DIR
y a grande différence. | Fam., Il n'y a pas à dire , Il n'y a pas de rtifus, de résistance à faire. I // a hvau dire. Malgré tout et- qu'il jieut dire, alléguer, etc. | L'art de bien dire. L'art de bien [larler. | Poét., (célébrer, chauler, raconter. | Débiter, reciter. | Dire la messe. Célébrer la messe. | Offrir , proposer. | Juger , croire, petiser. | Qu'est-ce à dire? Qu'est-ce que cela signifie ? que faut-il penser de cela ? I S'emploie en parlant Des actions, des gestes, des regards, etc., qui manifestent la pensée de qqn. I Dénoter, signifier, indicpjer, marquer. jPron. , Prétendre, assurer qu'on a une certaine qualité. | Subst., Ce qu'une personne dit, rap{)orte, avance , déclare. \ Se dit Des movens , des réponses ou déclarations d'une partie pour le soutien de sa cause. | Le biendire, L'élégauce dans le discours. | Soidisant, s'emploie Quand on ne veut pas reconnaître la qualité que prend qqn.
• DIRECT, ECTE. adj. ( Directus.) Droit, qui ne fait aucun détour. { Immédiat , qui a lieu, qui se fait sans intermédiaire. | Ligne directe, La ligne des ascendants et des descendants. ( Construction directe, ordre di~ rect , Construction qui place le nominatif, le verbe et le régime dans l'ordre de la relation grammaticale. | La raison directe de deux quantités , Le rapport de la première à la seconde , dans l'ordre direct où on les énonce. ( Di-rëct , ëc-te. )
DIRECTE, s. f. L'étendue du fief d'un seigneur direct.
DIRECTEMENT, adv. Tout droit, en ligne directe, sans faire de détour, j D'une manière immédiate, sans intermédiaire, sans aucune entremise. | Directement en face. Juste en face, tout à fait vis-à-vis. (Di-rëcte-man. )
DIRECTEUR, TRÏCE. s. Celui, celle qui conduit , qui administre. | La personne qui préside dans certaines compagnies. | Chacun des cinq membres du Directoire exécutif, j Celui qui règle , qui dirige la conscience d'une personne en matière de religion. (Dirëc-teur; tri-se. )
DIRECTION, s. f. ÇDirectio.) Conduite, action de celui qui dirige , qui règle. ! Dans certaines administrations. L'emploi de directeur. [Le territoire administré par une direction publique. I Le côte vers lequel une personne ou une chose se dirige, est dirigée ou tournée , et Le mouvement de qqn. ou de qq. ch. dans un certain sens. | Être dans la direction d'un objet , Etre exactement \is-àvis de cet objet. ( Di-rëc-sion. )
DIRECTOIRE, s. m. (Directorius.) Conseil ou tribunal chargé d'une direction pubîi(iue. I Conseil de cinq membres auquel la constitution française de 1795 avait délégué le pouvoir exécutif. | L'ordre qui régi-/ la manière dédire l'office et la messe pour l'auuée courante. (Di-rëc-toua-re.
DIS
DIRECTORIAL , AI.E. adj. Qui appartient à un directoire. ( Di-rëc-to-ri-al. )
DIRIGEANT, ANTE. adj. Qui din^e. Ministre dirigeant. Ministre chargé du gouvernement en l'absence du chef de l'Etat. ( Di-ri-jan. )
DIRIGER. V. ,a. (Dirigere.) Conduire, régler. ( Faire aller, conduire dans un certain sens, tourner d'un certain côté. (Di-ri je, )
DIRIMANT. ANTE. adj. (Dirimere.) Qui emporte la nullité d'un mariage.
DISCALE, s. f. (Chalad, gr.) Déchet dans le poids d'une marchandise, produit par l'évaporation de son humidité.
