COB
nés qui s'assemblent à jours fixes pour s'entretenir des affaires publiques.
CLUBISTE. s. m. Membre d'un club.
CLYSOIR. s. m. (Kluzd, gr. ) Espèce de long entonnoir, fait de toile imperméable , qui sert à prendre des lavements. (Gli-souar.)
CLÎSTÈRE. s. m. {Cljster.) Médicament liquide qu'on introduit dans le corps par le fondement, à l'aide d'une seringue. On dit plus ordinairement Lavement ou Remède.
Cette dernière expression étant plus équivoque est par conséquent plus honnête.
(Clis-tè-re.)
COACCUSÉ, ÉE. {CuTTiy accnsatus.) Celui qui est accusé avec un ou plusieurs autres. ( Co'a-cu-zé. )
COACTIF, lYE. adj. Qui a droit ou pou^ voir de contraindre.
COACTION. s. f. (Cortc//o.)'CQntrainte, violence qui ôte la liberté du choix. ( Co-acsion. )
COADJUTEUR. s. m. {Ctim, adjuior,)' Celai qui est adjoint à un prélat pour l'aider à remplir ses fonctions, et qui est ordinairement destiné à lui succéder après sa mort. | Parmi les religieux, se dit De certains pères ou frères qui ont différentes fonctions, selon la différence des ordres.
COADJUTORERIE. s. f. La charge et di-, gnité de coadjuteur ou de coadjutrice. La coadjutorerie d'un archevêque , d'un évéché.
COADJUTRICE. s. f. Religieuse adjointe; à une abbesse ou prieure pour les fonctions de sa place , et qui est ordinairement destinée à lui succéder après sa mort. (Co-ad-ju-j trice. ) '
COAGULATION, s. f. {Coagulaûo.) L'état d'une chose coagulée, ou L'action par laquelle elle se coagule. ( Co-a-gu-la-sion.)
COAGULER. V. a. ( Coagulare. ) Cailler, figer, faire qu'une chose liquide prenne de la consistance. Le venin de la vipère coagule le sang dans les veines. (Co-a-gu-lé.)
COAGULUM. s. m. iCoagulum.) Coagulation qui résulte du mélange de qqs. liqueurs. I Ce qui coagule. ( Co-a-gu-lo-me. )
COALISER (SE), v. pron. ( Coalescere. ) Se liguer, former une coalition. (Co-a-li-zé. )
COALITION, s. f. ( Coa/ifMj. ) Réunion de différents partis , ligue de plusieurs puissances. I Concert de mesures pratiqué par plusieurs personnes , dans la vue de nuire à d'autres ou à l'État. ( Co-a-li-sion. )
COASSEMENT, s. m. Le cri des grenouilles. (Coa-se-man. )
COASSER, v. n. {Coaxare.) Crier. Se dit Des grenouilles. ( Cq-a-sé. )
COASSOCIÉ, s. m. \Cum, àd, so'cius:) Celui qui est associé avec d'autres. (Co-aso-sié. )
COA'II. s. m. Mammifère commun en Amérique , et qui est de la grosseur d'un chat.
COB^A. s. m. Plante grimpante à gran-
coc
des fleurs bleues et campanulées , qui croît très-vite , et que l'on cultive dans les jardins d'agrément , sur les fenêtres , etc. On dit aussi Cobée, subst. fém. ( Co-bé-a. )
COBALT, s. m. [Kohalt, ail.) Métal blanc, dur et cassant , ordinairement combiné avec l'arsenic , et dont l'oxyde a la propriété de donner au verre une couleur bleue.
COCAGNE, s. f- I Prov. et fîg. Pays de cocagne , Pays où tout abonde , où l'on fait bonne chère à bon marché. | Fête donnée au peuple , où il y a des distributions de comestibles et des fontaines de vin. (Vi.) | lyràc ae cocagne, Espèce de mât rond et lisse, planté en terre , au haut duquel sont suspendus des prix qu'il faut aller détacher en grimpant sans aucun secours. ( Co-ca-ne Fn m.])
COCARDE, s. f. Signe qui diffère de couleur pour chaque nation, et cfue les militaires portent à leur coiffure : il consiste en un morceau d'étoffe taillé en rond. et plissé, ou en une plaque de métal peinte, ou bien en un simple nœud de ruban. Ti§., Prendre la cocarde. Entrer au service, se faire soldat. ( Se dit Des nœuds de ruban ou d'étoffe qui servent à orner certaines parties de la parure des femmes, et principalement leurs coiffures.
