOUTUMER, v. a. {Ad, custuma. b. 1.) Faire prendre une habitude, j V. n. Avoir coutume. Faites comme vous aver. accoutumé. I Pron. Contracter une habitude. | A l'accoutumée, loc. adv. A l'ordinaire. Fam. (A-cou-tu-mé.)
ACCRÉDITER, v. a. {Accredere.) Mettre en crédit. Accréditer un ministre auprès d'une cour étrangère , L'y faire reconnaître. ( A-cré-di-té. )
ACCROC, s. m. Décliirure. | Fig. et fam., Embarras qui apporte du retard dans une affaire. (A-cro.)
ACCROCHEMENT. s. m. Action d'accrocher. Peu usité. (A-cro-che-man.)
ACCROCHER, v. a. Suspendre quelque chose à un clou, j Arrêter en déchirant. | Jeter des grappins et des crocs d'un vaisseau à un autre , pour venir à l'abordage. | Se dit aussi D'une voiture qui , passant trop près d'une autre, la heurte. | Fig. et fam., Retarder. I Obtenir qq. ch. | Fig. et fam., S'accrocher à quelqu'un, S'attacher à sa fortune. ( A-cro-ché. )
ACCROIRE. V. a. {Accredere.) Il n'est usité qu'à l'infinitif avec le verbe Faire ; et il- signifie Faire croire ce qui n'est pas. Ce n'est pas un homme à qui l'on puisse en faire accroire. \ S'en faire accroire, Présumer trop de soi-même. (A-croua-re.)
ACCROISSEMENT, s. m. Augmentation,
ACC
agrandissemenl.|Le droit par lequel une chose accroît au profit du possesseur. (Acroua-se-man.)
ACCROITRE. V. a. {y4ccrcscere.) Augmenter. | Neutre , signifie, Aller en augmentant. (A-croua-tre.)
ACCROUPIR (S'). V. pron. Se tenir dans une posttire où le derrière touche presque aux talons. ( Sa-crou-pir. )
ACCROIIPISSEMENT. s. m. État d'une personne accroupie. (A-croup-i-se-man.)
ACCRUE, s. f. Augmentation que reçoit un terrain par atterrissement. (A-crue.)
ACCUEIL, s. m. Réception que l'on fait à une personne par qui l'on est abordé. | Absol. , Faire accueil, se prend toujours en bonne part. (Ac-euU [11 m.]. )
ACCUEILLIR. V. a. {^d, coUigere.) Recevoir quelqu'un qui vient à nous. [ Fig. // accueillit fort mal cette proposition. (AceuU-ir [11 m.].)
ACCUL, s. m. {^td^ culus.) Lieu où l'on est acculé. I Se dit, surtout, Du fond du terrier où les chiens poussent les renards. | Petite anse, trop petite pour de grands bâtiments. I Piquets qu'on enfonce en terre pour empêcher le recul du canon. (A-cul.)
ACCULER. V. a. Pousser dans un endroit d'où l'on ne puisse plus reculer. | T. de manège. Le clieval s'accule. Il ne va pas assez en avant à chacune des voltes. ( A-cu-lé.)
ACCUMULATEUR, TRICE. s. {Accumulator.) Celui, celle qui accumule. Peu usité. ( A-cu-mu-la-leur ; tri-se. )
ACCUMULATION, s. f. Amas de plusieurs choses ajoutées les unes aux autres. | En rhétorique, figure qui consiste à rassembler dans le même mouvement oratoire un grand nombre de détails. (A-cu-mu-lasion. )
ACCUMULER, v. a. {A ccumulare. ) A.mdiSser et mettre ensemble. ] Absol., Thésauriser. ( A-cu-mu-lé. )
ACCUSABLE. adj. des 2 g. {Accusabilis.) Qui peut être accusé. ( A-cu-za-ble. )
ACCUSATEUR, TRICE. s. (Accusator.) Celui, celle qui accuse qqn. en justice. (Acu-za-teur; tri-se.)
ACCUSATIF, s. m. (Accusativus.) T. de gram. Il se dit, dans les langues où les noms se déclinent, Du cas qui sert principalement à indiquer le régime direct des verbes. (A-cu-za-tif.)
ACCUSATION, s. f. {Àccusatio.) Action en justice, par laquelle on accuse qqn. | Reproche, imputation. (A-cu-za-sion.)
ACCUSER. V. a. ( Accusare. ) Imputer un crime à qqn., déférer qqn. à la juslice pour un crime. | Reprocher une faute, un défaut. I Dans le style élevé, reprendre. Accuser le sort. \ Ser\ir de preuve. Ce fait vous accuse. | Déclarer ses péchés au prêtre dans le tribunal de la confession. | A certains jeux de cartes , Accuser son jeu , En