DISCERNEMENT, s. m. Distinction qu'on fait d'une chose d'avec une autre. { La faculté de bien distinguer les choses , et d'en juger sainement. | ^gir sans discernement , Agir sans savoir si l'on fait bien ou mal. ( Di-sër-ne-man. )
discerner; v. a. {Discernere.) Distinguer un objet d'avec un autre , le voir distinctement. On dit plus ordin. Distinguer, \ Découvrir, connaître par quelles qualités une chose ou une personne diffère d'une autre. (Di-sër-né. )
DISCIPLE, s. m. {Discipulus.) Celui qui apprend d'un maître qq. science ou qq. art libéral. | Celui qui suit la doctrine d'un autre, qui s'attache à ses principes, à ses sentiments. ( Di-si-ple. )
DISCIPLINABLE. adj. des 2 g. (Disciplina/jilis.) Doc'ûe , capable d'être discipliné, aisé à discipliner. ( Di-si-pli-ua-ble. )
DISCIPLINAIRE, adj. des 2 g. Qui concerne la discipline. (Di-si-pli-nè-re. )
DISCIPLINE, s.f. '{Discifdina.) Institution, instruction , éducation. | Règlement , ordre , règle de conduite commune à tous ceux qui font partie d'un corps, d'un ordre, etc. | Un fouet de cordelettes ou de petites chaînes, dont se servent des dévots , et surtout des religieux, pour se mortifier, ou pour châtier ceux qui sont sous leur conduite. ) Se dit Des coups de discipline. (Di-si-pli-ne. )
DISCIPLINER. V. a. Former, habituer, assujettir à des règles convenues. — Donner la discipline. ( Di-si-pli-né. )
DISCOBOLE, s. m. [Discoholus.) Athlète qui faisait profession de l'exercice du disque ou du palet.
DISCONTINUATION, s. f. Interruption, suspension, cessation, pour un temps, de qq. action ou de qq. ouvrage. ( — a-sion.)
DISCONTINUER, v. a. Interrompre, suspendre, cesser pour un temps qq. action ou qq. ouvrage. | Se dit Des choses et des actions qui cessent pour un temps.
DISCONVENANCE, s. f. Défaut de convenance , de rapj)ort , de pi-oportion , inégalité, différence. ( — nan-se.)
DISCONVENIR, v. n. (Disconvenire.) Ne pas convenir, ne pas demeurer d'accord d'une chose.
DIS
DISCORD. s. m. (Discors.) Discorde. (Vi.) ( Dis-cor. )
DISCORD. adj. m. (Discors.) T. de musiq. Qui n'est point d'accord.
DISCORDANCE, s. f. Vice de ce qui est discordant. ( — dan-se. )
DISCORDANT, ANTE. adj. (Discordons.) T. de musiq. Qui n'est point d'accord, ou qu'on ne peut que difficilement accorder. | Se dit Des choses qui ne vont pas bien ensemble.
DISCORDE, s. f. (Discordia.) Dissension, division entre deux ou plusieurs personnes. I Nom de la divinité fabuleuse qui est censée causer et entretenir les dissensions. | Au jeu de l'hombre , La réunion des quatre rois.
DISCORDER. V. n. ( Discordare. ) T. de musiq. Être discordant.
DISCOUREUR, EUSE. s. Grand parleur, grande parleuse. | Personne qui parle longuement de choses vaines , ou qui promet ce qu'elle ne tiendra pas. Fam. | Faire le beau discoureur. Affecter de bien parler, ou Se plaire à parler longtemps. ( — eû-ze.)
DISCOURIR. V. n. (Discurrere.) [Se conj. c. Courir.) Parler sur une matière avec qq. étendue. I Absol. , Ne faire que discourir. Ne dire que des choses frivoles et inutiles.
DISCOURS, s. m. (Discursus.) Suite , assemblage de mots, de phrases qu'on emploie pour exprimer sa pensée , pour exposer ses idées. I Se dit Des propos de la conversation , des choses que l'on dit dans le commerce habituel de la vie. | Fam., Discours frivoles , discours en l'air, j Harangue , oraison, pièce ou composition sur qq. sujet, soit en prose, soit en vers. (Dis-cour.)
