CIT
une sorte de gomme odorante qui est d'usage en médecine. (Sis-te.)
CISTOPHORE. s. f. {Kistèy pherô , gr.) Jeune fille qui portait des corbeilles dans les Orgies ou fêtes de Bacchus. V. Cank- PHORE. I S. m. Se dit aussi De médailles où l'on voit des corbeilles, et que l'on croit avoir été frappées pour les fêtes célébrées en l'honneur de Bacchus. (Sis-to-fo-re.)
CITADELLE, s. f. {Citiadellay it.) Forteresse qui commande une ville. (Si-ta-dë-le.)
CITADm, INE. {Citiadino, it.) Se dit Des habitants d'une ville, d'une cité, par opposition A ceux qui vivent habituellement à la campagne. | S'est dit, en parlant De certaines villes d'Italie, pour désigner Ceux des habitants qui n'étaient pas du corps de la noblesse. (Si-ta-dio ; i-ne.)
CITATEUR. s. m. Celui qui cite habituellement, dans sa conversation ou dans ses écrits. (Si-ta-teur.)
CITATION, s. f. Ajournement. (Vi.) I Acte notifié à la partie qu'on veut obliger à comparaître devant un juge de paix ou devant un tribunal de police. | L'exploit de l'acte par lequel on assigne un témoin. I L'ordre que le grand-maître envoyait à tous les chevaUers de se rendre à Malte en certaines occasions. | Allégation d'un passage, d'une autorité, soit que l'on rapporte le passage, etc., ou que l'on se contente d'indiquer où il se trouve. (Si-ta-sion.)
CITÉ. s. f. (Civitas.j Ville, grand nombre de maisons enfermées de murailles. | Fig., La cité céleste , Le ciel , le séjour des bienheureux. I Dans qqs. villes , La partie la plus ancienne de la ville, et où se- trouve l'église cathédrale ou principale. | Portion de territoire dont les habitants se gouvernent par des lois particulières. ( La collection des citoyens d'un État libre. | Droit d« cité y Aptitude à jouir des droits poUtiques, conformément aux lois du pays.
(Si-té.)
CITER. V. a. {Citare.) Ajourner, appeler pour comparaître devant le magistrat. (Vi.) I Se dit Des personnes que l'on assigne à comparaître devant le juge de paix, devant u\\ tribunal de police , ou devant une cour d'assises, comme prévenus ou comme témoins. I S'est dit De la sommation de se rendre à Malte que le grand-maître de l'ordre adressait à tous les chevaliers dans certaines occasions. | Alléguer , rapporter. | Citer son auteur, citer q<jn.. Nommer celui de qui on tient une nouvelle, ou qq. ch. de semblable. | Signaler, indiquer une personne ou .une chose qui mérite d'être remarquée. (Si-té.)
CITÉRIEUR, EURE. adj. {Citcrîor.) Qui est en deçà, de notre côté, plus près de nous. (Si-té-rieur.)
CITERNE, s. f. {Citerna.) Réservoir sous
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terre pour recevoir et garder l'eau de pluie. (Si-lër-ne.)
CITERNEAU. s. m. Petite citerne où l'eau s'épure avant de passer dans la citerne. (Si-tër-nô.)
CITOYEN, ENNE. s. {Civitas,) Habitant d'une ville, d'une cité. | Bon citoyen. Celui qui est zélé pour les intérêts de son pays. | Adj., Bon citoyen. | L'habitant d'une cité, d'ua État libre, qui a droit de suffrage dans les assemblées publiques, et fait partie du souverain. | Citoyen romain. Celui qui était né à Rome ; Celui qui avait acquis lé droit el les privilèges de citoyen romain, quoiqu'il fût d'un autre pays. | Citoyen français , se dit De quiconque jouit eu France des droits politiques. (Si-toua-iin ; ë-ne.)
CITRATE, s. m. {Citratus.) Nom générique des sels formés par la combinaison de l'acide citrique avec différentes bases. (Sitra-te.)
CITRIN, INE. adj. {Cltriniis.) Qui est de couleur de citron. (Si-trin ; i-ne.)
CITRIQUE, adj. Se dit d'un acide qu'on trouve dans le citron et dans certains autres fruits. (Si-tric-e.)
CITRON, s. m. (Citrium.) Sorte de fruits à pépins, de forme ovale , de couleur jaunepàle, et qui est plein de jus. | Adj. invar. , Qui est de la couleur de citron. (Si-tron.)
CITRONÉ, ÉE. adj. Qui sent le citron, où l'on a mis du jus de citron. (Si- tro-né.)
CITROINELLE. s. f. Nom donaé à plusieurs plantes qui ont une odeur de citron. (Si-tro-në-le.)
CITRONIER. s. m. Arbre qui porte le citron. (Si- tro-nié.)
CITROUILLE, s. f. (Cilreus.) Espèce de courge dont les tiges rampent à terre, et qui produit un fruit très-gros. | Le fruit même de celte plante, qui est employé comme aliment. (Si-trou-lle [11 m.].)
CIVADIÈRE. s. f. Voile qu'on suspend sous le màt de beaupré. (Si-va-diè-re.)
CIVE ou CIVETTE, s. f. {Zebed, ar.) Espèce d'ail d'un goût fort et relevé qu'on emploie dans la salade et dans les ragoûts. (Si-ve; Si-vë-te.)
