DEL
der, ou Le résultat de cette action. (— de-
DÉLARDER, v. a. Enlever une partie du lild'uue pierre; Couper obliqucmenl le dessous d'une marche d'escalier, j Abattre les arêtes d'une pièce de bois.
DÉLASSEMENT, s. m. Repos, relâche qu'on prend pour se délasser de qq. travail. ( Dé-la-se-man. )
DÉLASSER, v. a. Ôter la lassitude, faire qu'on ne soit plus las. ( Dé-la-sé. )
DÉLATEUR , TR.ICE. s. Celui , celle qui accuse, qui dénonce, qui fait métier de dénoncer. (-Iri-se.)
DÉLATION, s. f. (Delatio.) Accusation, dénonciation ; habitude de dénoncer. (Déla-sion. )
DÉLATTER. v. a. Ôter les lattes de dessus un toit, ( Dé-la-té. )
DÉLAVÉ, ÉE. adj. Se dit Des couleurs faibles et blafardes. | Pierre délavée , Pierre dont la couleur est faible.
DÉLAYANT, s. m. Remède qui rend les humeurs plus fluides, | Adj. Remèdes délayants, (Dé-lë-ian. )
DÉLAYEMENT. s. m. Action de délayer.
(Dé-lë-ie-man.)
DÉLAYER. V. a. {Diluere. ) (Se conj, c. Payer.) Détremper dans un liquide. | Se dit De ce qui est exprimé trop longuement et avec diffusion. (Dé-lë-ié.)
DÉLÉATUR. s. m. T. lat. Signe par lequel on indique, dans la correction des épreuves , les lettres , les mots ou les lignes à retrancher. ( Dé-lé-a-tur. )
DÉLECTABLE, adj. des 2 g. ( Delectahilis.) Qui plait beaucoup, très-agréable. (Délëc-ta-ble, )
DÉLECTATION, s. f. Plaisir qu'on savoure , qu'on goûte avec sensuaUté. ( Dé-lëcta-sion. )
DÉLECTER, v. a. (Delectare.) Charmer, réjouir. I Pron. et fam.. Prendre beaucoup de plaisir à qq. ch. ( Dé-lëc-té. )
DÉLÉGATION, s. f. {Delegatio.) Commission donnée à qqn. pour agir au nom d'un autre. | Acte par lequel on autorise une personne à recevoir d'une autre une certaine somme, ou par lequel on transporte une dette à qqn. ( — ga-sion.)
DÉLÉGUER, v. a. {Delagere.) Députer, commettre, envoyer qqn., avec pouvoir d'agir, d'examiner, de juger, etc. | Se dit aussi en parlant Des fonds qu'on assigne pour un payement. | Déléguer une dette. Charger qqn. de la payer. | Délégué, ée. subst. Celui qui a reçu une délégation, qui a commission de quelqu'un. (Dé-lég-é [g m.],)
DÉLESTAGE, s. m. Action de délester, déchargement du lest d'un bâtiment. (Délës-ta-je. )
DÉLESTER, v, a. Ôter le lest d'un bâtiment, (Dé-lës-té.)
DÉLESTEUR. s. m. Celui qui , dans un
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port, est chargé de faire délester les bâtiments. ( Dé-lës-teur.)
DÉLÉTÈRE, adj. des 2 g. {Deletêr, gr. ) Qui attaque la santé, qui peut causer la mort.
DÉLIBÉRANT, ANTE. adj. Qui délibère.
DÉLIBÉRATIF, lYE. adj. {Deliberatiuus.) Se dit De ce genre de discours par lequel l'orateur se propose de faire adopter ou rejeter une résolution, dans une affaire publique mise en délibération. | J^oix délibérante , se dit Du droit de suffrage dans les délibérations d'une assemblée, d'un tribunal, etc.
DÉLIBÉRATION, s. f. {Deliberatîo.) Discussion entre plusieurs personnes sur une résolution à prendre , sur une question à résoudre. I Examen que l'on fait en soi-même. ( Résolution , décision. ( — ra-sion.)
DÉLIBÉRÉMENT, adv. Hardiment, d'une manière délibérée. ( — ré-man.)
DÉLIBÉRER, t. n. {Deliberare.) Examiner^ consulter en soi-même ou avec les autres, j Prendre une délibération , se déterminer. I De propos délibéré, À dessein , exprès. I DÉLIBÉRÉ, adj. Aisé , libre , déterminé. | Subst., Toute discussion ou délibération qui a lieu à huis clos entre les juges d'un tribunal. I Le jugement qui ordonne un délibéré.