DISCOURTOIS, OISE. adj. Qui n'est pas courtois , qui est impoli. (Vi.) Chevalier discourtois. Langage discourtois. (Dis-courtoua ; ze. )
DISCOURTOISIE, s. f. Manque de courtoisie , de politesse. (Vi.) (Dis-cour-toua-zie.)
DISCREDIT, s. m. Diminution, perte de crédit. ( Dis-cré-di. )
DISCRÉDITER, v. a. Faire tomber en discrédit.
DISCRET, ETE. adj. (Discretus.) Avisé , prudent, judicieux , retenu dans ses paroles et dans ses actions, qui sait se taire et ne parler qu'à propos, j Se dit Des actions, de la conduite. | Qui sait garder un secret, j Père discret, mère discrète. Religieux ou religieuse qui entre dans le conseil du supérieur ou de la supérieure. | Quantité discrète , se dit, par opposition à Quantité continue, de L'assemblage de plusieurs choses distinctes les unes des autres , comme les nombres , les grains d'un tas de blé, | Petite 'vérole discrète , Celle dont les boutons ne se touchent point. ( Dis-crè. )
DISCRÈTEMENT, adv. D'une manière discrète, réservée. ( — te-man.)
DISCRÉTION, s. f. (Discretio.) Réserve ,
DIS
retenue, circonspection dans les actions et dans les paroles. 1 5e remettre à la discrétion de (fuelcju'un dans une affaire , S'en rapporter ;i son jugement pour une affaire , dans la confiance qu'on a en sa justice et en sa sagesse. I Se mettre à la discrétion de qqn. , Se livrer entièrement à la volonté de qqn. | Ce qu'on gagne ou ce qu'on joue, sans le déternjiner précisément, et qu'on laisse à la volonté de celui qui perdra. | À discrétion, loc. adv. qui se dit en parlant Des choses dont on a autant que l'on veut. [ Se rendre à discrétion, Se mettre à la merci du vainqueur. (Dis-cré-sion.)
DISCRÉTIONNAIRE, adj. Pouvoir discrétionnaire. Faculté donnée à un juge d'assises d'agir, en certains cas, selon sa volonté particulière, mais avec sagesse et modération. (Dis-cré-sio-nè-re. )
DISCRÉTOIRE. s. m. Lieu où se tiennent les assemblées des supérieurs ou supérieures de certaines communautés. ( Dis-cré-toua-re.)
DISCULPER. V. a. {Disculpare.) Justifier d'une faute imputée, [[c m.]
DISCURSIF, lYE. adj. {Discursio.) Qui tire une proposition d'une autre par le raisonnement. |[c m.]
DISCUSSIF, lYE. adj. Se disait Des médicaments qu'on appliquait à l'extérieur pour dissiper des engorgements, i Dis-cu-sif [c m.].)
DISCUSSION, s. f. {Discusslo.) Action de discuter, de débattre; Examen, débat. |Z)/jcussion de biens , Recherche des biens d'un débiteur pour les faire vendre en justice. | Dispute, contestation. (Dis-cu-sion [cm.].)
DISCUTER. V. a. {Discutere.) Examiner, débattre une question, une affaire avec soin, avec exactitude , et en bien considérer le pour et le contre. | Discuter les biens d'un débiteur. Les rechercher et les faire vendre en justice. Discuter un débiteur. Discuter les biens d'un débiteur. | [c m.]
DISERT, ERTE. adj. {Disertus.) Qui parle aisément, et avec qq. élégance. (Di-zèr; ër-te. )
DISERTEMENT. adv. D'une manière diserte. (Di-zër-te-man. )
DISETTE, s. f. [Desita.) Manque de qq.
ch. nécessaire. | Se dit Du manque de certaines autres choses utiles. (Di-zë-te.)
DISETIEUX, EUSE. adj. Qui manque des choses nécessaires. (Vi.) (Di-zë-teû ; ze.)