CIVET, s. m. Ragoût fait de chair de lièvre. (Si-vë.)
CIVETTE, s. f. K Cive.
CIVETTE, s. f. {Zebed, ar.) Animal qui ressemble à une grosse fouine, et dont on tire une sorte de liqueur épaisse et odoriférante. I La liqueur. épaisse et odoriférante qu'on tire de la civette. (Si-vë-te.)
CIVIÈRE, s. f. {Cœnoveharia , b. 1.) Espèce de brancard sur lequel on porte à bras de la pierre , du fumier, et toute sorte de fardeaux. (Si-viè-re.)
CIVIL, ILE. adj. {Civilis.) Qui regarde et qui concerne les citoyens. | État civil,- La condition d'une personne, en tant qu'elle est enfant naturel ou adoptif, de tel père ou de
telle mère, légitime ou bâtarde , mariée on non mariée, vivante ou morte naturellement ou civilement. | Actes de Cétat civil, registres de l'état civil. Les actes, les registres qui constatent l'état civil des personnes, | O^t/cr de fêtât civil. Fonctionnaires chargés détenir les registres de l'étal civil, j Droit civil^ La collection des lois qui règlent l'état des personnes, les biens, et les différentes manières d'acquérir la propriété. | Droits ci' vils. Ceux dont la jouissance est garantie par la loi civile à tout Français. | T. de jurispr. Se dit par opposition à Criminel. — Subst., Le civil et le criminel, j En matière criminelle. Partie civile. Celui qui agit en son nom contre un accusé, pour des intérêts civils. I Intérêts civils. Le dédommagement dû à une personne sur le bien d'un criminel, à cause du tort qu'elle a souffert par le crime commis, j Requête civile , Voie extraordinaire, admise dans certains cas déterminés par la loi, pour obtenir qu'un jugement ou un arrêt rendu en dernier ressort soit rétracté, i Mort cioile , Cessation de toute participation aux droits civils, j Se dit par opposition à Militaire, à Ecclésiastique. — Subst., Le civil et le militaire | Courtois, honnête, poli, bien élevé. (Si-vil.)
CIVILEMENT, adv. En matière civile ,^ en procès civil. | Être mort civilement. Être frappé de mort civile. |^ Etre civilement responsable d'un délit. Etre responsable du dommage qui résuite d'un délit commis par une personne sur laquelle on exerce quelque autorité. I Honnêtement , avec politesse. (Sivi-le-man.)
CIVILISATION, s. f. Action de civiliser, ou État de ce qui est civilisé. (Si-vi-li-salion.)
CIVILISER. V. a. ( Civilis.) Rendre civile une matière criminelle ; réduire une cause criminelle à une procédure ordinaire et civile. I Rendre civil et sociable ; polir les mœurs. | Fam. , // se civilise , se dit D'un homme qui se polit, | Pron. et fam., se dit D'un'e querelle qui commeuce à s'apaiser, ou D'une nouvelle moins fâcheuse qu'elle n'avait paru d'abord. (Si-vi-li-zé.)
CIVILITÉ, s. f. {Civilitas.) Honnêteté, courtoisie , manière honnête de vivre et de converser dans le monde. | Se dit Des actions, des paroles civiles, des compliments, et de tout autre témoignage semblable de bienveillance ou d'égard. | La Civilité puérile , Titre d'un vieux livre fait pour apprendre la civilité aux enfants. (Si-vi-h-té.)
CIVIQUE, adj. des' 2 g. (Civicus.) Qui concerne le citoyen, ou Qui appartient à un bon citoyen, j Dégradation civique, Peine infamante qui consiste dans la destitution et l'exclusion du condamné de toutes fonctions et emplois publics, et dans la privation du droit d'être juré , expert , témoin , etc. j Couronne civique y Couronne de chêne qu'on donnait
chez les Romains à celui qui avait sauvé la vie à un citoyen dans un assaut, dans une bataille. fSi-vic-e.)
CIVISME, s. m. Le zèle du citoyen pour les intérêts de son pays, (Si-vis-ine.)
CLABAUD. s. m. Se dit D'un chien de chasse qui a les oreilles pendantes , et qui se récrie mal à propos sur les voies, c'est-àdire, qui aboie saus être sur les voies de la bête. I Fig. et fam., C'est un clabaud, se dit, par injure. D'un homme qui parle beaucoup et mal à propos. | Fig. et fam., Ce chapeau fait le c^mud ., il est clabaud^ Il a les bords pendants. (Cla-bô.)
CLABAUDAGE. s. m. Le bruit que font plusieurs chiens qui clabaudent, qui aboient. I^Fig. et fam., Yaine criaillerie. (Cla-bôda-je.)
CLABAUDER. v. n. ( Clamare. ) Aboyer fréquemment. Se dit D'un chien de chasse qui aboie ordinairement sans être sur les voies de la bête. | Fig. et fam., Crier, faire du bruit mal à propos et sans sujet. (Cla-bô-dé.)
ÇLARAUDERIE. s. f. Criaillerie importune et sans sujet. Fam. (Cla-bô-de-rie.)
CLABAUDEUR, EUSE. s. Criaiileur , criailleuse ; celui , celle qui crie beaucoup et mal à propos. Fam. (Cla-bô-deur; eu-ze.)
CLAIE, s.f. {Cleta,h. 1.) Ouvrage à clairevoie en forme de carré long , et fait de brins d'osier ou de branches d'arbre enti'elacées. (Clèe.)