COCASSE, adj. des i g. Plaisant, risible, ridicule. Pop. ( Co-ca-se. )
COCCTX. s. m. ( Coccyx. ) Petit os qui est comme un appendice de l'os sacrum, à l'extrémité duquel il est attaché. ( Coc-sis. )
COCHE, s. m. {Kutsche, ail.) Il se disait autrefois D'une espèce de chariot couvert , dont le corps n'était pas suspendu , et dans lequel on voyageait. \ Fig. et îam.. Donner des arrhes au coche. Prendre quelque engagement dans une affaire, j Manquer le coche y Perdre l'occasion de faire une chose utile , avantageuse. | Les personnes qui étaient dans le coche. | Coche d^eau. Bateau établi pour j transporter d'une ville à une autre les voyageurs et les marchandises.
COCHE, s. f. Truie.
COCHE, s. f. (Cocca , it.) Entaille faite à un corps solide. ] La coche d'une arbalète. L'entaille qui est sur le fût, et qui sert pour arrêter la corde quand ou bande l'arbalète. I La coche d'une flèche. L'entaille qui est au gros bout de la flèche , et dans laquelle on fait entrer la corde de l'arc. | Marque qu'on fait sur une taille, à un morceau de bois, pour tenir le compte du pain, du vin, de la viande, etc., qu'on prend à crédit.
COCHENILLAGE. s. m. Décoction faite avec la cochenille, pour teindre en cramoisi ou en ècartate. (Co-che-ni-lla-je [11 m.].)
COCHENILLE, s. f. ( Cocchus. ) Insecte qui sert à teindre en cramoisi et en éçarlate. ( Co-che-ni-lle [Il m. ].)
COCHENlLLER.v. a. Teindre une étoffe dans un bain fait avec de la cochenille. (Coche-ni-llé [ Il m. 1.)
coc
COCHER, s. m. ( Kutscher, al. ) Celui quî mène un carrosse où loute autre voiture ilu Hiême £;enrc. | Cocher du corps, s'est dit Du cocher qui menait le carrosse où était ordinairement la personne du roi , de la reine, etc. ( Le Cocher, Constellation de l'hémisphère septentrional. (Co-ché. )
COCHERE. adj. f. {Kutsche, ail.) Il se dit D'une porte par laquelle les voitures peuvent passer pour entrer dans la cour d'une maison, d'un hôtel.
COCHET, s. m. Petit coq, poulet à qui la crête vient et qui commence à chanter. (Co-chë.)
COCHEYIS. s. m. Sorte d'alouette ayant une huppe sur la tête. (Co-che-vi.)
COCHLÉARIA. s. m. { Cochlearlum.) Plante crucifère, n. autr. Herbe aux cueîllers, parce que ses feuilles ont la forme d'un cuilleron. ( Co-clé-a-ria. )
COCHON, s. m. Porc, pourceau. | Cochon de /ait. Petit cochon qui tette encore, ou qu'on ne nourrit que de lait. | Fif^. et fam,, y4voir des yeux, des petits yeux de cochon. Avoir de très-petits yeux. | Fâva.., Sale comme un cochon, gras comme un cochon, Trèssale, très-gras. | Fig. et pop., C'est un cochon, un gros cochon, un vilain cochon, se dit D'un homme qui ne fait que manger et dormir ; D'un homme malpropre ou qui fait qq. ch. de sale. | Pop. Camarades, amis comme cochons, ce dit de deux personnes qui vivent dans une extrême familiarité. | Fam. Est-ce que nous avons gardé les cochons ensemble, se dit à une personne qui publie le respect qu'elle doit et se familiarise trop. I Cochon d'Inde, Mammifère de l'ordre des Rongeurs, qui est plus petit qu'un lapin, et qui grogne comme im cochon.
COCHON, s. m. (Coctio. ) Mélange impur de métal et de scories , qui bouche qqf. les fourneaux où l'on fait fondre les métaux. I Dans l'affinage, Gonflement ou soulèvement (les cendres dans la coupelle.
COCHONNÉE, s.f. Tous les codions d'une portée. (Co-cho-née.)
COCHONNER, v. a. Faire salement ou grossièiement un ouvrage. Foilà qui est bien cochonné. Fam, ( Co-cho-né. )
COCHONNERIE, s. f. Malpropreté. | Chose sale, gâtée, ou sans valeur. | Fig., Action vile, propos obscène. Fam, (Cocho-ne-rie. )
COCHONNET, s. m. Sorte de boule à douze faces, marquées chacune d'un point ou d'un chiffre, depuis un jusqu'à douze, j Ce que des gens qui jouent à la boule ou au palet jettent devaut eux pour leur serr vir de but. (Co-cho-në. )
COCO. s. m. (Cocos, amérib,)Lefruit du cocotier : il est composé d'une enveloppe filamenteuse , d'une grosse coque ovale et trèsdi:re, et d'une amande creuse, blanche et