DISEUR, EUSE. s. Celui, celle qui dit.
I Fam. , Un beau diseur, Un homme qui affecte de bien parler. (Di-zeur; eû-ze.)
DISGRÂCE, s. f. Perle, privation des bonnes grâces d'une personne puissante. | Infortune, malheur. | Mauvaise grâce dans le maintien, la démarche, la manière de parler. | Se dit Des actions morales. (Dis-grâ-se.)
DISGRACIER, v. a. Cesser de favoriser qqn. , le priver de ses bonnes grâces. | Être disgracié. Avoir qq. ch. de défiguré , de dif-
DIS 39.9
forme en sa personne. | Discracik. subst. Les disgraciés occupent souvent les autres du récit de leurs disgrâces. (Dis-gra-si-é. )
DISGRACIEUSEftlENT. adv. D'une manière disgracieuse. (Dis-gra-sieu-ze-man.)
DISGRACIEUX, EUSE. adj. Oui est désagréable, fâcheux. (Dis-gra-sieu; ze.)
DISJOINDRE. V. a. {Disjungere.) Séparer des choses qui étaient jointes. ( Séparer deux ou plusieurs causes ou instances, afin de les juger chacune à part. (Dis-jouin-dre.)
DISJONCTIF, IVE. adj. ÇDisjunctii-us.) Se dit De toute conjonction qui , en unissant les membres de la phrase ou de la période, sépare les choses dont on parle. | Subst. fém. La disjonctive ou.
DISJONCTION, s. f. {Disjunctio.) Séparation. (Dis-jonc-sion. )
DISLOCATION, s. f. Déboîtement, luxation d'un os. I La dislocation d'une armée, La séparation des différents corps d'une armée, lorsqu'on les répartit dans plusieurs cantonnements ou garnisons. ( — ca-sion.)
DISLOQUER. V. a. {Dis, locare.) Démettre, déboîter. | Disloquer le bras, etc., Disloquer jes os du bras , etc. | Fam. , Être disloqué. Être infirme d'un ou de plusieurs membres , par suite de quelque dislocation. (Dis-loc-é [c m.].)
DISPARAÎTRE, v. n. {Disparere.) Cesser de paraître, d'être visible, d"èlre aperçu. [Se dit De ce qui cesse d'être , d'exister, j S'en aller de qq. endroit et ne plus s'y montrer, n'y plus revenir, ou Se retirer promptement, se cacher. | Se dit D'une chose qu'on avait , et qui tout d'un coup ne se trouve plus. (Dis-pa-ré-tre. )
DISPARATE, s. {.{Disparatus.) Défaut très-sensible de rapport, de conformité, de parité; ou L'effet, ordin. désagréable, qui en résulte. | Adj. des 2 g. Se dit Des choses qui font disparate.
DISPARITÉ, s. f. ( Dispar. ) Inégalité , différence qui se rencontre entre des choses qui se peuvent comparer.
DISPARITION, s. f. Action de disparaître. ( — ri-sion.)
DISPENDIEUX, EUSE. adj. {Dispendiosus.) Qui exige beaucoup de dépense. (Dispan-dieu ; ze. )
DISPENSAIRE, s. m. Codex, hvre qui traite de la manière de préparer les remèdes. I Se dit Des établissements de charité où l'on distribue gratuitement les remèdes aux pauvres. ( Dis-pan-sè-re. ">
DISPENSATEUR , TRICE. s. (Dispensator.) Celui, celle qui distribue. (Dis-pan-sateur; tri-se. )
DISPENSATION. s. f. {Dispensatio.) Distribution, ( Dis-pan-sa-sten. )
DISPENSE, s. f. Exemption, acte par lequel on dispense une personne de qq. ch. | Permission. ( Dis-pan-se. )
DISPENSER. V. a. {Dispensare.) Exemp-
DIS
ter de la règle ordinaire, faire une exception en faveur de qqn.; Exempter de qq. ch. une personne. ( Pron. , S'exempter soimême de qq. chose. | Départir, distribuer. ( Dis-pan-sé. )
DISPERSER. V. a. ( Dtspergere. ) Répandre, jeter çà et là, j Séparer des personnes ou des choses qui formaient un assemblage , les envoyer en divers lieux. | Forcer à s'enfuir de différents côtés, mettre en désordre, dissiper. ( Dis-për-sé. )
DISPERSION, s. f. {Dispersus.) Action de disperser, de se disperser, ou Le résultat de cett^ action. ( Dis-për-sion. )
DISPONDEE.S. m. {Dispondœus.)Tio\xh\t spondée.