CLAIR, AIRE. ad]. {Çlarus.) Éclatant, lumineux, qui jette, qui répand de la lumière. I Subst., Le clair de la lune, ou Clair de lune, La lumière, la clarté de la hrne. | Clair de lune , Tableau qui représente une vue prise au clair de la lune, j Qui reçoit beaucoup de jour. | Absol. , Il fait clair. Il fait jour , ou il fait clair de lune, j Luisant , poli. I Teint clair, Teint vif et uni. | En parlant Des couleurs, Moins foncé, plus approchant du blanc. | Cheveux clair-hruns , Cheveux d'un brun qui n'est point foncé. Cette fille , cette femme est clair-brune , Elle a les cheveux clair-bruns. | Subst., se dit Des couleurs hautes qui représentent les jours, les parties les plus éclairées. | Se dit, dans les ouvrages de tapisserie , Des laines et des soies claires qui servent à rehausser l'ouvrage. | Transparent. | Qui n'est point trouble, j Le temps est clair, le ciel est clair et serein. Il n'y a aucun nuage en l'air. | Tirer du 'vin au clair , Le mettre en bouteilles quand il a été bien reposé. | Fig,, Tirer au clair un fait, une dijficullé, L'éclaircir. | Prov. et fig., // n'y fera que de teau claire. Il a entrepris qq. ch. où il ne réussira pas. | Qui a peu de consistance : se dit Des choses liquides. ( Lait clair. Le pelit-lait. | Qui n'est pas bien serré, dont les parties, ne sont pas près à près. | Se dit De !a voix et des sons. Net et aigu. | Fig., Intelligible, aisé à comprendre. | Fig., Avoir l'esprit clair. Avoir beaucoup de netteté
CLA
dans l'esprit, dans le jugement. | Évident, manifeste. ( Qui n'est pas équivoque, mebrouillé. | Adv., D'une manière claire et distincte. I Fig., Foir clair, voir Jort clair. Avoir beaucoup d'intelligence, entendre à demimot. I Parler clair, Parler avec une voix grêle et aiguë. | Fig., Clairet net, haut et clair. Franchement , nettement , et sans chercher d'adoucissement, de détours. | Clair et net y Tous frais déduits. | Semer clair. Répandre la graine de loin en loin, et en moindre quantité qu'à l'ordinaire. (Clèr ; Clè-re.)
CLAIRE, s. f. Les cendres lavées ou les os calcinés dont on se sert pour faire les coupelles. (Clè-re.)
CLAIREMENT, adv. D'une manière claire, nettement, distinctement. | Fig., D'une manière intelligible, ou Franchement. | Évidemment, manifestement. (Clè-re-man.)
CLAIRET, adj. ( Clarus. ) Vin d'une couleur faible. Fin clairet. | Subst., Boire du clairet. | Subst. , Composition aromatique que l'on prépare en faisant infuser des plantes odorantes dans du vin, et en y ajoutant du miel et du sucre. (Clë-rë.)
CLAIRET, s. m. Pierre dont la couleur est trop faible.
CLAIRE- VOIE. s. f. {Clara-Fia.) Ouverture faite à rez-de-chaussée dans le mur d'un parc ou d'un jardin , et qui n'est fermée que par une grille, ou par une espèce de fossé appelé Saut de loup. \ À claire-voie. loc. adv. , qui se dit De tout ouvrage de charpente, de menuiserie ou d'osier, dont les pièces laissent du jour entre elles. | Se dit De tout tissu qui n'est pas serré. | Semer à claire-voie , Jeter la graine en terre en la dispersant le plus qu'il est possible. (Clè-revouae.)
CLAIRIÈRE, s. f. Endroit d'une forêt tout à fait dégai-ni d'arbres. | Se dit Des endroits plus clairs que le reste dans les toiles. (Clëriè-re.)
CLAIR-OBSCUR, s. m. Imitation de l'effet que produit la lumière en éclairant les surfaces qu'elle frappe, et en laissant dans l'ombre celles qu'elle ne frappe pas. | Peinture, dessin en clair-obscur, de clair-obscur. Tableau , dessin fait sans mélange d'autres couleurs que du blanc et du noir, ou du blanc avec une seule couleur. | Effet de la lumière sur les corps qu'elle frappe. (Clèrops-cur.)
CLAIE ON. s. m. ( Claro , b. 1. ) Sorte de trompette dont le son est aigu et perçant. (Clè-ron.)
CLAIR-SEMÉ, ÉE. adj. Qui n^est pas bien serré , qui n'est pas près à près. | Prov., L'argent est clairsemé chez lui. Il en a fort peu. I Fig. , se dit en parlant Des ouvrages d'esprit. (Clèr-se-mé.)
CLAIRVOYANCE, s. f. Sagacité et pénétration dans les affaires. (Clër-voua-ian-se.)
CLAIRVOYANT, ANTE. adj. (CVarè,
CLA
videns.) Intelligent, éclairé, et pénétrant dans les affaires. (Ciër-voua-ian.)
• CLAMEUR, s. f. ( Clamor. ) Grand cri. Se dit Des cris confus de plusieurs personnes réunies. | Injure, outrage, j La clameur publique y L'indignation publique manifestée. | Ctameur de haro, se disait , en Normandie , De la sommation de comparaître sur-lechamp devant le juge.