DÉLICAT, ATE. adj. {Delicatus.) Fin, délié. I Qui est fait , travaillé , façonné avec adresse et légèreté , avec un soin extrême. | Se dit Des choses par lesquelles ou à l'aide desquelles on exécute des ou\Tages délicats. { Se dit Des pensées , des sentiments peu communs , lorsqu'ils ont qq. ch. de pur, de naïf, de touchant , etc. | Qui est fait ou exprimé d'une manière ingénieuse et détournée , par ménagement , par retenue , par modestie , par fierté , etc. | Subtil. | Faible , qui peut recevoir aisément qq. altération. | Agréable au goût. | Se dit De certaines choses frêles ou qui passent aisément. ( Difficile, embarrassant , dangereux , périlleux. [ Sensible, qui juge finement de ce qui regarde les sens ou l'esprit. | Difficile à contenter. — S. m. Les délicats sont malheureux. | Susceptible , facile à choquer, à offenser. ) Scrupuleux sur ce qui concerne la probité , la morale, ou les simples bienséances. | Qui est conforme à la probité , à la morale , aux bienséances. (Dé-li-ca.)
DÉLICATEMENT, adv. Avec déUcatesse, d'une manière délicate. ( — te-man.)
DÉLICATER. v. a. Traiter avec délicatesse , accoutumer à la mollesse. (Vi.)
DÉLICATESSE, s. f. Qualité de ce qui est délicat, fin, délié. | Adresse, légèreté, soin. I Habileté , ménagement , circonspection, j La qualité de ce qui est agréable au goût, j Les délicatesses de la table. Les mets délicats. ( Se dit De ce qui est senti, pensé, fait ou exprimé d'une manière délicate. | Faiblesse , débiUté. I Mollesse, j Sensibilité , aptitude à juger finement de ce qui regarde les
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sens ou l'esprit, j Susceptibilité, facilité à s'offenser, à se choquer. | Se dit Des scrupules sur ce qui touche à la probité, à la morale, aux bienséances. (Dé-li-ca-të-se.)
DÉLICES, s. f. pi. {Delicia.) Plaisir, vo lupté. I Au sing. il est masc. (Dé-Ii-se.)
DÉLICIEUSEMENT, adv. Avec délices, d'une manière délicieuse.(Dé-li-si-eu-ze-majQ.)
DÉLICIEUX, EUSE. adj. {Deliciosus,) Kxtrêmement agréable. (Dé-h-si-eu; ze.)
DÉLICOTER ( SE), v. pron. Se dit D'un cheval qui se défait de son licou.
^ DÉLIÉ , ÉE. adj. Menu , grêle , mince, j Être délié, avoir l'esprit délié. Avoir beaucoup de finesse d'esprit, d'habileté, de pénétration, d'adresse. | Délié, subst. m. La partie fine et déliée d'une lettre.
DELIER. V. a. Détacher, défaire ce qui lie ({c^. ch. I Dénouer. | Dégager d'une obhgation, d'un serment, etc. |Absol., Absoudre.
DÉLEVIITATION. s. f. {Delimitatio.) Action de délimiter, ou Le résultat de cette action. ( — ta-sion.)
DÉLIMITER. V. a. Marquer, fixer, tracer des limites.
DÉLINÉATION. s. f. {Delineatio.) Action de tracer le contoiu* d'un objet au simple trait. La figure qui en résulte. ( — a-sion. )
DÉLINQUANT, ANTE. s. Celui, celle qui a commis un déUt. ( Dé-lin-can. )
DÉLINQUER. v. n. {Delinquere.) Faillir, contrevenir à la loi. (Vi.) (Dé-Unc-é [c m.].)
DÉLIQUESCENCE, s. f. {Deliquescere.) Propriété qu'ont certains corps d'attirer l'humidité de l'air et de s'humecter , de se résoudre en liqueur. — L'état d'un corps ainsi pénétré par l'humidité, f JDé-li-cuës-san-se [cmj.)
DÉLIQUESCENT, ENTE. adj. Qui tombe ou peut tomber en déliquescence. ( Dé-Ucuës-san; an-te [c m.].)
DELIQUIIIM. s. m. T. lat. Déli(juescence. Tomber en deliquium. (Dé-li-cui-o-me[cm.].)
DÉLIRANT, ANTE. adj. Qui est en délire. ^
DÉLIRE, s. m. (Delirium,) Égarement d'esprit causé par maladie. | L'agitation extrême qu'excitent dans l'âme les passions, les émotions \iolentes.
DÉLIRER. V. n. {Delirare.) Avoir le délire , être en délire.
DÉLIT, s. m. {Delictum.) Violation plus ou moins grave de la loi. | Délit correctionnel. (Dé-h.)
DÉLIT, s. m. Côté d'une pierre opposé au ht qu'elle avait dans la carrière.
DÉLITER. V. a. Poser une pierre en délit, c'est-à-dire, sur un côté opposé au lit qu'elle avait dans la carrière.
DÉLITESCENCE, s. f. {Delitescere.) Disparition subite d'une tumeur, ou , plus généralement, des phénomènes inflammatoires.
( Dé-li-tës-san-se. )
DÉLIVRANCE, s. f. Action par laquelle