DISPONIBILITÉ, s. f. Qualité, état de ce qui est disponible.
DISPONIBLE, adj. des a g. (Disponere.) Que l'on a à sa disposition, dont on peut disposer. |Se dit De la portion ou quotité de biens dont la loi permet de disposer par donation ou par testament.
DISPOS, adj. m. {Dispositus.) Léger, agile. ( Dis-pô. )
DISPOSER. V. a. ( Disponere. ) Arranger, mettre dans un certain ordre. | Préparer à qq. ch. ; Engager qqn. à faire ce qu'on souhaite de lui. I Se dit en parlant Des lieux (Tiie l'on prépare pour qq. occasion. | Y. n. Faire de qq. ch. ou de qqn. ce que Ton veut. I V, n. Régler," prescrire, décider. | V. n. Aliéner, soit par vente, soit par donation, ou autrement. | Être disposé à qq. ch. , Y être porté. tiSfre bien disposé pour quelqu'un. Être bien intentionné à son égard. (Dispo-zé. )
DISPOSITIF, ITE. adj. Qui prépare, qui dispose à qq. ch. (Vi.) (Dis-po-zi-fif.)
DISPOSITIF, s. m. La partie d'une loi , d'un édit , d'un jugement , qui en contient les dispositions.
DISPOSITION, s. f. (Disposido.) Arrangement, situation. | Absol., en rhét., L'arrangement des parties dont un discours est composé. I Au plur.. Préparatifs. | Tendance, acheminement à qq. ch. de plus ou de moins prochain, à qq. modification ou altération. | L'état du tempérament ou de la santé. | Inclination, aptitude. | Se dit Des sentiments où l'on est à l'égard de qqn. ou de qq. ch. | Le dessein , l'intention que l'on a de faire qq. ch. , rétat où l'on est par rapport à qq. ch. I L'action de régler qq. ch., d'en disposer, ou Le résultat de cette action. | L'action de disposer de son bien , ainsi que Tout acte par lequel on en dispose, j Chacun des points que règle ou que décide une loi, une ordonnance, un jugement, etc. | Pouvoir, faculté de disposer de qqn. ou de qq. ch. Ne prend pas le pluriel, et s'emploie surtout avec les prép. à et en. ( Dis-po-zi-sion. )
DISPROPORTION, s. f. {Disproportio.) Inégalité, disconvenance, manque de pro-
DIS
portion entre différentes choses, ou entre les parties d'une même chose. ( — por-sion. )
DISPROPORTIONNÉ, ÉE. adj. Qui manque de proportion , qui n'a pas de convenance. ( — por-sio-né. )
DISPUTABLE. adj. des 2 g. {Disputabilis.) Qui peut être disputé.
DISPUTE, s. f. Débat, contestation. | Se dit Des actes , ou discussions publiques, qui se font dans les écoles, pour débattre des questions de théologie, de philosophie ^ etc.
DISPUTER. V. n. {Disputare.) Être en débat , avoir contestation. | Raisonner, argumenter pour ou contre sur un sujet donné. | S'emploie , avec la prép. De, Pour exprimer que les choses ou les personnes dont il s'agit paraissent avoir des qualités si égales , que l'on ne sait laquelle l'emporte. | V. a. Contester pour obtenir ou pour conserver qq. ch. I Le disputer à qqn., Prétendre l'égaler en qq. ch.
piSPUTEUR. s. m. et adj. Celui qui aime à disputer, à contiedire.