CLAN. s. m. ( Klaan , éc. ) En Ecosse et en Irlande , tribu formée d'un certain nombre de familles.
CLANDESTIN, INE. adj. {Clandestinus.) Qui se fait en cachette et contre les lois ou la morale. (Clan-dës-tin ; i-ne.)
CLANDESTINE, s. f. Plante ainsi nommée parce que ses tiges croissent dans la terre ou sous la mousse. (Clan-dës-ti-ne.)
CLANDESTINEMENT, adv. D'une manière clandestine , en cachette. (Clan-dës-ti- Be-man.)
CLANDESTINITÉ, s. f. Le vice d'une chose faite en secret et contre la loi. (Clandës-ti-ni-té.)
CLAPET, s. m. Espèce de petite soupape qui se lève et se baisse par le moyen d'une simple charnière. (Cla-pë.)
CLAPIER, s. m. ( Clepere. ) Petits trous creusés exprès , où les lapins se retirent. | Machine de bois où l'on nourrit des lapins domestiques, et qui est faite à l'imitation des clapiers de garenne. | Lapins de clapier, ou Clapiers, Les lapins élevés dans ces sortes de machines, | Lapin de clapier , franc clapier, Mauvais lapin. (Cla-pié.)
GLAPIR (SE), v. pron. {Clepere.) Se blottir, se tapir , se cacher dans un trou. Se dit particulièrement Des lapins.
CLAPOTAGE ou CLAPOTIS, s. m. AgitatioB légère des vagues , qui se croisent et s'entre-choquent dans tous les sens. (Cla-pota-je; Cla-po-ti.)
CLAPOTER, v. n. Éprouver l'agitation qu'on nomme clapotage.
CLAPOTEUSE. adj. f. Il se dit De la mer lorsqu'elle clapote après avoir été agitée par différents vents. (Cla-po-teu-ze.)
CLAPOTIS, s. m. V. Clapotage.
CLAQUE, s. f. Coup du plat de la main. | Espèce de sandale qu'on met par-dessus la chaussure pour se garantir de l'humidité et de la crotte. (Clac-e.)
CLAQUE, s. m. Chapeau aplati ou pouvant s'aplatir, qui est propre à être mis sous le bras.
CLAQUEDENT. s. m. Se dit D'un gueux, d'un misérable qui tremble de froid. | Un
homme qui parle beaucoup de lui avec jac-
la vé dan.)
tance, et souvent contre la vérité. (Clac-e-
CLAQUEMENT. s. m. | Claquement de dents , Le bruit que font les dents d'une personne qui tremble de froid ou de peur. | Claquement de mains , Le bruit que font les
CLA
mains lorsqu'on les frappe l'une contre l'autre. (Clac-e-man.)
CLAQUEMURER, v. a. {Clam , murus,) Renfermer, resserrer dans une étroite prison. | Pron. , Se tenir renfermé. | Fam. (Clac-e-mu-ré.)
CLAQUER, v. n. Faire un certain bruit aigu et éclatant. I Fig. et fam.. Faire claquer son fouet. I Faire valoir son autorité, son crédit, eic.\ Claquer des dents, se dit Quand les dents se choquent par un tremblement que cause le froid ou la peur. | Activ. et fam.. Claquer qqn.. Lui donner une claque, des claques. — Fig., L'applaudir. (Claél-é.)
GLAQUET. s. m. Petite latte qui est sur la trémie d'un moulin, et qui bat continuellement avec bruit. (Clac-ë.)
CLAQUEUR. s. m. Se dit, par mépris, Des gens payés pour applaudir les pièces ou les acteurs. Fam. (Clac-eur.)
CLARIFICATION, s. f. {Clarijicatio:) Action par laquelle on rend une hqueur claire , on purifie une substance fluide. (Cla-ri-fi-ca-sion.)
CLARIFIER, v. a. (Clarificare.) Rendre claire une liqueur qui est trouble. | Purifier une substance fluide.
CLARINE, s. f. {Clams.) Sonnette pendue au cou des animaux qu'on fait paître dans les forêt*.
CLARINETTE, s. f. {Clarus.) Sorte de hautbois. | Celui qui joue de cet instrument. (Cla-ri-në-te.)
CLARTÉ, s. f. {Clarltas.) Lumière, lueur, splendeur. | Poétiq., Jouir de la clarté du jour, de la clarté. Vivre. | Fig. , Tout ce qui éclaire l'esprit. Dans ce sens, on l'emploie souvent au pluriel. ( Transparence. | Fig. , Qualité des idées, du discours, du style, qui les . rend propres à être facilement compris.
CLASSE, s. f. {Classis.) L'ordre suivant lequel on range , on distribue, on suppose rangées ou distribuées, diverses personnes ou diverses choses. | Se dit Des ordres, des rangs que la diversité , l'inégalité des conditions établit jiarmi les hommes réunis en société. | Se dit Des personnes ou àts choses qui ont entre elles une certaine conformité, qui sont de même nature, etc. | C est un savant, etc., de la première classe, C'est un savant , etc., du premier mérite, j Fam. , Cest un Jripon , etc. , de la première classe. C'est un fripon fieffé, etc. | Se dit, dans les collèges et dan-- d'autres établissements d'instruction publique, Dos divisions entre lesquelles on répartit les écoliers, les élèves, et dont chacune reçoit les leçons d'un professeur particulier. | Basses classes. Celles par où commencent les écoliers , jusqu'à la quatrième inclusivement. | Faire ses classes. Faire ses études. | Les écoliers qui sont d'une même classe. | Se dit Des salles où les écoliers de chaque classe s'assemblent pour recevoir les leçons du professeur. | Le temps
CLA
que les écoliers sont assemblés pour prendre la le(jon. | La rentrée des classes. Le temps où les élèves reprt- nnenl leurs éludes , a[)'ès les vacances. | Ouvrir une classe^ Commencer à faire des leçons dans un lieu où il ne s'en faisait pas encore. (Cla-se.)