DISQUE, s. m. {Discus.) Sorte de palet que les anciens , dans leurs jeux et dans leurs exercices , jetaient au loin, pour faire paraître leur force et leur adresse. | Ce qui ressemble à un disque, La surface visible des grands astres , qui , à nos yeux , paraissent ronds et plats. I La partie des fleurs radiées qui en occupe le centre, ou La partie élargie et membraneuse d'une feuille. (Disc-e. )
DISQUISmON. s. f. { Disquisitio.) T.
did Examen , recherche exacte de qq. vérité dans les sciences. ( Disc-i-zi-sion [c m.].)
DISSECTION, s f. (Dissectio.) Action de disséquer un corps organisé , ou L'état d'un corps disséqué. ( Dj-sec sion. )
DISSEMBLABLE, adj. des 2 g. (Dissimilis.) Qui n'est point semblable , qui est différent. ( Di-san-bla-ble. )
DISSEMBLANCE, s. f. Manque de ressemblance ( Di-san-blan-se. )
DISSÉMINATION, s. f. (Disseminatio.) Action de disséminer, ou Le résultat de cette action. ( Di-sé-mi-na-sion. )
DISSÉMINER. V. a. (Disseminare.) Semer, éparpiller, répandre çà et là. ( Di -sémi-né. )
DISSENSION, s. f. (Dissensio.) Discorde , querelle causée par l'opposition, par la diversité des sentiments ou des intérêts. ( Disan-sion. )
DISSENTIMENT, s. m. Différence de sentiments, d'opinions. ( Di-san-ti-man. )
DISSÉQUER. V. a. (Dissecare.) Diviser et ou\Tir les différentes parties d'un cadavre, ou qq. partie seulement, soit pour en étudier ou en démontrer la structure, soit pour connaître les causes et le siège d'une maladie. I Se dit, dans un sens analogue, en parlant Des animaux et des végétaux. | Fam., Disséquer un ouvrage d'esprit. En faire une
DIS
anatyse minutieuse, et le critiquer dans ses moindres parties, ( Di-séc-é [c ai.].)
DISSÉQIIELJR. s. m. Celui qui di.ssèque. (Di-séc-eur [c m.].)
DISSERTAÏEUR. s. m. (Dlssertator.) Celui qui disserte. ( Di-sër-ta-leur. )
DISSERTATION, s. f. {Dissertatio.) Discours ou écrit dans lequel on examine soigneusement qq. matière, qq. question, qq. ouvrage d'esprit , etc. ( Di-sër-ta-sion. )
DISSERTER, v. n. (Dissertare.) Faire une dissertation. (Di-sër-té.)
DISSIDENCE, s. f. ( Dissîdentia. ) Scission ; action ou état de ceux qui s'éloignent de la doctrine ou de l'opinion du plus grand nombre sur quelque matière. ( Di-sidan-se. )
DISSIDENT, ENTE. adj. (Dissidens.) Qui professe une doctrine , une opinion différente de celle du plus grand nombre. | Subst., Les dissidents de Pologne. (Di-si-dan; an-te.)