CLASSEMENT, s. m. Action de classer, de mettre dans un certain ordre ; État de ce qui est classé. (Cla-se-man.)
CLASSER. V. a. Ranger, distribuer par classes. | Mettre dans un certain ordre. | Assigner, indiquer la classe à laquelle une chose appartient ou doit appartenir.
(Cla-sé.)
CLASSIFICATION, s. f. {Classîsjacere.) Action de classer ; État de ce qui est classé. (Cla-si-fi-ca-sion.)
CLASSIQUE, adj. des i g. {Classiciu.) Se dit Des auteurs du premier rang, qui sont devenus modèles dans une langue quelconque. I Subst. , Les classiques français , anglais, etc. | Ouvrage classique^ Ouvrage qui a soutenu l'épreuve du temps , et que les hommes de goût regardent comme un modèle. | Se dit qqf. De ce qui a rapport aux classes des collèges. | Se dit par opposition à Romantique, Des écrivains qui suivent les règles de composition et de style établies par les auteurs classiques. Il se dit également Des ouvrages de ces écrivains. ( Le genre classique ou Le classique. Le genre des écrivains classiques. | Subst. , Les clas- ' siques et les romantiques , Les partisans du genre classique et ceux du genre romantique. I Se dit Des auteurs, des ouvrages qui font autorité en qq. matière. | Se dit, dans les arts d'imitation , De ce qui rappelle la manière antique, ou De ce qui est conforme aux règles strictes de l'art. | Terre classique, sol classique^ Pays qui fut habité dans les temps anciens par qqn. àe& peuples célèbres dont la littérature et les arts ont servi demodèlt;s. La terre classique des beaux-arts, Le pays où les beaux-arts sorrt ou furent cultivés avec le plus de succès; et, fig., La terre classique de la liberté, Le pays dont l'histoire et les lois offrent le plus de lumières aux hommes qui cherchent les moyens d'établir ou de conserver la liberté. (Cla-sic-e.)
CLATIR. V. n. Se dit D'un chien qui redouble son cri en poursuivant le gibier.
CLAUDE, s et adj. Sot, imbécile. Fam.
(Clô-de.)
CLAUDICATION, s. f. {Claudicatio.) Action de boiter. (Clô-di-ca-sion.)
CLAUSE, s. f. [Clauswn.) Disposition particulière faisant partie d'un traité , d'un edit, d'un contiat, ou de tout autre acte public ou particulier , etc. | La clause de six '"O", Celle qui porte le pouvoir réciproque de résilier le bail d'une maison en avertissant six mois auparavant. Bail sans clause, Bail où cette clause n'existe point. (Clô-ze.)
CLAUSTRAL, AI^. adj.rC/a;/j^/«M.J Ap-
CLE
partcnant au cloître ou monastère. | Offices claustraux. Certains bénéfices qui sont du <;orps d'une abbaye ou d'un prieuré. | Prieur claustral. Le religieux qui est le supérieur des autres, dans un prieuré.
(Clôs-tral.)
CLA 'VEAU. s. m. {Clavulus.) Maladie contagieuse qui attaque les brebis et les moutons. | Pierre taillée en coin, qui entre dans la construction des voûtes plates ou carrées. (Cla-vô.)
CLAVECIN, s. m. Instrument de musique, sorte de longue épinette à un ou plusieurs claviers, dont les cordes sont de métal et doubles. ( Clavecin à ravalement , Clavecin qui a plus de touches que les clavecins ordinaires. | Clavecin organisé. Clavecin dont le clavier fait jouer un petit orgue. (Cla-vesin.)
CLA VÊLÉ, ÉE. adj. Qui a le claveau, qui a une maladie contagieuse.
CLAVELÉE. s. f. {Clavulus.) Claveau.
CLAVETTE, s. f. {Clnvus.) Espèce de clou plat qu'on passe dans l'ouverture faite au bout d'une cheville, d'un bouton, etc., pour les arrêter. (Cla-vë-te.)
CLAVICULE, s. f. (Clavicula.) Chacun des deux os"^ longs par lesquels les épaules tiennent en devant à la partie supérieure de la poitrine. | Petite clef. | Fig., La Clavicule de Salomon , C'est Le titre d'un livTC attribué faussement à Salomon.
CLAVICULE, ÉE. adj. Pourvu de clavicules. Les animaux clavicules.
CLAVIER, s. m. {Clavarius.) Chaîne ou cercle d'acier ou d'argent, servant à tenir plusieurs clefs ensemble. | La rangée des touches d'une épinette, d'un clavecin, d'un piano, d'un jeu d'orgues. ) Cet instrument a un clavier fort étendu. Il a beaucoup de touches, et fournit beaucoup d'accords. | Posséder son clavier. Être déjà familier avec les touches de l'instrument. (Cla-vié.)