DISSIMILAIRE. adj. des 2 g. {Dlssimilaris.) T. did. Qui n'est pas de même genre, de même espèce. (Di-si-mi-lè-re. )
DISSIMULATEUR, s. m. {Dissimulator.) Celui qui dissimule. (Di-si-mu-la-teur. )
DISSIMULATION, s. f. {Dlssimulatio.) Action de dissimuler, conduite de celui qui dissimule. | Caractère de celui qui est dissimulé. ( Di-si-mu-la-sion. )
DISSIMULÉ, ÉE. adj. et subst. Couvert, artificieux , qui ne laisse pas apercevoir ses sentiments , ses desseins. ( Di-si-mu-lé. )
DISSIMULER, v. a. {Dissimulare.) Cacher ses sentiments, ses desseins; ou, pax une conduite, réservée, artificieuse, ne pas les laisser apercevoir. | Faire semblant de ne pas remarquer, de ne pas ressentir quelque chose. I Se dissimuler qq. ch. à soi-même , Ne pas se l'avouer, ou Ne pas le reconnaître, j Rendre moins apparent. ( Di-si-mu-lé. )
DISSIPATEUR, TRICE. s. (Dissipator.) Dépensier, prodigue, qui dépense beaucoup. ( Di-si-pa-teur ; tri-se. )
DISSIPATION, s. f. (Dissipado.) Évaporation , déperdition, j Action par laquelle une chose est dissipée ou se dissipe. Action de consumer un bien par de grandes dépenses , et Ces dépenses mêmes. | L'état d'une personne dissipée, d'une personne qui vit au milieu des plaisirs, j Distraction , récréation. ( Di-si-pa-sion. )
DISSIPER, v. a. ( Dlssipare. ) Disperser, écarter, défaire, détruire. | Consumer par des dépenses excessives, par des profusions. | Distraire , procurer de la récréation. ( Dissipé, ÉE. part. Être dissipé , N'avoir point d'attention à ce qu'on fait, à ce qu'on entend , ou à ce qu'on dit soi-même. — Être trop répandu dans le monde , et plus occupé de ses plaisirs que de ses devoirs. (Di-si-pé.)
DISSOLU , UE. adj. ( Dissolutus. ) Impudique, débauché. (Di-so-lu.)
DïSSOLUBLE. adj. des 2 g. Qui peut être
DIS
dissous. On dit plus ordin. SoluhU. ( Di-solu-hle.)
DISSOLUMENT. adv. D'une manière dissolue. ( Di-so-lu-man. )
DISSOLUTIF, IVE. adj. Qui a la vertu de dissoudre. ("Vi.) ( Di-so-lu-tif. )
DISSOLUTION, s. f. ( Dissolutio. ) Séparation des parties d'un corps naturel qui se dissout. I La dissolution du corps et de l'âme, La séparation du corps et de l'âme. | S'emploie fig. La dissolution d'un mariage, La rupture du lien conjugal. | Débauche, dérèglement de mœurs. ( L'opération qui consiste à séparer les unes des antres les parties d'un corps solide, au moyen d'un fluide avec lequel elles se combinent. | Le résultat de cette opération. ( Di-so-lu-sion. )
DISSOLVANT, ANTE. adj. {Dissolvens.) Qui a la vertu de dissoudre. | Subst. m. ; il est synonyme de Menstrue, qui vieillit.
( Di-sol-van. )
DISSONANCE, s. f. {Dissonantia.)¥sMX accord , relation d'un son à un autre avec lequel il n'est pas consonnant. (Di-so-nan-se.)
DISSONANT, ANTE. adj. ( Dissonans.) Qui forme dissonance. | (Vi.) Qui n'est point d'accord, qui n'est pas dans le ton. (])i-sonan. )
DISSONER. r. n. {Dissonare.) Ff.rmer dissonance. ( Di-so-né. )
DISSOUDRE, v. a. {Dissolvere.) {Je dissous ; nous dissolvons. Je dissolvais. J'ai dissous. Je dissoudrai. Je dissoudrais. Dissous; dissolvez. Que Je dissolve. Dissolvant.) Opérer la séparation des parties d'un corps solide. I Se dit De ce qui fait disparaître une obstruction , un engorgement , de ce qui détruit une concrétion. | Rompre, diviser, faire cesser d'exister. | Pron., se dit De ce qui est dissous par un fluide; De tout corps dont les parties cessent de rester agrégées. (Di-sou-dre.)
DISSUADER. V. a. {Dissuadere.) Détourner qqn. de l'exécution d'un dessein, le porter à ne pas exécuter une résolution prise. ( Di-su-a-dé. )
DISSUASION, s. f. (Dissuasio.) Effet des discours, des raisons qui dissuadent. (Di-sua-zion. )
DISSYLLABE, adj. des 2 g. et s. m.
{Disyllahus.) Qui est de deux syllabes. (Disi-la-be. )
DISSYLLABIQUE, adj. des 2 g. Se dit Des vers dont tous les mots sont de* dissyllabes , et Des vers qui n'ont que deux syllabes. ( Di-sil-la-bic-e. )
DISTANCE, s. f. {Dîstantia.) L'espace, l'intervalle d'un lieu à un autre , d'un objet à un autre. | Tenir à distance, Empêcher d'approcher. (Se dit D'un intervalle de temps. I Différence. (Dis-tan-se. )
DISTANT, ANTE. adj. {Distans.) Éloigné.
DISTENDRE, v. a. ( Distendere. ) Causer une tension considérable. ( Dis-tan-dre. )
DIS
DISTENSION, s. f. ( Disfensio. ) Tension considérable, comme est, par exemple, celle de l'estomac et de l'utérus quand des matières pIiLs ou moins abondantes s'y accumulent. (I>is-tan-sion.)
DISl'ILLATEUR. s. m. {DistUlator.) Celui qui fait des distillations. | Celui dont la profession est de fabriquer par la distillation toutes sortes d'eaux, d'huiles, d'essences, de liqueurs, etc. ( Dis-ti-la-teur. )
DISTIJXATION. s. f. {DistîUatio.) Opération pai laquelle on sépare, à l'aide du feu, les jiriucipes volatils d'un corps d'avec ses principes fixes, les premiers se dégageant sous forme de vapeurs ou de gaz, que l'on recueille, et les autres restant au fond du vase. j(Vi.) Ce qui est obtenu par distillation. '(Dis-ti-la-sion. )
DISTILLATOIRE. adj. des 2 g. Qui sert à distiller, propre aux distillations. (Dis-tila-toua-re. )
DISTILLER. V. a. ( Dhtillare. ) Faire une distillation, des distillations; ou Soumettre à la distillation. | Épancher, répandre, verser. I V. n. Dégoutter, couler. ( Dis-ti-lé. )
DISTILLERIE, s. f. Lieu où l'on fait des distillations en grand. ( Dis-ti-le-rie. )
DISTINCT, INCTE. adj. {Distinctus.) Différent , séparé d'un autre. [ Se dit Des objets dont la forme est bien aperçue, ou qui ne paraissent pas confondus avec d'autres. | Clair (;l net. (Dis-tinc.)
DISTINCTEMENT, adv. Nettement, clairement, d'une manière distincte. {■ — te-man.)
DISTINCTIF, IVE. adj. Qui distingue.
DISTINCTION, s. f. { Disdnctio.) Division, séparation. | L'action de mettre une différence entre des personnes ou des choses, ou d'avoir égard à la différence qui est entre elles. I Ce qui établit ou indique une différence entre des personnes ou des choses. | L'exphcation, l'indication des divers sens qu'iuie proposition peut recevoir. | Prérogative, honneur, marque de préférence, d'estime , d'égard. | De distinction, loc, qualificative Se dit D'une personne qui s'est distinguée dans son état par son mérite. ' Distinc-sion.)
DISTINGUER, v, a. {Dist'mguere.) Disceiner par la vue, par l'ouïe, ou par les autres sens, I Discerner par l'opéfalion de l'esprit. I Diviser, séparer, reconnaître la différence, ou y avoir égard. | Marquer les divers sens qu'une proposition peut recevoir. I Rendre distinct, différent. | Élever au-dessus des autres, tirer du commun, rendre remar(piable. | Remarquer, préférer, ou traiter avec distinction. (Dis-ting-é [g m.].)
DISTIQUE, s. m. {Distîclium.) On appelle ainsi Deux vers qui renferment un sens complet. (Dis-tic-e.)
DISTORSION, s. f. {Disforsio.) État d'une partie du corps qui se tourne d'un seul côté, pai le relâchement des muscles opposés, ou