CLAYON, s. m. {Cleta, b. 1.) Petite claie sur laquelle on fait ordinairement égoutter des fromages. | Claie ronde sur laquelle les pâtissiers portent diverses pâtisseries. (Clé-ion.)
CLAYONNAGE. s. m. Assemblage fait avec des pieux et des branches d'arbre en forme de claies, pour soutenir des terres et les empêcher de s'ébouler. ( Clëio na-je.)
CLEF. s. f. (Clavis.) (On prononce Cle\ même devant une voyelle , et plusieurs l'écrivent de cette façon.) Instrument, fait ordinairement de fer ou d'acier , qui sert à ouvrir et à feiiner une serrure, j Fausse clef. Clef qu'on garde furtivement pour en faire un mauvais usage. | Gentilshommes de la clef, d'or. Certains grands officiers de la cour de l'empereur d'Autriche ou du roid'Espngne, et d'autres princes, qui ont droit d'entrer dans la chambre de ces princes, et
CLE
qui portent une clef d'or à leur ceinture, pour marque de ce droit. | Prov. et fig. , Mettre les clefs sur la fosse , Renoncer à la succession ou à la communauté d'une personne décedée. I Fig. et fam., Mettre la clef sous la porte, Quitter furtivement sa maison,
?)arce qu'on a de mauvaises affaires. \ Prendre a clef des champs. S'en aller, s'enfuir. | Fig., Les clefs de Saint-Pierre ^iVautorité du saintsiége. I Les clefs des trésors de l'Église, Le pouvoir d'accorder des indulgences. [ La puissance des clefs, les clefs du paradis, La puissance de lier et de délier. | Se dit, fig.. De certaines places fortes de la frontière, des endroits dont la possession procure une entrée facile dans le jpays. | Science qui prépare à l'étude d'une autre, qui y sert d'introduction. I Fig., L'explication des noms supposés et des termes ^obscurs. | La clef d'un ouvrage, la clef d'un système. Ce qui est nécessaire pour l'intelligence d'un ouvrage, d'uQ système. | La clef d'une affaire, etc., Ce qui met à même d'en pénétrer le secret. | Clef de chiffre. L'alphabet dont on est convenu, et qui sert à chiffrer ou à déchiffrer les dépêches secrètes. | Fig., Certaine marque qui sert à faire connaître l'intonation des notes par rapport à leur position. ) Ce qui sert à ouvrir et à fermer, à tendre et à détendre certaines choses ; à monter ou à démonter, à serrer, à maintenir certains assemblages, etc. I La clef d'un robinet, La pièce mobile d'un robinet qui, selon la position qu'on lui donne, retient ou laisse échapper ce que renferme le vaisseau. | La clef d'un poêle , Sorte de petite bascule placée dans le tuyau à une certaine hauteur , et qu'on peut tourner à volonté pour maintenir la chaleur dans le poêle, lorsqu'il n'y a plus que de la braise. | Xa clef d'un instrument à vent, Les pièces mobiles au moyen desquelles le musicien ferme et ou>Te à son gré les' trous de l'instrument. ( Ckfd' épinette , de clavecin , de piano , de harpe , Instrument qui sert à tourner les chevilles d'une épinette, etc. , pour tendre ou pour 'relâcher les cordes. | Clef de pistolet , de carabine, d'arquebuse à rouet, se disait autrefois De l'instrument avec lequel on bandait ces armes. ( Clef de pendule , clef de montre. Instrument avec lequel on monte une pendule, une montre. | Clef de pressoir , Vis qui sert à serrer ou à lâcher un pressoir, j Ctef de lit. Instrument avec lequel on tourne les vis pour monter ou démonter le bois de lit. I Clef de voiture. Instrument qui sert à monter et à démonter les écrous et les crics qui tiennent les soupentes tendues. | Clef anglaise , Espèce de marteau à deux mâchoires, dont une se meut par une vis, et qui sert à serrer ou à desserrer. | Clef de 'voûte, La pierre du milieu qui ferme la voûte. Fig., C'est la clef delà 'voùte. C'est le point capital de l'affaire, j Fig. , Clefs de meute, \
CLE
Les meilleurs chiens d'une meute , qui servent à conduire les autres et à les redresser. I Fig. et fam., CleJ de meute. Homme qui a beaucoup de crédit dans sa compagnie, dans son parti. (Clé.)
CLÉMATITE, s. f. {Clematis.) Genre de plantes grimpantes , dont une espèce a reçu le nom âH Herbe aux gueux, parce que les mendiants se servent de ses feuilles pour faire paraître leurs membres livides et ulcérés.
CLÉMENCE, s. f. (Clementia.) Vertu qui consiste à pardonner les offenses, et à modérer les châtiments. Se dit Des personnes qui ont une grande autorité. | L'indulgence d'un père p^r ses enfants. (Clé-man-se.)
CLÉMENT , ENTE. ad^. Qui a la vertu de clémence, j Dieu est clément et miséricordieux. Il pardonne aux pécheurs qui ont recours à lui. (Clé-man ; an-te.)
CLÉMENTINES, adj. f. pi. pris subst.
Recueil des décrétâtes de Clément V, fait par Jean XXII. | Recueil de pièces faussement attribuées à saint Clément. (Clé-manti-ne.)
CLEPHTE. s. m. (Kleptés, gr. ) ( On écrit aussi Klephte.) Nom tiré du grec , qui signifie Voleur, et qui a été donné auj montagnards libres de l'Olympe , du Pinde , etc. (Clëf-te.)
CLEPSYDRE, s. f. {Clepsydra.) Horloge qui indique la marche du temps par l'écoulement d'une certaine quantité d'eau , ou même de mercure. | Se dit aussi De plusieurs machines hydrauliques des anciens.
(Clëp-si-dre.)
CLEPtC. s. m, ( Clericus.) (Le C final se prononce dans la loc. De clerc à maître. ) Celui qui est entré dans l'état ecclésiastique en recevant la tonsure. En ce sens , il est opposé à Laïque ou Lai. ( Conseiller-clerc , dans les anciens parlements , Conseiller qui était pourvu d'une chai-ge affectée aux ecclésiastiques. I Clerc de chapelle , chez le roi, chez la reine , etc., Officier de la cha{)elle , dont la charge est d'y serrir à certaines fonctions ecclésiastiques , sous les aumôniers et sous les chapelains, j À Rome , Clerc de la chambre , Prélat officier d§ la chambre apostolique, j Se disait anciennement De tout homme gradué ou du moins lettré. Les plus grands clercs ne sont pas les plus ^s. I Clerc du secret. Nom donné anciennement à ceux qu'on a appelés ensuite Secrétaires d'État. \ Celui qui travaille dans l'étude d'un notaire ou d'un avoué. | Maître clerc. Le premier des clercs qui travaillent dans une étude. | f^ice de clerc , Faute qui se trouve dans un acte , par l'ignorance ou par l'inadvertance d'un clerc. (Vi.) J Prov. et fig., Pas de clerc. Faute commise par ignorance ou par imprudence , dans une affaire, j Se disait autrefois , dans les corps de marcnands, etc., De ceux qui portaient
- les billets et qui faisaiont les autres com- > missions pour les aiïaires de ces corps. | •> Dans les paroisses, Cîcrc de t œuvre , Celui ' qui a soin de certaines choses qui concernent l'œuvre de la paroisse. | Clerc d'office , L'officier qui avait la charge de contrôler ce qu'on livrait pour la bouche du prince. | Prov. et" iig.. Compter de clerc à maître , Rendre compte des recettes et des dépenses qu'on a faites , sans autre responsabilité que celle de l'exactitude. (Clër.)
CLERGÉ, s. m. ( Clerlciis,) Le corps des ecclésiastiques. | Rentes du clergé, se disait • • autrefois Des rentes constituées sur le clergé, j Le corps particulier des ecclésiastiques qui desscvent une église ou une ^paroisse. (Clër-jé.)
CLÉRICAL, ALE. adj. (Clericalis.) Appartenant au clerc, à l'ecclésiastique. | Titre ' ' clérical, Le revenu dont chaque clerc devait autrefois faiire preuve avant d'être ordonné.
CLÉRICAJ.EMENT. adv. D'une manière cléricale. (Clé-ri-ca-le-man.)
CLÉRICATURE. s. f. {Clericatus.) L'état ou la condition du clerc, de l'ecclésiastique. CLICHAGE. s. m. L'art ou l'action de cîicher. (CU-cha-je.)
CLICHER. V. a. Faire des planches so- . lides qui reproduisent en relief l'empreinte d'une composition en caractères mobiles, et qui peuvent servir à plusieurs tirages, | Cliché, subst, masc. Planche , relief obtenu par le clichage. (Cli-ché.)
CLICHEUR. s. m. Ouvrier qui cliché.
CLIENT, ENTE. {Cliens.) Il se disait au masc, chez les anciens Romains, De ceux qui se mettaient sous la ^protection des plus puissants citoyens. | Celui ou celle qui charge de la défense ou de la conservation de ses droits un avocat , etc. | Il s'est dit aussi Des parties à l'égard de leurs juges. ^ , (CU-an ; an-te.)
CLIENTÈLE, s. f. coll. (Clientela.) Il se disait , chez les anciens Romains , De tous les clients d'un pati'on. | La protection que le patron accordait à ses clients. | Tous les clients d'un avocat, d'un notaire, etc. (Clian-të-le.)
CLIFOIRE. s. f. Espèce de seringue que font les enfants avec un bâton de sureau. (Cli-foua-re.)
CLIGNEMENT, s. m. Action de cligner les yeux. | Mauvaise habitude de cligner les veux. (Cli-/îe-man[n m.].)
CLIGNE-MUSETTE, s. f. Jeu d'enfants dans lequel l'un d'eux ferme les yeux , tandis que les autres se cachent en divers endroits , où il doit ensuite les chercher pour les prendre. (Cli-«e-mu-zë-te [n m.J.)
CLIGNER, v. a. {Clino.) Cligner les yeux, cligner foeil , Fermer l'œU, fermer les yeux % demi pour diminuer l'impression d'uhe
lumière trop vive, ou pour considérer des objets très-petits. {C\i-nc [n m.].)
CLIGNOTANT, ANllî. adj. Qui clignote.
I Membrane clignotante. Membrane qui, chez certains animaux , tels que les oiseaux , les chats, etc., se trouve placée entre le globe de l'œil et les paupières , et qu'ils étendent à volonté au devant de leur prunelle pour se garantir d'une lumière trop vive. (Cli-rtO-tan [n m.].)
CLIGNOTEMENT, s. m. Mouvement involontaire qui fait qu'on remue continuellement les paupières. (Cli-/îO-te-man [n m.].)
CLIGNOTER, v. n. Remuer et baisser les paupières fréquemment, coup sur coup.
(Cli-«o-té [n m.].)
CLIMAT, s. m. {Clima.) Partie du globe de la terre, comprise entre deux cercles parallèles à l'équateur, et telle que le jour du solstice d'été est plus long d'une demiheure , par exemple , sous le second de ces cercles , que sous le premier. I Chacune des lignes qui marquent sur le globe la division des climats. | Région , pays , principalement eu égard à la température de l'air. (Cli-ma.)
CLIMATÉRIQUE. adj. des a g. {Climactericiis.) An cUmatérique , année climatérique. Chaque septième année de la vie humaine, et particulièrement la soixante-troisième , qu'on appelle aussi La grande cUmatérique, et, absol., La cUmatérique. | Se dit De certaines époques de la \ie où il survient de grands changements, indépendamment de l'ordre numérique des années. T. de méd. ( Cli-ma-té-ric-e.)
CLIN. s. m. Prompt mouvement de la paupière qu'on baisse et qu'on relève au même instant. Il se joint toujours au mot OEd. I Faire un clin d'œil à qqn.^ Lui faire un signe de l'œil, j Fam., En un clin d'œil, en moins d'un clin d'œil, En un moment, en fort peu de temps.
CLINCAILLE, CLINCAILLERIE, CLIN- CAILLIER. y. QuiNCAiLLE, Qdiitcaii.le- RiE, Quincaillier.
CLINIQUE, adj. des 1 g. (Clinice.) Qui appartient au lit. | Il se dit D'une secte de chrétiens qui recevaient le baptême au lit de la mort — Subst., La secte des cliniques. \ Médecine clinique , Celle qui s'exerce auprès du lit des malades. | Subst., Clinique, au féminin , L'enseignement qui se fait auprès du lit des malades. | Se dit Des médecins qui visitent les malades, par opposition à Ceux que l'on consulte et à ceux qui écrivent. (Ch-nic-e.)
CLINQUANT, s. m. Petite lame d'or ou d'argent qu'on met dans les broderies, Iles dentelles , etc. | Se dit Des lames ou feuilles de cuivre qui brillent beaucoup. | Se dit, fig.. Des fausses beautés d'un ouvrage.
(Clin-can.)
CLIQUART. s. m. Nom d'une pierre très-estimée pour bâtir. (Cli-car.)
ig^ CLO
CLIQUE, s. f. Société de gens qui s'unissent .pour cabaler, pour tromper. Fam. (Clic-ê.)
CLIQUETER, v. n. {Klîngen, ail.) Faire un bruit qui imite le claquet d'un moulin quand il est en mouvement. (Clic-e-té.)
CLIQUETIS, s. m. Bruit que font les armes quand on les choque les unes contre les autres ; Bruit à peu près semblable que font certains autres corps sonores lorsqu'on les remue ou qu'on les choque. | Fig., Cliquelis d'antithèses , Suite d'antithèses qui laissent trop voir le travail de l'esprit. Un cliquetis d'épées. Le cliquetis des verres que Von choque en portant un toast. (Clic-e-ti.)
CLIQUETTE, s. f. Sorte d'instrument fait de deux os , de deux morceaux de bois , ou de deux tessons, etc., qu'on met entre les doigts , et dont on tire quelque son mesuré en les battant l'un contre l'autre. Les ordonnances obligeaient autrefois les ladres et les lépreux à porter des cliquettes, afin qu'on se détournât de leur chemin. ( Clic-e-te.
CLISSE, s. f. Petite claie faite d'osier, de jonc, qui sert à faire égoutter des fromages , etc. I Petite bande de bois ou de carton qui sert à tenir en état les os fracturés. On dit plus ordinairement Éclisse. (Cli-se.)
CLISSE, ÉE. adj. Qui est garni, enveloppé d'une clisse. ( Cli-sé. )
CLIVER. V. a. {Climm.) Fendre un diamant suivant ses joints naturels , au lieu de le scier.
CLOAQUE, s. m. {Cloaca.) Lieu destiné k recevoir les immondiices. | Lieu malpropre et malsain. | Fig. et fam., Cest un chaque, se dit D'une personne sale et puante. |Fig., Cest un cloaque d'impureté , se dit ID'une personne qui est souillée de toutes sortes d'impuretés. ] Cavité qui , dans certains animaux, sert d'issue aux excréments et à l'urine. (Clo-ac-e.)
CLOAQUE, s. f. {Cloaca.) Conduit fait de pierre, et voûté, par où s'écoulent les eaux et les immondices d'une ville. Se dit en parlant Des ouvrages des anciens.
CLOCHE, s. f. {Clocca, h. 1.) Instrument fait de métal, ordinairement de fonte, creux, ouvert, qui va en s'élargissant par en bas, et dont on tire du son au moyen d'un battant suspendu dans l'intérieur. | Prov.etfig., Qui n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son, Pour prononcer dans une affaire, il faut entendre les deux parties.. | Prov. et fig., Fondre la cloche, Prendre une dernière résolution sur une affaire qui a été longtemps agitée. ) Gentilshommes de la cloche, Nom des descendants des maires et des échevins de certaines villes où qqs. charges municipales anoblissaient. On disait également. Noblesse de la cloche, j Fig. et fam.. Faire sonner la grosse cloche. Faire parler ou agir